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 Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]

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Chelsea A.Newton
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MessageSujet: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Jeu 24 Juil - 21:22

Aujourd'hui, 09h07
    Bruit léger de goutte à goutte martelant le parquet mal ciré du grenier. Une petite flaque d'eau s'épanche sur le sol, suivant les rainures du bois, jusqu'à aller frapper le mur d'en face. Le murmure du vent frappe aux carreaux opaques, provoquant un petit grincement du côté de la fenêtre. Un miroir au tain bruni renvoie l'image désolante du grenier en bazar. Il y a un placard, dans un coin, fermé par un lourd cadenas atteint par l'âge. Une commode lui fait face. Ce qu'elle contient ? Rien d'intéressant, sans doute... Et puis, au fond, c'est un amas en pagaille de toute sortes de choses, si bien que l'on ne peut distinguer le mur du fond. Il y a quelque part la porte qui mène à l'autre côté du grenier, celui réservé au "clan" de Thomas. Peu importe... Au milieu de la pièce trône une petite table aux pieds de fer rouillé, et au plateau de bois qui un jour a peut-être été recouvert d'une couche de vernis. Sur la table ? Rien d'allucinant... Juste une fille.
    Ce qu'elle fait là ? Elle sèche, et cela, dans tous les sens du terme...


Aujourd'hui, 7h07

    Il y a vraiment des jours où on ferait mieux de rester couché !
    C'est peut-être même ce qu'elle aurait fait, au su de la sale journée qui l'attendait... Ce n'était pas dans ses habitudes de manquer des cours, mais, ce matin là, elle avait un mal de tête épouvantable, et un tel manque de motivation qu'il lui aurait sans doute été même impossible de se lever, si... Hé bien si Andrew ne la connaissait pas aussi bien !
    Alors voilà, 7h07, le téléphone sonne. Elle l'attrappe d'un geste fébril, et, sans même prendre la peine de s'extirper de sa couverture, répond. Sans un bonjour, le joli brun commence par lui dire un truc du genre :"Toujours pas levée, la Belle au Bois Dormant ? T'attends ton Prince, ou quoi ?!"
    Super réveil. Les gens qui se lèvent dès le matin de bonne humeur on cela d'agaçant qu'ils ne comprennent pas comment d'autres peuvent avoir envie de frapper la première personne qui entre dans sa chambre avant 11h00. Après un ou deux propos cassants murmurés d'un ton à la fois rageur et endormi, la blondinette finit par se lever. Se rendormir ? Elle ne sait pas faire...
    Elle allait raccrocher, quand la voix chaude et enjouée de son crétin de meilleur ami lui ordonna d'ouvrir sa fenêtre. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, elle alla sur le balcon. Qui vit-elle en contre-bas ? Andrew, son sourire radieux, son regard rieur, et deux cafés à la main -il était sans doute passé les prendre au Starbuck. Bon, là, vraiment plus moyen de reculer.

    Matinée radieuse, ciel azur, douce chaleur. Pas la peine d'être météorologiste pour savoir que ce serait la journée splendide de la semaine. Ayant retrouvé le sourire, c'est vêtue d'une robe en voile blanc resserrée par un élastique sous les genoux, qu'elle sortit de chez elle. Après tout, une petite journée maths-chimie-bio n'avait jamais tué personne, si ? Bon, d'accord, ce n'est pas très agréable de voir s'enchaîner les cours les moins intéressants durant toute une journée, mais bon...
    Andrew lui avoua qu'il ne s'était levé que pour elle, et qu'il commençait les cours deux heures plus tard. Bref, il fila après lui avoir donné son café, ainsi sûr qu'elle irrait assister à ses cours, et la laissa aller toute seule à l'université.
    Un vent agréable soufflait, jouant dans l'abondance de tissus de sa robe et faisant onduler ses boucles blondes. Bref, tout était parfait. Mais qu'apporte le vent ? Les nuages. C'est ainsi qu'en l'espace d'une demi-heure, le ciel s'obscurcit, et, dix minutes plus tard, il pleuvait à seaux. Alors là, on maudit son meilleur ami du plus profond de son âme, on se jure d'étrangler le prof de physique dès qu'on arrive en cours, histoire de passer ses nerfs sur quelqu'un, et, enfin, on fait intérieurement la promesse solennelle de toujours regarder la météo avant de partir, à l'avenir.
    8h07. Pas le temps de retourner chez elle. C'est ainsi qu'elle arriva, trempée, dégoulinante, et glacée, à l'Université.
    La prof de maths ne l'accepta pas en cours, disant que dix-sept minutes et trente-quatre secondes de retard était absolument inadmissibles.
    N'ayant donc rien d'autre à faire, elle monta au grenier, et, sans même prendre la peine de s'enfermer dans le "QG du clan de Thomas", s'allongea sur la table dès qu'elle y fut entrée.


Aujourd'hui, 09h17

    Bruit léger de goutte à goutte martelant le parquet mal ciré du grenier. Ca, c'est l'eau de pluie qui coule de ses cheveux trempés, ainsi que de ses vêtements.
    Le miroir au tain bruni renvoie l'image de Chelsea, allongée depuis une heure sur la table, qui sèche son cours de physique, en même temps que ses vêtements, avec l'impression désagréable que ces derniers sont incrustés dans sa peau, tant ils la collent.
    Pour courronner le tout, son mal de tête n'est pas passé, depuis la veille qu'il a débuté, et, voudrait-elle dormir qu'elle ne le pourrait pas. Du coup, son regard turquoise fixé au plafond, elle attend que le temps passe, en espérant qu'il passe vite. Malheureusement, ce n'est pas le cas, d'autant plus que compter le nombre de "flop" qu'elle entend n'est pas une activité passionnante.

    Voilà pourquoi on dit qu'il y a des jours où l'on ferait mieux de rester couché...


Dernière édition par Chelsea A.Newton le Dim 24 Aoû - 18:08, édité 1 fois
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Isaac Jordan
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 26 Juil - 0:42


    Chelsea aurait bel et bien du rester couchée ce matin. Ou bien aller en cours, comme tout bon élève se doit de le faire. Parce que là, elle se voyait au même endroit qu'Isaac Jordan, une nouvelle terreur dans l'université. Et aujourd'hui, ce n'était pas vraiment la bonne journée pour le rencontrer.

    Déjà, le jeune homme s'était levé et avait trébuché dans toutes ses couvertures. Enfin, ce n'était pas les siennes, voilà pourquoi il avait été aussi déboussolé. Il avait ouvert les yeux en fixant un plafond qui n'était pas le sien, mais celui de la chambre d'à côté. Justine, sa belle et douce amante. Une des rares filles qu'il savait respecter. Avec Hearther. Hors mis ses deux perles, Isaac couchait par-ci et par-là sans se soucier des pauvres petits coeurs de ses conquêtes. C'était son petit plaisir à lui, pas le leur. Donc, voilà. Il s'était pris le pied dans les draps aux couleurs très féminines de son amie et s'était retrouvé face première au sol dans un gros boum et dans un contact assez déplaisant. En tout cas, ça l'avait réveillé à coup sûr. Il n'aurait même pas besoin de prendre sa dose de caféine ce matin.

    Ensuite, il se rendit sous la douche. Il se lava les cheveux, le corps, et glissa sur le stupide savon rose en forme de girafe qu'Emma laissait toujours traîner. Franchement, cette fille, elle était exaspérante. Elle avait beau être vraiment torride, Isaac ne lui trouvait rien d'autre d'attrayant mentalement. Elle était pathétique, et d'une stupidité à vous en couper le souffle. Donc, il se ramassa couché au fond de la baignoire, et soupira. Aujourd'hui, rien n'allait. Il sortit finalement de sous l'eau, passa sa serviette autour de sa taille et sortit. Il s'habilla d'un jean assez foncé et d'une chemise noire détachée. Pas question de mettre une cravate. Franchement, qui voulait avoir l'air d'un clown ? Isaac sortit de sa chambre et déjeuna tranquillement, manquant de s'étouffer avec sa tartinade. Le jeune homme se brossa les dents, puis sortit de la maison en n'adressant un au revoir qu'à Justine, pas aux deux autres.

    Le surfeur se rendit à l'université, contempla pendant cinq bonnes minutes son horaire. Mathématiques, chimie, physique. Pas question qu'il se rende là-bas, pas aujourd'hui. Il ferait bien exploser quelque chose, ou bien répondrait n'importe quoi aux questions du professeur qui s'acharnait délibérément sur lui ces derniers jours. Isaac monta donc au grenier, visiblement entêté à sécher tous ses cours de la journée. Demain, c'était plus tranquille, alors il assisterait à ses mathématiques, au moins.

    Quand il arriva devant la porte, celle-ci était déjà entreouverte. Isaac la poussa, et étrangement elle ne grinca même pas cette fois-ci. Le jeune homme apperçut une fille couchée sur la table. Mais qu'est-ce qu'elle fichait là ? Elle se croyait dans une vidéo de musique rock, et croyait que ça faisait hyper joli et profond, son truc ? C'était raté. Elle n'avait l'air que d'une conne échouée sur une table dans un grenier poussiéreux. Isaac s'avanca dans la pénombre, car oui, avec le temps qu'il faisait et le manque de lumière ici, on n'y voyait rien. Juste une lueur dans le miroir. Isaac sourit et s'avanca dans ce petit brin de clarté, et fixa la demoiselle au travers du miroir. Elle ne semblait pas remarquer qu'un homme venait de se faufiler dans son petit décor lugubre.

    « Ne serait-il pas temps d'aller en cours ? »

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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 26 Juil - 13:00


    C'est à croire que le jour était mauvais pour tout le monde...
    Alors que le cours de physique devait être au paroxisme de l'assomant, la jeune fille méditait sur la meilleure manière d'arracher avec ses ongles les yeux de son meilleur ami qui l'avait réveillée de façon détestable, poussant le vice jusqu'à la forcer à aller à l'université. Pour une fois qu'elle avait émis une toute petite envie de flemmarder, la voici servie !
    D'abord, elle savait bien qu'elle avait le chic pour sortir par temps d'orage. Mais jamais encore cela ne lui était arrivé dans des conditions aussi catastrophiques.

    Une vidéo de musique rock ? Très drôle ! Elle aurait bien aimé entendre les pensées du jeune homme à cet instant, cela l'aurait au moins fait rire un peu. Non, non. Elle avait l'air tellement... Agacée est un mot trop faible pour décrire son état d'esprit actuel. Si on fait abstraction de l'esprit, elle ressentait une lassivité abominable, qui la clouait à cette table, pauvre objet qui avait eu le mauvais goût de se trouver à sa portée.

    Elle avait arrêté de compter le nombre de gouttes d'eau qui s'écrasaient sur le sol depuis cinq minutes, lorsqu'une voix chaude la sortit de ses songes sombres. Au lieu de tourner la tête du côté du "bruit", elle fixa à son tour le miroir.
    Derrière elle, un jeune homme. Son beau visage éclairé par un fin faiseau de lumière obscure, seul rayon qui arrivait à filtrer à travers les carreaux poussièreux, il apparaissait dans de meilleures conditions que la jeune fille. Cette derinère se leva d'un bond, vaguement gênée d'être ainsi surprise dans sa retraite humide. Elle s'étonna elle-même en trouvant la force de sourire. Vous savez, une de ces sourires narquois comme adressé à soi-même, qui cache sans doute une pensée du genre : "Je ne suis plus seule, c'est bien ma veine !" Mais c'était un sourire tout de même, après tout...

    - Je crois qu'il serait plutôt temps pour moi d'aller me sècher pour de bon... Et puis, je serais capable d'éléctrocuter le prof de physique, aujourd'hui...

    Du coin de l'oeil, elle vit son propre reflet dans le miroir, pour la première fois, lui sembla-t-il, depuis ce matin qu'elle avait quitté sa chambre. Elle en vint à se demander comment se faisait-il que le jeune homme ne soit pas parti en courant, à cette apparition quasi-spectrale. Blanche comme jamais elle ne l'avait encore été, ses longs cheveux raidis par l'eau, et son regard bleu scintillant d'un feu étrange -qui venait sans doute de son mal de tête, mais cela, il n'était pas censé le savoir- c'était sans doute le seul jour de l'année où il n'aurait pas du la rencontrer. Après cette rapide observation, son sourire ne s'effaça nullement, et elle eut l'air de se moquer d'elle intérieurement.

    - Les apparences sont contre moi, mais je ne suis ni suicidaire, ni complètement folle, ni même habituée à sècher les cours, dit-elle d'un ton d'excuses.

    Elle observa un instant le nouveau venu, et quelque chose lui dit que, sans être dans un état aussi piteux qu'elle, il n'était pas non plus dans son meilleur jour -mais peut-être transposait-elle ses propres sentiments sur le jeune homme ?
    Inclinant légèrement la tête sur le côté, elle lui adressa un regard rempli de points d'interrogation, semblant ainsi demander ce que ses lèvres jugèrent inutile de prononcer, à savoir, quelque chose comme : "Mais qui a donc l'honneur de sortir de sa rêverie le fantôme qui hante le grenier ?"


Dernière édition par Chelsea A.Newton le Ven 15 Aoû - 11:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 2 Aoû - 6:01


    Alors que la demoiselle sortait de la pénombre et montrait un peu plus son visage, Isaac réalisa à quel point elle était belle. Terriblement belle. Tiens, peut-être allait-il un peu changer de comportement et plutôt agir en charmant gentleman, pour l'attirer dans ses filets ? Elle avait beau avoir les cheveux assez humides, on voyait bien que s'ils étaient sèches, ils seraient d'un blond magnifique, et se tendraient jusqu'à sa poitrine. Et le contraste entre sa peau blanche et ses yeux bleu-verts rendaient ces derniers encore plus beaux. Le jeune homme se perdit un peu dans son regard et secoua discrètement la tête pour ensuite baisser les yeux vers le plancher. Ce n'était pas dans ses habitudes de laisser croire à une femme qu'elle l'avait fait craquer. Il savait se comporter en parfait macho. Le jeune homme se ressaisit donc et releva les yeux vers la demoiselle. Peut-être aussi son humeur moqueuse allait-elle l'emporter. Il fallait avouer qu'elle avait quand même l'air d'une morte. Une belle morte, certes. Mais tout de même une morte. Isaac sourit.

    << Physique, hein ? Oui, ce cher Mr.Hopkins ne mériterait que ça, en fait.. Un vrai trou du c*l, si tu veux mon avis. Je l'ai surpris en train de faire copain-copain avec la dame de la cafétéria. Mais ça, c'est un secret. >>

    La demoiselle se regarda finalement elle-même dans le miroir, et elle sembla se moquer de son propre visage. Et bien, ça veut donc dire qu'elle n'est pas habituée d'avoir l'air aussi moche. Imaginez alors quand cette demoiselle était bien coiffée et maquillée. Un ange tombé du ciel ! Mais ça, Isaac ne le lui dirait jamais. Il n'allait quand même pas s'abaisser à faire des compliments. Déjà qu'il venait d'être gentil avec elle plutôt que de lui envoyer une insulte gratuite pour son simple plaisir personnel. Que se passait-il avec notre cher Isaac, ce matin ? Oh mais attendez, ne cessez pas de lire. L'action viendra, je vous le dis.

    << Oh ! Mais je n'ai pas songé une seule seconde à cela.. >>

    Le jeune homme rigola et puis secoua la tête en haussant les épaules.

    << Bon, peut-être un peu. Mais si tu dis le contraire, je veux bien te croire. >>

    Isaac vit bien le regard de la blondinette se poser sur lui. Il savait très bien comment lire dans les yeux de quelqu'un, surtout que ceux de cette jeune femme parlaient beaucoup. Il comprit donc tout de suite qu'elle attendait des présentations. Ah mais oui, il en oubliait les bonnes manières.. Bah, de toute façon, depuis quand Jordan fait partie d'une haute classe sociale ? Hum, jamais non ! Alors il pouvait bien se permettre de ne pas être poli s'il n'avait pas l'argent pour l'être. Belle manière de penser, hein ?

    << Isaac Jordan. >>

    Alors comme ça elle n'avait jamais entendu parler de lui ? Depuis son gros changement, rares étaient les personnes qui ignoraient qui il était. La plupart des filles le trouvaient soit salaud, soit très attirants. Et la plupart des mecs le fuyaient, le jalousaient ou le détestaient. C'était assez amusant d'être victimes d'autant de préjugés pour la première fois dans sa vie. Isaac s'en fichait, il vivait sa vie comme bon lui semblait, se fichant bien des sentiments des autres. Même ceux de cette belle femme qui traînait dans un grenier. Elle avait beau être magnifique, peut-être ne valait-elle pas la peine d'être connue. Isaac le verrait dans quelques instants.

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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Ven 15 Aoû - 14:29


    L'attirer dans ses filets ? Le joli minois du jeune homme devait lui servir à faire des jeunes femmes ce qu'il voulait, mais quelle prétention que d'imaginer d'emblée qu'il en serait de même avec elle ! Ce qui sauvait bien souvent Chelsea, c'était l'orgueil. Ce côté vaniteux pouvait être absolument détestable, mais, après tout, son ultime but n'était pas de plaire à tout le monde. Et puis, oui, elle s'aimait bien, et bien trop d'ailleurs pour se laisser manipuler de la sorte.
    Néanmoins, elle ne pouvait, encore une fois, entendre les pensées du jeune homme, et n'imagina pas une minute -naïveté quand tu nous tiens !- qu'il se plairait à "l'attirer dans ses filets".
    Pourtant, elle aimait jouer, et tous les jeux l'amusaient, même celui de la séduction, alors, pourquoi pas ?...

    L'instant cependant n'était pas aux réflexions de ce genre, et elle écouta la réplique du jeune homme, qui, disons-le tout de suite, lui plut bien -car tous les prétextes sont bons pour rabaisser le prof de physique...

    - Je suis de ton avis, et tu me convaincrais presque d'aller en cours, si c'est pour tenter d'assassiner mon prof préféré... Quant au secret, je serai... une tombe...

    Elle trouvait que la tombe lui allait bien, aujourd'hui. Peut-être que si elle se mettait à errer dans un cimetière, on la prendrait pour une véritable Ame en Peine ? Qui sait...

    Son sourire changea un peu, et de moqueur, il passa à taquin, et fut cette fois adressé au jeune homme plus qu'à elle-même.
    Elle aurait aisément répondu à l'interrogation muette du jeune homme : quand elle était bien coiffée et maquillée, son aspect changeait du tout au tout. Blonde aux yeux bleus, elle ne pouvait se débarrasser du côté superficiel et un peu "cliché" de son apparence, mais elle compensait ceci en n'affichant pas un sourire stéréotypé ou des airs mielleux parfaitement calculés. Au contraire, elle était naturelle et spontanée la plupart du temps. Evidemment, il était difficile de nier qu'elle était plutôt jolie, et elle-même ne l'ignorait pas, mais elle n'en jouait pas trop -peut-être était-ce un tort, après tout ?

    Le jeune homme la fixa un instant droit dans les yeux, avant d'abaisser les siens au sol. Elle ne perdit pas une miette de ses gestes, et s'amusa un instant à deviner ce à quoi il pensait.
    Dans cette posture, leurs regards ne se croisèrent plus pendant un moment, ce qui permis à la jeune femme d'observer son compagnon plus à son aise.
    Oui, sa première idée ne l'avait pas trompée : il avait quelque chose d'attirant et de plaisant qui captait tout de suite l'attention, mais elle eut du mal à savoir si cela venait de son attitude ou simplement de son physique. Par ailleurs, il avait actuellement presque l'air d'un enfant de coeur, son regard -ambré ?- modestement baissé, comme si quelque chose l'avait troublé. Elle se dit volontiers que c'était une façade calculée au milimiètre près, et qu'il était bien moins docile qu'il y paraissait en cet instant. Cette idée accentua le sourire de la demoiselle, qui, de toute évidence, se passionnait pour la découvertes de nouveaux caractères -plus ils étaient complexes, plus elle les aimait, d'ailleurs.
    Il releva bientôt la tête pour parler de nouveau -une jolie voix bien timbrée, remarqua-t-elle.
    Elle ne put s'empêcher de rire à son tour, en entendant ce qu'il disait, mais parvint finalement à prendre un faux air offusqué, et répliqua :

    - J'espère bien que tu me crois ! Si tel n'était pas le cas, je me verrais dans l'obligation de déverser ma colère sur toi...

    Pour cela, d'ordinaire, elle était douée ! Ceci l'amena à songer de nouveau à Andrew, et elle remarqua avec effroi qu'elle n'était pas dans un assez bon état d'esprit pour lui trouver un châtiment digne de son crime, pour le moment. En un léger froncement de sourcil, elle chassa cette triste pensée de son esprit, avec une résignation qu'elle trouvait indigne d'elle, mais, se jurant de trouver comment se venger, elle retrouva vite un demi-sourire.

    Enfin elle eut le nom du mystérieux jeune homme. Isaac Jordan. Est-ce que ce nom lui disait quelque chose ? Ah ! Elle en entendait tellement ! Celui-ci ne lui évoquait pas grand chose, mais peut-être en avait-elle déjà entendu parler... Elle ne savait plus vraiment, à vrai dire. De toute manière, cela n'avait que peu d'importance : elle aimait se faire sa propre opinion des personnes qu'elle rencontrait, et ne prêtait que peu d'attention aux rumeurs et aux "on dit".
    Heureuse de pouvoir mettre un nom sur cette figure charmante, elle daigna se nommer à son tour, murmurant de sa voix cristaline :

    - Chelsea Newton, Fantôme du Grenier !

    Les grands yeux de félin de la jeune femme brillèrent un instant d'un éclat vif, et c'est d'un ton amusé qu'elle ajouta intérieurement -parce qu'elle avait trop d'orgueil pour le dire tout haut- : "enchantée"...
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Jeu 4 Sep - 2:36

[ God, je suis trop désolée pour mon retard. Habituellement je met pas un mois à répondre. x) C'est la dernière fois, mais je promet rien quand même, mais c'est comme si. (a) ]


    Isaac avait toujours tendance à s'imaginer qu'il pouvait avoir toutes les filles dans son lit sans aucun effort. Remarquez, c'était presque vrai. Jusqu'à maintenant, uniquement deux femmes avaient su détacher leur regard de l'emprise qu'avait Isaac sur elles. Car il était vrai que le mystère résident dans ses yeux, l'indescriptible sourire qu'il arborait toujours et son coeur de pierre en intriguaient plus d'une. On aurait dit qu'elle désirait toutes être celle qui le ferait changer. Celle dont il tomberait amoureux. Une seule d'entre elle avait réussi à être cette femme, et ce n'était même pas son but. En effet, elle était une de celles qui avait su résister à son charme envoûtant. Bref, ce n'est pas le sujet de la conversation. Et je ne citerai même pas son prénom ici, car ça lui ferait beaucoup trop plaisir. Isaac pouvait toutefois se contenter d'un simple jeu de séduction. Peu importe si elle voulait lui faire l'amour ou non. Il connaissait d'autres demoiselles qui attendaient leur tour en file d'attente. Quelques sourires charmeurs, des clins d'oeils et des remarques affectueuses avec cette sublime blonde lui suffiraient probablement. Ou peut-être que non.

    || Ah non pitié, n'y retourne pas. Ça voudrait dire que je serais seul ici ...

    Le jeune homme lui sourit au travers du miroir. Ses yeux illuminaient grâce à la lueur du soleil qui arrivait à se faufiler dans la pièce. On ne pouvait voir qu'une moitié de ce sourire, car l'ombre empiétait sur une partie de son visage. En fait, il n'aurait pas été si triste de rester seul. La solitude, ça le connaissait. Mais quand même, si en ce moment il était en train de se trouver une future conquête, ou simplement une amie pour draguer un peu de temps en temps et user de son charme, alors pourquoi pas ? De plus, entre aller s'ennuyer à un cours juste avant de tuer son professeur ou bien rester avec lui, la décision n'était pas si difficile selon lui. Elle n'avait pas l'air de la petite fille sage qui ne voulait déplaire à personne et qui voulait suivre les règles à la lettre. Son visage angélique pouvait peut-être nous en dissuader, mais de la voir ici durant les heures de cours confirmaient qu'elle se fichait bien de passer pour une "rebelle". En tout cas, tant mieux si Chelsea n'était pas une superficielle. Isaac n'avait rien contre ces filles refaites de A à Z qui se prennent pour les reines du monde, au contraire. Elles étaient les plus faciles à attirer dans les bars et à ramener le soir. Sauf que pour côtoyer en tant qu"amie" si je peux me permettre, il préférait les femmes naturelles. Le surfeur détestait les femmes qui ne savent qu'une chose : se mettre belle. Que d'idioties sortent de leurs bouches. Sauf lorsqu'elles crient son prénom, bien entendu. Chelsea l'aimerait alors, si elle aimait les caractères complexes. Derrière ses airs mystérieux, son regard indéchiffrable, et bien son âme l'était encore plus. Si on apprenait à le connaître, on pouvait voir qu'il laissait difficilement voir ses sentiments. Comme si les rumeurs étaient vraies, et que vraiment, il ne possédait pas de coeur. Jamais une seule larme n'apparaissait dans ses yeux, comme si ses yeux n'avaient jamais à s'humidifier. Son sourire ne naissait sur ses lèvres que pour les moqueries, ses lèvres ne touchaient à celles d'une femme que si elle lui offrait bien plus en retour. Jamais il ne baissait ses armes, il n'abaissait jamais ses défenses. Nombreuses étaient les femmes qui avait tentées de se rapprocher de lui pour le comprendre. Hélas, c'était impossible de pouvoir voir au travers de cet être refermé et complexe.

    || Mmm.. je ne suis pas certain de vouloir te voir dans cet état. Ai-je raison d'avoir mes craintes ?

    Étrangement, Isaac n'avait aucune difficulté à s'imaginer cette magnifique blonde en colère. Un visage d'ange, certes. Seulement, il y avait cette fougue dans ses yeux. Ses traits laissaient voir qu'elle ne se laissait pas marcher sur les pieds. Enfin, ce n'était qu'une impression. Mais ses préjugés se révélaient souvent vrais. Finalement, il se présenta d'abord. Elle ne sembla pas réagir, ni monter une quelconque impression qui pouvait la trahir. Elle ne devait pas avoir entendu des ragots à son histoire. Tant mieux pour elle, ou plutôt pour lui ? Bah, de toute façon, elle n'allait pas tarder à se faire sa propre idée de lui, et elle ne serait probablement pas positive. À moins que pour une fois il se force. Jusqu'à maintenant, il avait tout de même été civilisé un minimum. La blondinette se présenta à son tour, en se surnommant elle-même le fantôme du grenier. Le jeune homme ne se forca même pas pour rigoler un peu et s'avanca un peu et alla prendre place sur un bureau poussiéreux entreposé là-haut. Un instant, il eut peur que le bois casse, mais heureusement aucun craquement ne se fit entendre.

    || Enchanté, Chelsea.

    Il lui sourit. Si ce n'était pas elle qui le disait, ce serait donc lui.

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Chelsea A.Newton
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Dim 7 Sep - 16:06

[A vrai dire, je ne comptais plus sur ta réponse ! ^^ Mais je suis contente que tu aies répondu, finalement... Enfin, ce n'est pas bien grave...]



    L'Amour connaissait bien Chelsea, mais celle-ci refusait de le comprendre, et plus encore de l'admettre.
    Allons ! A quoi bon accepter de regarder la vérité en face quand on peut faire semblant de ne pas la voir, et faire ainsi durer le jeu plus longtemps ? Et puis, les mièvreries amoureuses ne la tentaient pas trop, en fait. Sourire bêtement à quelqu'un en se disant "mon dieur qu'il est beau !" lui semblait être le comble de la niaiserie, alors que d'envoyer des propos cassants à l'être aimé était bien plus amusant, et avait l'avantage indéniable de conserver sa dignité. En effet, notre blondinette était charmante, mais n'aimait pas du tout que l'on puisse deviner ses émotions, or, le mieux pour éviter que cette catastrophe arrive, c'était encore de voiler son âme aux yeux de tous. Ne pensez pas qu'elle était solitaire ou peu sociable pour autant ! Au contraire, on avait toujours l'impression de tout savoir du caractère de la jeune femme, car elle avait ce côté passionné et entier qui donnait le sentiment qu'elle se livrait complètement. Bêtise ! Si son sourire ne la quittait que rarement, si tout ce qu'elle pensait avait l'air de passer facilement le seuil de ses lèvres, si ses faits et gestes n'étaient nullement dissimulés, elle n'en restait pas moins profondément réservée. Tout ce qui touchait ses sentiments était passablement enfoui au fin fond de son âme, gardé secret et prisonnier dans son coeur.

    De même, son naturel enjoué et son esprit vif jouaient en sa faveur, car on lui donnait facilement son amitié, sans se douter de ce qu'elle en ferait. Elle avait ce côté impitoyable qui lui faisait jouer avec les sentiments d'autrui sans pour autant laisser paraître les siens. Le tout était de conserver son sourire mi-candide mi-taquin ainsi que ses airs de poupée de porcelaine... Bref, les apparences sont parfois trompeuses.

    - Hum... Bon, d'accord, je reste ! Mais c'est plus pour ne pas voir le prof que pour vos jolis yeux, ne vous méprenez pas, monsieur...

    Le tout accompagné de son éternel sourire en coin. Etrange sourire plein d'ambiguité, d'ailleurs, car une gamine de cinq ans aurait pu avoir le même, mais, pourtant, il allumait au fond de son regard bleu une drôle de flamme bien trop intense pour être complètement innocente.

    Le visage du jeune homme était à moitié visible, puisque seule une fine raie de lumière l'éclairait de sa luminosité dorée. Curieusement, ce n'est pas à cette partie-ci que s'intéressa notre petite ingénue, mais plutôt à celle qui était encore plongée dans une pénombre claire. On ne discernait pas bien son oeil droit, mais on le devinait car il y brillait comme une petite étincelle blanche, sans doute le reflet de la lucarne. Le tracé fin de ses lèvres était des plus intéressants, ainsi obscurci, et cela retint l'attention de Chelsea, qui partit un moment dans des songes intérieurs. Le vestige de son sourire de petite fille modèle dessinait encore l'ombre de ce qu'il avait été, au coin de sa bouche rouge, mais il n'avait plus la même connotation chaude et adorable. Néanmoins, il aurait été impossible de deviner ce à quoi elle pensait, quand bien même ses grands yeux conservaient leur éclat ardent. Qui a dit que l'on ne rencontrait pas de curieux personnages, dans les greniers ?...

    La voix grave d'Isaac la tira de ses rêveries profondes, et elle en revint en retrouvant ses airs espiègles.

    - Tu aurais raison, en effet, car je peux me montrer très désagréable, sous le coup de l'énervement... Cependant j'ai déjà remarqué que je suis incapable de me mettre en colère, lorsque j'ai froid...

    C'est vrai qu'elle avait l'impression de geler sur place. Pourquoi le grenier n'était-il pas chauffé ?! Décidément, ce n'était pas son jour...
    Elle resta visiblement gaie, néanmoins, comme si une pneumonie ne pouvait altérer sa bonne humeur actuelle.
    En plus, il venait de se dire lui-même "enchanté", ce qui amusa assez la demoiselle, sans pour autant qu'elle ne réponde par une formule polie du genre "moi aussi".

    Elle disposa sa veste humide elle aussi, sur ses genoux, comme pour tenter vainement de se réchauffer, puis, observant un instant le jeune homme à travers le miroir, elle finit par demander :

    - Et toi ? De qui espères-tu te cacher ici ?

    Elle espérait qu'il lui donnerait un nom qu'elle connaitrait : cela lancerait une discussion et lui ferait oublier le froid polaire ambiant. Et puis, peut-être que s'il parlait de gens qu'elle connaissait, elle pourrait en découvrir plus sur le propre caractère du mystérieux Isaac Jordan...
    Elle n'avait pas la prétention de faire partie de celles qui arriveraient à le comprendre, mais cela vallait le coup d'essayer, non ?
    Au pire, que risquait-elle ? Après tout, ils pourraient bien devenir amis... et plus si affinités ?...
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Lun 8 Sep - 0:17


    Côté garder ses sentiments pour eux-mêmes, ils se ressemblaient donc assez sur certains points ! Isaac ne se livrait que très rarement, peut-être même jamais. Ce n'était arrivé qu'une fois, avec une mystérieuse blondinette, et ça c'était terminé en fiasco. Non, Isaac ne pouvait rien révéler de lui-même, car son histoire et sa vie était encore plus complexe que le mur derrière lequel il se cachait. Quand on voyait cet homme, toujours si sûr de lui-même, qui sait choisir les bonnes répliques pour détruire un individu et sa réputation et qui ne laissait jamais voir un seul sentiment de culpabilité, on pouvait très bien se poser mille et une question. Était-il aussi froid et distant qu'il le laissait paraître ? Avait-il un coeur, ou bien n'était-ce réellement qu'une roche inerte ? Lui se moquait bien de toutes les personnes qui tentaient de se lier d'amitié avec lui pour tenter d'enfin percer le mystérieux secret d'Isaac Jordan. C'était peine perdue d'avance, car il n'allait jamais sortir de sa carapace. Sauf si vraiment il était désespéré. Et ça n'était pas prêt de se reproduire, car en vérité... la personne qu'il était derrière ce regard froid était tout aussi compliquée, si ce n'est pas plus encore. Alors Chelsea n'aurait pas à se confier à lui, et lui n'aurait pas à se confier à Chelsea. Nous sommes dans le meilleur des mondes, ma foi. De toute façon, ce n'est pas comme si Isaac se souciait vraiment de l'état d'âme de la jeune femme. Pour tout vous dire, il s'en fichait royalement.

    Est-ce que le coup du " Je suis une gentille fille très sympathique " allait marcher avec Isaac ? Rien n'est moins sûr que cela. Bien que le jeune homme était tout de même un minimum civilisé pour l'instant, et même peut-être gentil avec elle, ça ne voulait pas dire qu'elle l'avait attiré dans ses filets et que c'était gagné. Le surfeur ne se laissait pas avoir aussi facilement. L'amitié pour lui, c'était quelque chose de très important. Il faut vraiment avoir confiance en quelqu'un pour le garder à ses côtés. Tout ça lui était devenu très clair depuis qu'il avait subitement changé. La preuve, autrefois bien entouré, il ne lui restait que le premier choix. Hearther, Justine, Meghan. Ça s'arrêtait là. Les gens comme Hellwood ne faisaient plus partis de sa catégorie d'amis.

    || Vous m'en voyez très déçus, ma chère demoiselle. Au moins je peux me dire que vous préférez ma compagnie à la sienne, c'est un début ..

    Isaac lui adressa un bref clin d'oeil. Au fond, s'il était aussi gentil comme ça aussi aujourd'hui, c'était peut-être parce qu'il la draguait subtilement. En fait, aucun peut-être ne tient. C'était exactement ce qu'il faisait, et il avait probablement un petit fond d'espoir au fond de son âme qui lui disait que peut-être il arriverait à faire fondre cet ange descendu du ciel. Ce serait quand même très bon, selon lui. Elle qui était si magnifique. Un beau trophée à poser sur sa tablette en haut de son lit !

    Suite à ce petit échange, Chelsea sembla le détailler de long en large. Elle fixait intensément son visage, mais pas que ses yeux. Son regard semblait aller des yeux vers des lèvres, et puis se perdit à ce moment-là. Le jeune homme profita de cet absence pour encore une fois la contempler. Ses yeux rivés sur lui lui permettait de mieux voir leur couleur. Il aurait été très facile de penser qu'elle porta des verres de contact, des lentilles de couleur, car il n'en avait jamais vu d'aussi spéciaux. Ses yeux étaient bleus, verts ou gris. Ou un mélange de ces trois couleurs, en fait. Et ce sourire rouge, différent de celui qu'elle arborait plus tôt, était tout aussi mystérieux. Au premier regard, Chelsea avait l'air d'une femme tout à fait normale. Mais peut-être renfermait-elle autant de secrets qu'Isaac ? Puis ce dernier reprit la parole, lassé par ce long moment de silence. Cela eu pour effet de sortir la blondinette de ses rêveries, quelles qu'elles soient.

    || Vraiment ? Et bien, c'est la première fois que j'entend ça je dois l'avouer. Bah j'ai choisi le bon moment de t'rencontrer alors..

    Et elle aussi avait choisi le bon moment de rencontrer Isaac. Étrangement, il était vraiment de bonne humeur ce matin. De très très bonne humeur. Car un simple bonne humeur aurait été " Dégage, j'veux être seul " et s'en serait suivit d'une engueulade. Mais là, rien de tout cela. Il avait même daigné être gentil. Il fallait juste que Chelsea ne se fasse pas trop d'illusions, car lors de leur prochaine rencontre ou peut-être même dans dix minutes seulement, il pourrait très bien retrouver son air bête et l'envoyer promener comme si jamais il ne lui avait parlé d'un ton correct. Un homme vraiment imprévisible, je vous dis. Puis elle lui posa une question qui lui demanda un temps de réflexion. Qui fuyait-il ? Isaac avait déjà oublié la raison de sa venue au grenier. Poutant c'était loin d'être une habitude de monter jusqu'ici pour un petit brin de solitude. Il haussa donc les épaules, las.

    || Je n'ai aucune idée. Fuir tout le monde, probablement .. J'ai jamais aimé les foules d'étudiants.

    Raté, aucun nom en particulier n'était sortit. Mais il n'était quand même pas pour mentir et inventer une histoire juste pour placer peut-être une connaissance commune. Aujourd'hui, il aurait pu fuir Alexander, Melissa ou toute autre personne détestée. Pourtant, ça n'était pas le cas.

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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 13 Sep - 13:37


    Chelsea était une gentille fille très sympathique. Rien de profondément cruel ne passait le seuil de ses lèvres, en aucune circonstance que ce soit, elle n'aimait pas savoir quelqu'un malheureux, elle était typiquement le genre de fille à pleurer la mort d'un oisillon tombé du nid avec autant de conviction qu'elle prônait le pacifisme. Une fois que ceci est dit -c'est bien mignon mais bon...- autant passer directement à la suite. Elle n'était pas une simple sensitive qui fondait en larmes devant les films parlant d'amour et de trahison. C'eût été trop facile. L'autre tranchant de son caractère était bien moins... douceâtre, dirons-nous. Elle n'avait pas sa pareille pour formuler des propos dédaigneux et cassants, prendre des airs hautains, et se sortir indemne des pires situations. Evidemment, c'était parfois horripilant de la voir toujours arborer ses airs de poupée immaculée alors que l'on savait très bien qu'elle n'était pas aussi candide et tête en l'air qu'elle voulait bien le montrer. Les grands gestes avaient toujours l'air de l'effrayer, et les cris de lui faire mal, mais, au fond, elle adorait pousser les gens à bout rien que pour les voir exploser. C'était ce qu'elle attendait depuis très longtemps, avec Chase, mais, sans qu'elle n'arrive à comprendre pourquoi, celui-ci était si profondément gentil et docile qu'il ne haussait jamais le ton. C'était parfois terrifiant ! Une phrase prononcée en hurlant pouvait glisser sur Chelsea sans que cela ne lui fasse aucun effet, mais les mêmes paroles dites sur un ton d'outre-tombe où l'on ne sentait que trop bien la souffrance intérieure de son émetteur la glaçait d'effroi. C'est pour cela qu'elle n'avait jamais réussi à se comporter avec Chase comme avec les autres. Elle avait toujours une certaine crainte de voir ses beaux yeux bleus s'emplir de cette tristesse résignée et ce regret placide qu'elle ne connaissait que dans le regard du jeune homme...

    Mais ne parlons pas davantage des sujets qui la mettent mal à l'aise.
    Aujourd'hui, elle aurait été incapable de se trouver face à monsieur Witherspoon, car elle devait toujours se préparer bien à l'avance avant de le rencontrer, pour ne pas se trouver dans une impasse.
    Et puis, en effet, son compagnon de grenier semblait des plus intéressants...

    - Je préfère le grenier à la salle de cours, répliqua-t-elle, ce qui est bien différent...

    Hey ! Il imaginait vraiment qu'elle allait lui dire quelque chose de mielleux du genre : "Oui, en plus, tu es franchement plus mignon que le prof de physique !" ?! Ah là là ! Elle ne pouvait pas se mettre en colère, mais le froid n'amoindrissait pas son pouvoir de réplique !
    Et puis, elle était toujours dans sa logique délicieusement sadique de "pousse les gens à bout et observe leurs réactions". Elle commençait doucement, avec un sourire en coin qui la disculpait impeccablement, mais, parfois, elle augmentait l'intensité de ses propos, juste pour voir où se trouvent les limites de son interlocuteur. C'est passionnant de chercher la faille, je vous l'assure !

    Ses yeux ne portaient pas de lentilles, et cela se voyait dans le fait que leur expression était à chaque instant visible. Le miroir de l'âme de la jeune femme était un livre ouvert... à première vue seulement ! Elle sélectionnait méticuleusement les émotions qu'elle laisserait paraitre, et celles qu'elle garderait bien au fond d'elle. Le mieux pour savoir ce qu'elle pensait réellement serait de la prendre en flagrant déli de rêverie, ce que, d'ailleurs, Isaac avait bien failli faire, en arrivant à l'improviste dans le grenier où elle se croyait seule...

    - En effet... Il faut croire. Mais, méfie-toi quand même...

    Elle répondit à son clin d'oeil par un joli sourire dont elle avait le secret, pas trop prononcé mais suffisament agréable pour signifier qu'elle était contente. Elle ne se doutait pas des intentions du jeune homme, à vrai dire : c'était son côté "gentille fille sympathique" qui l'aveuglait par moments... Sa "face cachée" ne mettrait peut-être pas trop longtemps à se rendre compte qu'il la dragait, mais, pour le moment, elle se disait juste qu'il avait envie d'être gentil, et qu'il y arrivait plutôt bien. Quant à la faire fondre... Elle n'avait pas l'habitude de craquer pour quelqu'un comme cela, juste parce qu'il lui disait deux phrases agréables ou parce que son sourire lui plaisait. A vrai dire, elle ne se rappelait pas avoir jamais été séduite par qui que ce soit (non, je ne vais pas me lancer de nouveau dans des explications au sujet de Chase... Disons juste que toute bonne règle a une exception). D'habitude, elle s'amusait beaucoup à jouer avec les sentiments des gens, mais sans pour autant qu'elle en ait. Et puis, nombreuses étaient les filles qui disaient : "Oui, moi, je suis différente des autres, je ne me laisse pas faire" mais qui finissaient quand même par craquer, face à l'habilité de certains camarades de jeu. Oui, elles étaient nombreuses, mais Chelsea, elle, ne sortait pas ce genre de phrase idiote, se contentant de l'appliquer. Tout cela pour dire que, la drage, c'est bien mignon et particulièrement amusant, mais que jamais, ô grand jamais, elle n'accepterait d'être... comment était-ce, déjà ?... "Un beau trophé à poser sur une tablette en haut d'un lit". Elle était bien trop vaniteuse pour cela !

    - Ah ! Moi, j'aime la foule... C'est passionnant de se trouver au milieu de centaines de personnes en se disant qu'elles ont toutes une vie personnelle mais que, pour des raisons différentes, elles se sont toutes retrouvées au même endroit au même moment...

    Encore une phrase qui montrait bien les idées parfaitement originales tout en restant très anodines de notre chère blondinette... Elle se posait tout le temps trois mille questions aussi vagues que celle-ci sur des sujets divers aussi insignifiants que celui-ci. Et puis, quelque part, elle ne croyait pas trop au Hasard, donc, cela pimentait ses réflexions...

    Néanmoins, c'était drôle de dire que l'on aimait la foule alors que l'on a été retrouvée isolée dans un grenier plongé dans la pénombre... Hum... Il faut une exception à toute bonne règle, n'est-ce pas ?...
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Mar 16 Sep - 15:28


    Isaac était beaucou plus du genre cruel. Alors que Chelsea foncait dans un oisillon avec sa bagnole et en pleurait, le jeune homme l'écrasait intentionnellement et en riait. Oui, c'était méchant, inhumain presque. Seulement, il ne prenait pas le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes. Qu'est-ce qu'il en avait à foutre si la maman oiseau perdait un de ses petits bébés ? Dans une heure, elle l'aurait oublié car elle serait à nouveau enceinte et ses autres oisillons auraient appris à voler de leurs propres ailes. Alors franchement, ça ne lui faisait absolument aucun regret. Par contre, n'allez pas vous imaginer qu'Isaac était un sale sans coeur et qu'il serait prêt à faire la même chose vis-à-vis d'un vieillard. Il n'était pas un meurtrier ; pas d'humains, en tout cas. Un autre côté caché de notre cher jeune homme ? Tout comme Chelsea, il avait certains moments durant lesquels il n'était plus si cruel. Enfin, pour elle, c'était le contraire et au lieu d'être douce comme à son habitude elle pouvait devenir hautaine, sans toutefois que cela paraisse tant que ça. Mais ces moments, où Isaac redevenait le jeune homme d'autrefois, étaient très rares. En fait, personne encore ne l'avait vu se défaire de son armure pour montrer qu'au fond il n'avait pas tant changé. Car en fait, ç'aurait été un mensonge, non ? Puisque oui, il avait changé. Les filles avaient beau dire " Mais non, je suis certaine qu'il a un coeur en or ! " ou bien les mecs dire " Il se rend intéressant, c'est tout. ", ça ne prouvait rien. Isaac ne voulait plus être l'ami d'Hellwood, le petit ami de Marjorie, le meilleur ami de tout le monde et le petit chien qu'on tient en laisse. Tout ça, c'était du passé. Mais il arrivait, de temps à autre, qu'il baisse les gardes et offre un sourire, un véritable sourire, à une vieille passante dans la rue. Cependant, jamais ô grand jamais, il ne laisserait voir cette facette de sa personnalité à une connaissance. Il préférait de loin sa nouvelle réputation à l'ancienne. C'est incompréhensible, je vous l'accorde. Mais on parle bien d'Isaac Jordan, si je ne me trompe.

    « C'est assez sombre.. mais on y trouve la solitude, ce qui est pas mal. Enfin, je croyais trouver la solitude, mais tu t'es trouvée sur mon chemin.. »

    Voilà qu'il reprenait un peu ses vieilles habitudes de provoquer, de reprocher et de faire sur sarcasme sur ses paroles. Toutefois, il garda sa bonne humeur et passa cela sur le dos d'une plaisanterie en ponctuant sa réplique d'un sourire amusé ; mais agacé à la fois. C'était à elle de ne pas le chercher. En feignant - ou pas ? - des airs d'indifférentes, elle venait de le piquer. Au début, c'était drôle, c'était mystérieux, ça lui donnait envie de l'amadouer plus que d'autres. Mais si la femme résiste trop, ça en devient lassant. Pourtant, Isaac n'avait pas envie d'abandonner. Pas tout de suite. C'est pourquoi il garda son air charmant pour peut-être finalement remporter ce qu'il venait chercher. En tout cas, Chelsea s'amusait au même genre de jeu qu'Isaac. Tester les gens. Attendre une réaction éclatante de leur part. Analyser les mouvements, les expressions, les répliques. L'humain est une machine impressionnamment compliquée, et Jordan avait toujours aimé pousser jusqu'à bout des personnes, leur faire connaître leur limite, en apprendre plus sur le fonctionnement de la pensée et tout ce qui s'y rattache. Et ce, depuis sa tendre enfance, même avec Ruthie, la petite voisine ...

    Oh mais n'allez pas imaginer que Chelsea était la seule personne dans cette pièce à avoir un certain atout grâce à ses yeux. Isaac non plus, ne portait pas de lentilles. Et pourtant, son regard était des plus spécial. Parfois, on pourrait croire en un éclat de vert, et pourtant, quand on s'y attarde, on a l'impression que son iris s'enflamme. Un regard de braise, parfois plus ombragé, parfois plus vif. Maintes femmes s'étaient perdus à essayer d'en déchiffrer le sentiment, et pourtant, ce regard restait toujours aussi impassible. Un vrai mystère, qu'il se plaisait à ne garder que pour lui.

    « Je peux te renvoyer le commentaire ! Mais je prend en note ton conseil, pour ma propre survie .. »

    Isaac sourit. Il doutait fortement qu'il risquait quelque chose à peut-être piquer la demoiselle à son tour, avec ses répliques parfois choquantes. Le jeune homme n'avait pas la langue dans sa poche, et ce n'était pas parce qu'une blondinette sortie de nul part venait le mettre en garde que ça allait changer. Le sourire de Chelsea changea un peu des autres qu'elle lui avait fait jusqu'à maintenant, réservés. Celui-là démontrait son bonheur, si je puis le dire de cette façon. Isaac aurait pu croire qu'elle était naïve, d'être aussi gentille avec lui alors qu'il était considéré comme l'une des terreurs de Blueside. Pourtant, quelque chose lui disait qu'une intelligence plus forte se cachait derrière ces yeux splendides. Alors il se retint de tout commentaire, pour le moment du moins. Le surfeur non plus n'était pas du genre à se laisser séduire par n'importe qui. Lui était celui qui draguait, mais qui ne ressentait rien pour ses victimes, si ce n'est que de l'attirance physique. Se mettre en couple à nouveau était quelque chose qui le dégoûtait, alors à chaque signe amoureux qui se manifestait chez lui, Isaac fuyait la personne concernée. C'était sa façon de se protéger. Et jusqu'à maintenant, ça fonctionnait à merveille. Il était comblé, heureux, mais pas amoureux. Le bonheur à l'état pur.

    « Je dois avouer que je ne me pose pas ce genre de questions existentielles .. Tu vas un peu trop loin pour moi. »

    Isaac rigola. C'est vrai qu'il ne s'attardait pas trop sur ce genre de détail. Lui était du genre à voir la vie comme quelque chose de très normal, que toutes ces personnes se ramassent dans les couloirs en même temps parce que la cloche sonnera bientôt et qu'ils sont forcés de se trouver devant leurs casiers, puisqu'ils doivent étudier pour s'assurer un beau futur. C'est aussi simple que ça, et il n'y a rien de plus à y comprendre.

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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Mer 17 Sep - 15:23


    Pour cela, n'ayez aucune crainte : n'ayant pas de voiture, Chelsea n'aurait pu constituer un danger public ! C'était une sorte de choix qu'elle avait fait que celui de se déplacer sans autre moyen de locomotion que la volonté de ses longues jambes. Néanmoins, cela n'était pas des plus agréables lorsqu'elle arrivait trempée jusqu'aux os en cours, tout cela pour en être exclue... Que voulez-vous ? Notre Chelsea est décidément une excentrique...

    Par ailleurs, et, chose assez contradictoire par rapport à son mode de penser habituel, elle n'avait que peu de foi en la beauté de l'âme humaine. Erasme et autres philosophes n'auraient sans doute pas été d'accord avec elle, mais, morts, ils ne pouvaient pas lui donner leur opinion sur la quuestion. De manière général, elle trouvait que l'Homme est perfide, dissimulé, intéressé, hypocrite et calculateur. Donc, loin d'elle l'idée de dire du bel Isaac qu'il doit avoir "un coeur en or". Pourtant, il lui arrivait de s'appliquer à trouver ce qu'il y a de plus beau en chaque individu qu'elle rencontrait, car elle partait du principe que, malgré tous les défauts que peut contenir l'être humain, il y était mêlé quelques qualités, différentes selon les individus. A partir du moment où elle trouvait ce fruit rare, elle se concentrait dessus avec tant de volonté qu'elle arrivait à en oublier tous les mauvais côtés de ses semblables. Reste à savoir quel était le bon côté d'Isaac Jordan...
    Et celui de la jeune femme ? C'était dur à dire. Elle n'avait pas une très haute opinion de son sens moral car elle n'ignorait pas qu'il lui arrivait de se montrer profondément cassante, et irrémédiablement machiavélique, vis à vis des autres... Non, elle n'aurait pu dire quelles étaient ses qualités morales, en fait...

    - Etre seuls à deux est un oxymore que j'aime particulièrement...

    Serait-ce en fait sa "positive-attitude" qui la qualifierait le mieux ?
    Il est vrai qu'il y avait de quoi être déprimé, aujourd'hui : la voici gelée au milieu d'un grenier poussièreux, manquant un trop grand nombre de cours, et songeant que cette araignée allait bientôt monter le long de son bras si elle ne la poussait pas tout de suite !
    Chassant l'insecte d'un geste leste, elle ne fit que se dire que, celui-ci mis à part, la journée aurait pu être plus mal : elle adorait la pluie, d'une part, ne verrait pas son prof de physique, d'autre part, et, enfin, se trouvait en compagnie d'un mystérieux jeune homme...
    Croisant de nouveau le regard de celui-ci, elle s'attarda un moment à contempler ses grands yeux, qui en effet, chose qu'elle n'avait d'abord pas remarquée, étaient d'une couleur étonnante. Etait-ce un lagon vert émeraude ou un océan déchaîné ? Y voyait-elle le reflet de l'âme de leur possesseur, ou simplement celui de sa propre image ? Combien de femmes s'y étaient noyées avant elle ? Avaient-elles toutes ressenti cette agréable brûlure en se perdant dans ce méandre étincelant ? Voyez, notre chère demoiselle se posait de nouveau quantité de questions qui, d'ailleurs, étaient plus le résultat de sensations que l'expression d'interrogations réelles.

    Elle détourna la tête. Le trouble lui allait bien, mais elle n'aimait pas se sentir ainsi. C'était comme si un piège se refermait sur elle, et elle avait horreur de se sentir coincée.

    - Tu fais bien de me le renvoyer, souffla-t-elle, je tiens à ma propre survie...

    C'était trop tard, cependant. Comme d'autres avant elle, elle avait essayé de sonder l'âme de son interlocuteur, mais, en plus de ne pas avoir réussi, elle avait eu une démonstration directe du pouvoir de séduction de celui-ci. Et il n'avait pas eu à bouger ! Juste un regard... C'était terrifiant...

    Vous savez, cher lecteur, à force de chercher les limites des autres, on en oublie les siennes. Chelsea avait toujours su que ses propres limites se situeraient au moment où elle serait mise au pied d'un mur. Le jour où elle ne trouverait plus rien à répliquer, face à une phrase lancée par un interlocuteur, ou bien à l'instant où elle sentirait toute sa volonté l'abandonner, ne lui permettant de ne trouver aucune issue, elle saurait que c'était là que commençaient ses limites.
    Fort heureusement pour elle, elle était d'une tenacité poignante, et n'avait, de ce fait, jamais vu même l'ébauche de ce fameux mur infranchissable. C'était sans doute parce qu'elle n'avait jamais encore rencontré quelqu'un de suffisament hors du commun pour arriver à la destabiliser, ou de suffisament orgueuilleux pour se dire qu'elle n'était pas meilleure que lui...

    Et pourtant !... Le trouble n'est-il pas cette ébauche qu'elle espérait ne jamais voir ?

    Elle ferma mentalement les yeux avant de n'avoir le temps de voir poindre à l'horizon cette terrifiante muraille. Non, Isaac Jordan ne serait pas cette personne. Elle le refusait catégoriquement, ne voulait pas en admettre la possibilité, et ne tenait pas à en évoquer l'éventualité. Voyons... Dix-huit ans de vanité et de pratique des jeux dangereux n'allaient pas être anéanti en une seconde, simplement parce qu'un jeune homme avait croisé sa route un jour où elle se sentait plus fragile qu'un autre...

    C'est sur ce pensées qu'elle décida de se secouer un peu, et, parée de son plus beau sourire, elle put répondre à la dernière remarque de son surprenant compagnon.

    - Je vais trop loin... Si tu savais combien de fois on me l'a déjà dit !...

    Et c'était valable pour tout, et même en ce qui concernait son petit jeu des limites...
    Oui, car, mentionnons tout de même le fait que, passionnée comme elle l'était, elle allait toujours jusqu'au bout des choses, et cette fois ne ferait normalement pas exception : soit elle devinerait qui est en réalité Isaac, soit ce serait lui qui l'aurait, mais, dans tous les cas, le jeu promettait d'être palpitant...
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 20 Sep - 3:59

    Non. Pas de voiture ? Comment elle faisait. Isaac ne voulait même plus se souvenir du temps où il n'en avait pas. Ce devait être l'enfer, horrible, énervant. Quelle perte de temps de devoir marcher, ou bien attendre l'autobus ou appeler un taxi. Jamais il n'aurait été capable d'avoir dix-huit ans et de pourtant ne pas prendre de cours de conduite. Dès qu'il avait eu l'âge de conduire, notre jeune surfeur avait monté dans la première voiture d'une école de conduite et avait passé son permis six mois plus tard, haut la main. Faut dire que dans le temps, il s'appliquait dans tout ce qu'il faisait et révisait les signes routiers le soir avant de s'endormir. Pathétique, mais efficace. Avec ses économies, il s'était acheté une vieille bagnole rouge et rouillée, mais plutôt performante. Maintenant, il l'avait remplacée par une voiture flambant neuve. C'était son petit bijou.

    Au moins, ils pensaient la même chose à l'égard de l'être humain. Vous connaissez le proverbe « L'enfer est pavé de bonnes intentions » ? Et bien Isaac interprétait cette pensée comme suit : Les hommes font ce qu'ils pensent être bien pour les autres, tandis que ça n'amène que du mal. Le jeune homme est totalement contre ce proverbe. On ne peut pas inconsciemment faire quelque chose de mauvais. Il faut bien qu'à quelque part, au fond de nous bien caché, il y ait ce petit démon qui a tout bien calculé ce qui allait se produire par la suite, et qui se fait un plaisir de nous parler de sa petite voix intérieure pour nous assurer de le faire. Alors, pris dans un élan de cruauté et de perversité, on détruit les autres, par des actes ou des mots. Vous ne comprenez probablement rien à mon charabia, mais l'important, c'est que moi je me comprenne ! Bref, pour en venir au fait que Chelsea aime bien se concentrer sur le meilleur des gens, et bien c'était totalement le contraire chez notre surfeur. Ce dernier détestait faire ressortir les qualités des autres, car celles-ci finissaient par l'agacer. Oui, c'était un homme très étrange. Il essayait toujours de ne voir que les mauvais côtés de son entourage, de les rabaisser, pour pouvoir mieux les insulter - ce qui lui procurait un plaisir inégalable. Celui qui a dit que Jordan était un sadique n'a jamais dit aussi vrai.

    « Je n'ai jamais très bien écouté mes cours de poésie, au lycée ... »

    Voilà qu'Isaac passait pour un bel imbécile ignorant de la vie. Il ne connaissait ni les oxymores, ni les antithèses, ni les métaphores, ni les olorimes. Le jeune homme détestait le français, il détestait les textes suivis, les textes en prose. Il détestait les rimes riches, les rimes pauvres, les alexandrins. Il détestait les vers et les pieds, et tout ce qui se rattachait aux poèmes. Ces derniers n'avaient aucun sens pour lui, si ce n'était qu'un ramassi de mots choisis au hasard pour faire beau. Jamais il n'avait eu envie de se creuser la tête pour en saisir le certain sens fabuleux que certains y voyaient. Non, ça ne l'intéressait. Et ce, depuis toujours.

    Puis, un moment s'écoula. Un moment durant lequel Isaac devina les pensées de la belle blondinette. Elle avait enfin remarqué la tempête, le tourbillon, l'incendie dans les yeux du jeune homme. Elle essayait d'en comprendre le sens, de les transpercer peut-être ? Elle aurait beau se poser mille et une question, elle n'en viendrait jamais à bout. Non, Isaac ne se dévoilerait jamais au grand complet. Ses yeux étaient ses défenses, son arme la plus forte et solide, que personne ne pourrait abattre. Et il était bien fière de pouvoir constater que tout le monde s'y laissait prendre, au moins deux secondes. Même la plus mystérieuse des femmes.

    « Je dois me méfier de toi, et tu dois te méfier de moi. Doit-on se méfier de nous-mêmes, pendant qu'on y est ? »

    Protège-moi de ce que je veux, protège-moi de ce que je suis. Voilà une phrase qui trottinait dans la tête d'Isaac, de temps à autre. Comme un esprit qui erre dans un cimetière, mais qu'on s'empresse de chasser. Ce n'est même plus la peine d'y penser, d'ailleurs. Changeons de sujet. Isaac serait-il assez hors du commun et unique pour la déstabiliser ? Il aimerait bien. Il aimerait bien la voir perdre toute son aisance, sa certitude et son air de reine fière. Oui, juste un moment, la voir faible et inférieure. Pas parce qu'il lui en voulait pour quoi que ce soit et qu'il voulait lui faire mal en lui prouvant qu'elle n'était pas incassable, cette pauvre poupée de porcelaine. Non, juste pour son simple plaisir personnel. Ce serait tellement bon, tellement bien.

    « Vraiment ? Et moi on ne cesse de me répéter que je ne suis pas assez profond. On se complète plutôt bien, toi et moi... Tu ne trouves pas ? »

    Isaac, qui avait baissé les yeux et la tête un moment, releva son regard de braise vers l'océan de la blondinette, et sourit, de son sourire mystérieusement magnifique. Ces deux personnes étaient uniques, difficiles à cerner. Qui gagnerait le petit jeu qu'ils venaient inconsciemment de lancer ? Isaac ne laisserait certainement pas sa place sur le podium si facilement.

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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 27 Sep - 15:55


    On aurait pu voir cela comme de la flemme, ou de la bêtise, que de ne pas prendre de cours de conduite, à son âge. En réalité, c'était un mélange de désintéressement total de ces engins à quatre roues, doublé d'une capacité surprenante à provoquer quiconque cherche à toucher à sa liberté propre. En effet, ses parents lui avaient nombre de fois proposé de lui acheter une voiture et de lui payer des cours, mais, invariablement, elle avait décliné ces offres avec son éternel sourire de petite fille sage qui pouvait vouloir dire : "Je suis gentille, mais, insiste encore, et je t'étrangle". Ils cherchaient toujours à la contrôler, à savoir ce qu'elle faisait, à la protéger, et l'enfermer. Elle avait vite compris que, si elle souhaitait avoir la paix, il lui faudrait s'éloigner de ses parents et s'arranger pour ne rien leur devoir de trop important. Donc, elle n'accepterait plus leurs grands "cadeaux" et marcherait jusqu'à ce qu'elle puisse elle-même s'acheter une voiture. En attendant, les taxis faisaient l'affaire.

    Il n'avait jamais écouté ses cours de poésie ?! Ah ! S'il y avait bien un cours qu'elle n'avait jamais daigné manquer, c'était ceux de français. Les maths, les sciences... tout cela était bien trop concrêt pour elle, trop logique et trop anguleux pour que cela l'amuse... Elle aimait les contours arrondis et flous des cours littéraires, ceux dans lesquels on n'était jamais sûr d'avoir ou complètement raison ou totalement tort. Les choses abstraites la captivaient bien plus que les propriétés réelles des équations de chimie... Savoir que le poème de Lamartine intitulé Le lac avait été écrit pour une femme dont il était amoureux mais qui était l'épouse d'un autre est une histoire bien banale... Mais, quand on sait en plus qu'il a rencontré cette femme au bord d'un lac, et qu'ils s'étaient alors donné rendez-vous pour l'année suivante au même endroit, et que, le fameux jour de ce rendez-vous, Lamartine a attendu la femme aimé la journée entière avant d'apprendre qu'elle était morte un mois plus tôt... N'est-ce pas passionnant de lire ce poème en sachant cela ? En toute franchise, n'était-ce pas bien plus intéressant que de savoir que le carré de cinq est vingt-cinq ?...
    La poèsie lyrique, en particulier, retenait l'attention de Chelsea. C'était l'expression des sentiments de l'intériorité, de l'âme torturée et ardente du poète...

    - C'est fort dommage, souffla-t-elle en prenant un air déçu. Dans un élan de passion, j'ai un jour juré que j'épouserai le premier homme qui saurait me déclamer naturellement quelques vers...

    Sur ses lèvres rouges erra un de ces sourires ambigus dont elle avait le secret, mélange de taquinerie et de mystère inexpliqué. Biensur, ce qu'elle venait de dire était une plaisanterie, mais c'était pourtant tout à fait son style d'affirmer ce genre de choses d'un air téméraire, le regard animé par une flamme de défi.

    Sans l'ombre d'un doute, ce grenier avait pour hôtes de bien curieux personnages. L'un aimait trouver les pires défauts de ceux qui l'entouraient, et l'autre était en quête de beauté et d'absolu. La deuxième de ces deux-là espérait qu'elle verrait sans trop de peine ce qu'il y avait de bon chez Isaac, mais, au vu de ce qui lui était arrivé un instant plus tôt, elle doutait que ce serait une tâche aisée. En effet, le but était de sonder l'âme de son compagnon sans avoir à lui livrer la sienne. Mais elle avait très nettement, trop nettement senti cette morsure qu'avait produit sur elle un seul de ses regards. Deux émeraudes à l'éclat violent illuminait d'une obscure clareté le visage du beau surfeur, et c'était sans doute trop pour que les opales des yeux de la jeune femme ne chavirent. Pourtant, les choses ne seraient pas si simples, pour Isaac, s'il tenait vraiment à la déstabiliser. On ne la soumettait pas si facilement. Elle était fière, farouche, et n'avait de docile et calme que l'attitude apparente. C'était un océan de lave incandescente qui coulait dans ses veines, lave composée d'orgueil, de désirs et de passion.

    - Nous devons surtout nous méfier de nous-mêmes ! Savoir que l'on est pas infaillible est aussi humiliant que terrifiant, si tu veux mon avis, mais il est toujours en notre pouvoir de nous éloigner du mur destiné à nous barrer la route...

    Et elle priait actuellement pour que le nom de son mur à elle ne commence pas par un I.
    Faible et inférieure... Quelle horreur ! Cet état aurait été dans son esprit comme avilissant, proche de la servitude résignée, et de la soumission écoeurante. Elle n'était pas cette personne que l'on emprisonnait et que l'on réduisait, ne serait-ce qu'une minute, à l'obligation d'admettre ses faiblesses. De tous temps, elle avait été protégée par un masque charmant mais impénétrable. "Je suis belle, ô mortel, comme un rêve de pierre" était un vers tiré d'un poème de Baudelaire qui allait particulièrement bien à Chelsea. Elle était de ces femmes qui, d'un geste, font comprendre tout l'empire qu'elles exercent sur ceux qui les entourent, toute la force de leur âme, et l'entière passion de leur coeur. Le tout en gardant cet aspect extérieur plein de hauteur et de moquerie.
    Vous voyez à présent, lecteur, le deuxième tranchant de la personnalité de notre adorable demoiselle, n'est-ce pas ? C'est en conclusion un être bien plus complexe qu'il n'y parait au premier regard...

    A la question posée par le jeune homme, quelque chose de méchant arriva instantanément aux lèvres de Chelsea. Pourtant, elle s'empêcha d'en prononcer les mots. Ce n'était pas le moment de laisser tomber le masque de la "gentille fille sympathique", même si, à présent, elle commençait à se douter que son compagnon était dangereux, eet pas aussi gentil qu'il en avait l'air. C'est donc sans se départir de son sourire caressant (ce sourire aussi brillant qu'une lame aiguisée), qu'elle répondit en secouant ses boucles anglaises.

    - Pas trop mal, c'est vrai... J'irrai trop loin pour nous deux, si tu veux !

    Elle rit doucement, un rire frais et léger, candide et délicat, et le tableau de la petite poupée de porcelaine s'éteint lentement sur cette note cristaline.
    En effet, son camarade de jeu releva la tête vers elle, et il fallait être une vraie femme pour soutenir un tel regard. Le sourire de la jeune femme changea graduellement, passant d'innocent à énigmatique, et, toujours emprunt d'une certaine douceur, le vermeil de sa bouche prit une connotation plus sensuelle mais, surtout, plus dangereuse. Cette fois, elle ne se sentit pas vaciller, en se plongeant dans l'abîme du regard d'Isaac. Comme la première fois, elle sentit quelque chose de brûlant passer en elle, mais, à présent, n'en était plus effrayée. Elle s'en délecta tranquillement, toujours assise bien droite sur la table froide. Quand elle parla enfin, ce fut à mi-voix, comme pour ne pas briser l'ambiance pleine de ce mystère suave.

    - En ce qui te concerne, je te dirais que les gens sont tous des aveugles. Tes yeux trahissent la profondeur abissale de ton âme...

    Au sol, la petite araignée leva ses nombreux yeux vers Chelsea, qui, grande et majestueuse, lui fit presque peur, tant ses paroles étaient placidement sussurées...
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Mar 30 Sep - 4:42

    De toute façon, avoir une voiture maintenant n'était plus une obligation. C'était juste un luxe, une façon de se faire regarder et remarquer. Un passe-temps pour certain, une passion pour d'autre. Il y avait le taxi, le transport en commun, et puis à Blueside tout était tellement rapproché que l'on pouvait très bien traverser la ville à pieds. Certes, il est parfois plus long de partir du campus de l'université jusqu'au coeur de la ville, là où toute l'action se produit, mais c'était quand même faisable. Alors pour les personnes comme Chelsea, qui ne s'intéressent pas à ces engins, ou bien pour ceux qui ont moins d'argent, ils n'avaient pas à se sentir comme dans une impasse. Il n'était pas rare de rencontrer un homme de 24 ans qui n'a toujours pas de voiture, ni même son permis de conduire, ça pouvait arriver. Isaac lui ne s'imaginait tout simplement pas sans une bagnole. Le transport en commun ? Il détestait s'asseoir à côté d'inconnus. Le taxi ? Trop long avant d'arriver. Une voiture était exactement ce qu'il lui fallait.

    La poésie, la grammaire, les langues, les oraux, les textes écrits. Tout ça représentait une corvée pour lui. Bien entendu, il maîtrisait quand même bien sa langue et savait comment accorder ses verbes à tous les temps. Je veux dire, ça ne prend quand même pas la tête à Papineau. Seulement, il était bien heureux de ne plus avoir ces cours de littérature et autres à l'université. Jamais il n'aurait choisi une option pour devenir journaliste ou autre métier qui recquiert beaucoup de français. Il était doué dans la matière, mais la détestait ; ce qui est plutôt rare. Non, le truc à Isaac c'était les sciences et les mathématiques. Il n'excellait pas toujours, et devait travailler dur pour obtenir de bonnes notes acceptables, mais c'était ce qu'il avait toujours voulu. Devenir médecin et soigner les autres, qui comme lui sont atteints de maladies parfois inconnues ou incurables. Il voudrait sauver des vies, devenir un héros. Malheureusement, de plus en plus, notre cher Jordan quitte le droit chemin et se laisse tenter par les plaisirs de la vie à l'université. Ses notes s'en voient donc menacées.

    « Je n'ai jamais voulu me marier non plus, alors je crois que c'est réglé. »

    Dit-il d'un ton légèrement moqueur. Ah, là vous reconnaissez votre vilain favori, n'est-ce pas ? Celui qui a toujours la réplique facile pour foutre la merde ou mettre un malaise dans une conversation. Seulement, est-ce que cela fonctionnerait avec Chelsea ? Elle était plutôt du genre à rester calme et savoir quoi répondre pour ne pas perdre la face, pour rester belle et mystérieuse sans passer pour une conne. Isaac avait bien hâte de voir la réaction, et préparait déjà quelque chose à redire par la suite. Oui, il aimait se payer la tête des autres, mais encore plus quand l'autre pimentait la conversation en trouvant des insultes à lui lancer. C'était tellement plus amusant que de parler à un mur qui encaisse les mauvaises blagues.

    Oui, deux personnes très étranges, déséquilibrées et incompréhensibles que le destin avait réuni ici ce matin. Était-ce un signe ? Devaient-ils se rencontrer ? Isaac n'y croyait pas trop. Certes, il était bizarre de constater que les deux jeunes adultes avaient cette lueur mystérieuse dans les yeux qui les rendait uniques, qu'ils ne s'ouvraient pas facilement aux autres et qu'on mourrait d'envie de découvrir. Mais il n'avait pas le temps de réfléchir à toutes ces conneries, tellement il aimait l'ambiance régnant dans ce grenier faiblement éclairé par la lumière du jour. Si la faire chavirer serait une tâche difficile, il le serait d'autant plus d'essayer de sonder l'âme d'Isaac Jordan. Une tâche que personne n'avait accomplie jusqu'à maintenant.

    « Je suis d'accord. Mais j'essaie toujours de me convaincre quand même que personne ne pourra jamais m'atteindre, que je suis en quelque sorte infaillible. Ça me permet d'avoir moins peur quand je sors de chez moi et que j'affronte le monde extérieur. Sinon, on resterait tous cloîtré dans notre maison .. »

    Isaac détestait la manière avec laquelle Chelsea s'exprimait. Parce qu'elle s'exprimait trop bien, et qu'il se sentait inférieur à elle et beaucoup moisn intelligent. Même s'il ne comprenait pas tout ce qu'elle racontait et qu'il ne povait lui répondre avec des mots savants, ça ne voulait pas nécessairement dire qu'il était un idiot. Au contraire, sinon il n'aurait jamais pu entrer en médecine à cette université. On n'accepte pas les cons pour soigner les gens. Ça prend des gens de confiance. Isaac était-il vraiment l'une de ces personnes ? Beaucoup en doutait.

    « C'est une proposition que je ne peux refuser .. Me creuser la tête me donner toujours des maux de tête insoutenables ! »

    Bien entendu, le sarcasme s'entendait bien dans son ton de voix. Il n'était quand même pas un abruti qui se met à saigner du nez à chaque petit effort mental. Quand même, Isaac avait fait du chemin dans sa vie et s'il n'agissait pas comme un rat de bibliothèque, poète et scientifique fou, c'est parce qu'il détestait ce genre de personnes. Et aussi parce qu'il détestait penser trop loin, réfléchir aux questions auxquelles on ne peut et ne pourra jamais répondre. C'est une perte de temps, alors qu'on peut avoir du plaisir avec des femmes ailleurs. Puis un mystère s'étendit dans la pièce sombre. Les yeux dans les yeux, ils se fixaient avec ce même sourire sensuel et énigmatique. Si on avait essayé de les sortir de cet état de trans à ce moment, il n'y aurait eu aucune réaction. Pas de la part du beau surfeur, du moins.

    « Ton sourire trahit ton désir fou de m'embrasser .. »

    Dit-il en un souffle, tel un murmure qui se perdrait bientôt dans le vent.

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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Mar 30 Sep - 22:44


    Par pitié, ne parlons plus de ces engins roulants ! Chelsea n'aimait se concentrer longuement sur certains sujets que lorsque ceux-ci l'intéressaient, de quelque manière que ce soit. Poussé à l'extrème, ce type de tempérament abouti à l'égoïsme. Et bien soit ! Peut-être que derrière ses airs de petite fille modèle, elle n'en avait rien à faire de ce que les autres pensaient ou ressentaient face à elle, peut-être qu'elle était contente de vivre comme bon lui semblait, et peut-être, encore, qu'elle aurait dû, pour ne choquer personne, s'intéresser aux mêmes choses que la plupart des gens, poussée par un instinct grégaire stupide à en devenir chèvre... Oui, oui. Mais, voilà, elle n'avait jamais réussi à faire la part des choses, aussi bien dans ses sentiments que dans les débats... Et, après tout, à quoi bon faire de longs discours sur le fait qu'elle n'avait pas de voiture ?!...

    S'il y avait bien un sujet qui l'intéressait, à cet instant précis, c'était celui d'Isaac Jordan.
    En effet, si son plaisir à elle passait par le fait de découvrir qui il était, alors, elle avait l'intention de se pencher avec attention sur le sujet du jeune homme. Comme elle aurait aimé qu'il lui dise ces choses ! Si seulement elle savait qu'il souhaitait devenir médecin, pour pouvoir aider les autres, elle saurait ce qu'il y avait de bon en lui, et aurait donc trouvé ce qu'elle cherchait... Mais il ne lui parla pas de cela, pas plus que de sa maladie, et ne fut pas même particulièrement aimable dans sa réponse.

    Etait-ce là une volonté de faire mal à la jeune femme ? L'effet était manqué, si tel était le cas, car elle ne se vexa nullement, ni ne piqua un fard, comme l'auraient peut-être fait certaines. Ce n'était pas bien cruel que de dire qu'il ne souhaitait pas se marier, mais, si elle avait été un tant soit peu susceptible, elle aurait pu mal le prendre. Lui avait l'air satisfait de sa réplique, ce qui fit se demander à la demoiselle s'il s'attendait à ce qu'elle parte au quart de tour. C'eût été mal la connaitre. Elle ne se fâchait pas quand elle avait froid, d'une part, et, d'autre part, préférait généralement répondre avec douceur à ce genre d'attaque, sans pour autant rester résignée en "encaissant les mauvaises blagues".
    C'est donc sans se départir de son joli sourire qu'elle répondit du tac au tac, mais avec un intonation légère qui ne trahissait aucun agacement :

    - Une chance pour toutes les scientifiques de l'université : elles seront ravies d'apprendre que leur célibataire préféré sera toujours libre pour leur murmurer j'ignore quelles formules chimiques de son ton bas et suave... Il y a de quoi aimer les maths, avec cela !

    Elle non plus n'avait pas été bien méchante. Seul son intonation ironique pouvait être interprétée comme cassante, mais, à vrai dire, elle doutait qu'Isaac était plus susceptible qu'elle. Et puis, la moquerie n'avait jamais fait de mal à personne (enfin, c'est ce que nous dirons pour nous donner bonne conscience...).

    Par ailleurs, on ne décourageait pas facilement la jeune femme, si bien qu'elle chercherait avec assiduité un moyen de voir comme dans un livre ouvert l'âme du mystérieux étudiant. Comme la fin justifie les moyens, elle n'hésitarait pas à employer de grands moyens pour atteindre son but. Cela promettait d'être drôle et passionnant, et je vous assure que toutes ces réjouissances mettaient Chelsea de très bonne humeur...
    D'ailleurs, ce sentiment de contentement fut plus vif quand elle entendit la réponse suivante d'Isaac. Que venait-il de lui dire ? Quelque chose qui venait de lui, et qui était un tout petit peu plus personnel que "non, je n'aime pas la poésie" ou encore "un mariage ? Quelle horreur !". C'était un tout petit morceau de lui qu'elle trouva dans ses paroles. Une infime partie des peurs de monsieur Jordan, mêlé à son envie d'avoir l'air infaillible. Et elle n'avait même pas eu à le forcer à parler ! On arrête pas le progès, dites-moi...

    - Désolée de briser tes illusions, et, quitte à paraitre profondément pessimiste, je te répondrai qu'il y aura toujours quelqu'un qui saura comment nous atteindre. Et si ce quelqu'un y parvient, tout notre mode de vie, toutes nos idées et nos actes sont remis en cause. Certains ont besoin de trouver cet être qui fera basculer leur existence, tandis que d'autres le fuient, n'ayant pas envie d'admettre la possibilité que leur bonheur peut dépendre de quelqu'un d'autre que d'eux-mêmes...

    Inutile de préciser qu'elle se trouvait dans la deuxième catégorie de ces personnes. Non, elle ne voulait pas sentir que, peut-être, quelqu'un d'autre serait un jour maître d'elle-même à sa place. Le simple fait d'imaginer que l'on pourrait deviner ce qui se passe en elle l'effrayait profondément, alors imaginez ce qu'il en aurait été si, en plus, une personne avait pu avoir une quelconque emprise sur ses pensées et sur sa vie entière. Elle aimait garder le contrôle de tout ce qui la touchait de près ou de loin, pour sa propre survie.
    Quant à sa manière de s'exprimer, je vous répondrai que cela faisait partie de la même logique que tout ce qui concernait la demoiselle. Elle ne parlait pas souvent de choses compliquées à comprendre, et même, paraissait parfois plus que naïve dans ses propos. C'était un piège. Elle était réellement intelligente, et savait très bien le montrer, quitte à ce que les autres se sentent ridicules face à elle, par la suite. Cela ne faisait que reforcer ses airs de reine intouchable et hors de portée, figure inalterable qui rendait vains chaque effort visant à l'atteindre. Pourtant, il arrivait qu'elle daigne se départir d'un peu de son caractère sacré, redevenant plus accessible. Ca, c'était pour le piquant de son existence...

    - Et tu me laisserais me fatiguer à ta place ! Voyons, un gentleman aurait décliné mon offre avec galanterie... Tant d'espoirs partis en fumée !...

    Elle rit doucement, ayant pris son parti de répondre un futilité de se genre qui la ferait passer pour une pauvre petite femme fragile incapable de poursuivre un effort trop longtemps. Isaac avait bien essayé de se faire passer pour un simpliste, un instant plus tôt, alors pourquoi ne jouerait-elle pas à son tour sur les apparences ? En réalité, elle n'était pas faible, et il n'était pas idiot, et c'est en cela que la conversation était plaisante.

    Outch ! En revanche, la dernière phrase lancée par le jeune homme la fit redescendre de son petit nuage de candeur délicate. Qu'avait-il donc à être piquant comme cela ? Elle ne lui avait pourtant rien dit de très méchant, elle... Remarquez, cette réponse plut tout de même grandement à la jeune femme. Pourquoi ? Parce que cela ne faisait que les plonger davantage dans ce captivant petit jeu dans lequel ils s'étaient lancés...
    Mais elle devait bien se défendre, et c'est pour cela qu'elle dit à son tour :

    - On dirait surtout que tu translates tes désirs sur les miens.

    Sourire moqueur, regard plein de provocation. Ce fut la première fois depuis le début de leur discussion qu'elle se montra moins douce. Il l'avait bien cherché, après tout.
    Elle descendit de la table, par la suite, et s'approcha du bureau et donc, accessoirement, d'Isaac. Elle avait cette manière enfantine de ne pas avoir l'air très sûr d'elle. C'était, là encore, une façade qui cachait une grande confiance en elle-même.
    Elle fut bientôt auprès de lui, et, son visage étant levé vers le sien, le jeune homme aurait pu contempler l'étrange lueur qui s'était allumée dans les yeux, actuellement gris perle, de la jeune femme. Il s'agissait d'un mélange espiègle qui donnait à son regard quelque chose de fièvreux, mais incapable de se départir de ce côté moqueur qui le caractèrisait.
    Finalement, elle fut si près de lui qu'elle sentait son souffle glisser contre sa peau blanche, la faisant frissonner. Non, elle n'avait pas oublié que tout cela constituait un jeu dangereux, dans lequel elle pourrait évidemment se perdre. Il pourrait bien être le vainqueur, mais, pour le moment, ce n'était pas ce genre de pensées qui occupait la jolie blonde.

    C'était grisant. Elle n'avait jamais tant aimé se sentir ivre. Toutes les invresses n'ont pas l'alcool pour origine (ou peut-être est-ce plutôt que l'alcool n'est pas à l'origine de toutes les ivresses ? Ou que tous les alcools ne rendent pas ivres ? Ou bien encore que l'ivresse, en fin de compte, n'a rien à voir avec l'alcool ?... Mais, lecteur, je vais vous faire grâce des interrogations intérieures de la demoiselle, pour une fois, mais sachez simplement que, même dans un tel moment, les idées continuaient à fuser dans son esprit...). Plus que jamais, elle se dit que le jeune homme était un être des plus intéressants, car elle avait rarement ressenti tant d'émotions en un instant, juste à se trouver près de lui.
    Alors, qu'allait-elle faire ? Son regard errait à présent sur les lèvres du bel Isaac, longeant leur tracé sensuel avec application, comme si elle hésitait à y poser les siennes. C'était étrange, quand même, d'être si près, et de ne pas oser faire le reste du chemin. On se sent parfois bien petite, et franchement démunie, tout cela à cause d'un homme dont, en définitive, on ne sait pas grand chose.
    Contre toute attente, elle fit le reste du chemin... Enfin... Elle eut l'air de le faire...

    Hé quoi ! Secouez-vous, lecteur !! Nous parlons bien de Chelsea Newton, si je ne m'abuse ! Et vous croyiez vraiment qu'elle allait faire quelque chose d'aussi bas, d'aussi humiliant que de se plier à la volonté d'Isaac Jordan ?! Nous mais franchement !... Les mots me manquent...
    Je vous explique ce qu'il se passa, puisqu'il faut toujours tout vous dire :

    Oui, elle s'approcha, jusqu'à ce que leurs souffles se mêlent, et si près qu'il aurait été impossible de croire qu'elle allait arriver à se défiler à temps. En fait, elle attendit deux petites secondes, les yeux fermés, à compter les battements précipités de son coeur. Puis, un étrange sourire s'étendit sur ses lèvres dont le tracé n'avait jamais semblé aussi cruel qu'en cet instant. Ces mêmes lèvres qui ne toucheraient jamais de leur plein gré celles d'Isaac Jordan... Donc, arborant cet air, machiavélique au possible, elle détourna finalement la tête, et préféra aller murmurer quelques paroles à l'oreille du jeune homme. Ce qu'elle dit fut prononcé d'une voix veloutée, mais l'intonation en était moqueuse et volontairement blessante.

    - Tu es affreusement vaniteux. Je crois que je devrais te remettre à ta place...

    Elle marqua une légère pause, avant de reprendre :

    - Tu apprendras que je le suis aussi, et que c'est justement mon orgueil qui me différencie de toutes les filles qui, à ma place, t'auraient déjà sauté dessus depuis longtemps.

    Elle recula ensuite d'un pas, une lueur farouche et fière illuminant ses grands yeux bleus. La voici dans toute sa splendeur, notre reine vaniteuse qui se croit au dessus de tout ! Et elle était contente d'elle, à vrai dire. La jubilation interne lui faisait un bien immense.

    - Alors, parlons sérieusement, maintenant : qu'est-ce que cela fait de se dire que l'on va perdre, très cher ?

    Et ce fut le paroxisme de sa gloire. L'air de défi qu'elle venait de prendre la rendait profondément belle, mais elle n'en avait pas conscience, à vrai dire. Tout ce qu'elle savait, c'est qu'elle adorait ce genre de jeu, et que les gagner la mettaient dans un état proche de l'extase...
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Ven 10 Oct - 6:38


    Mmm, mais oui, quel égoïsme ! Mais ce n'est pas comme si Isaac allait dire quelque chose à ce propos, étant donné qu'il était exactement pareil. Quoique une reproche de plus en banque, ça ne fait jamais de mal, n'est-ce pas ? Non mais quand même, Chelsea pourrait se forcer un peu pour parler de d'autres choses que ses propres centres d'intérêts. Ça ouvre des horizons, de nouvelles portes. Ça nous donne plus de culture. Eh bien oui, pourquoi pas ? Les voitures, c'est un sujet dont beaucoup d'hommes parlent. La blondinette pourrait en impressionner plus d'un en leur sortant les tout nouveaux modèles fraîchement pondus. De toute façon, qui était-il pour lui faire la leçon sur ce sujet ? Jordan n'allait certainement pas se mettre à parler de maquillage, ou bien de ce qui se passe dans le monde, alors que ces sujets ne l'intéressent tout simplement pas. Depuis quand se forcerait-il à faire la conversation, juste pour le plaisir ? Il ne cherchait absolument pas à le faire, ni aujourd'hui, ni demain. Peut-être qu'au fond, tous les deux pourraient très bien s'entendre s'ils se décidaient enfin à adopter un ton plus .. amical ? Car pour l'instant, leur conversation était des plus étranges et ambigües.

    Isaac Jordan, un sujet qui captait l'attention de plusieurs personnes. Et pas que de femmes, aussi surprenant puisse-t-il l'être. Des hommes commencaient à être intrigués par ce phénomène nouveau à Blueside. Enfin, nouveau, c'est relatif. Qui prenait de plus en plus d'ampleur, dirons-nous. Cet homme mystérieux, cruel mais qui pourtant réussi à charmer toutes leurs petites copaines. Oui, bon nombre de femmes avaient trompés leurs petits copains en s'appropriant le beau surfeur comme amant. Il n'allait pas s'en plaindre. Un peu d'aventure ne fait de tord à personne, au contraire. Pimenter sa vie un tantinet allait juste rendre l'acte plus agréable. Bref, tout ça pour dire qu'au fond, ce mystère resterait ce qu'il est. Un mystère. Isaac n'aimait pas parler de lui, alors il ne le ferait pas. Même pas pour une femme aussi délicieuse que Chelsea.

    Dommage, parce que Chelsea ne réagissait pas comme Melissa quand il lui sortait des répliques de la sorte. La jeune femme restait très calme et lui répondait avec une indifférence à vous en glacer le sang. Oui, elle était tellement zen que ça en devenait étrange, épeurant. Et puis il aimait tellement qu'on lui réplique avec un ton agacé, qu'il ne pouvait que détester l'attitude hautaine de la blondinette. Melissa était bien plus amusante à envoyer promener, car elle lui répondait et se mettait en rogne contre lui. Le jeu devenait toujours de plus en plus amusant, et il avait toujours hâte de la revoir pour continuer la partie. C'était un peu cela qui l'avait fait tomber amoureux, malheureusement. Enfin, si c'était de l'amour. Car il n'en était pas du tout certain. Ce mot avait été effacé de son vocabulaire pour des mois, vous savez. Alors maintenant qu'il refaisait surface, tout était on ne peut plus flou.

    « Et bien c'est tant mieux, il y aura une hausse de médecins dans notre société ! Ça ne peut faire de mal à personne. Au contraire, ça les guérit. »

    En vérité, Isaac était un tantinet susceptible. Toutefois, il ne le montrerait jamais et continuerait à arborer un air semblable à celui de la jeune femme. Impassible, incassable, imperturbable. Comme si toutes les insultes pourraient lui tomber dessus, et il resterait droit comme un piquet, sans jamais être touché. Enfin, il répliquerait, bien entendu. Le jeune homme ne voudrait jamais passer pour celui qui encaisse tous les coups sans jamais se révolter. Ça aurait été comme capituler, donc avoir l'air faible et peureux. Ce n'était certainement pas l'image que le beau surfeur voulait projeter de lui, au contraire. C'est pourquoi avec de la pratique, il avait maintenant la réplique très facile.

    Isaac non plus ne se décourageait pas si facilement. Alors même si cette petite poupée de porcelaine demeurait indéchiffrable encore un peu plus, et ne laissait aucun sentiment ne se reflétait dans ses yeux, il ne baisserait pas les bras. Tout comme lui, elle avait certainement une faiblesse. Il la trouverait, et une fois cela fait, il attaquerait sans aucun remord. Quel être tout simplement cruel, vous direz-vous. En fait, c'est seulement qu'il voulait la tester. Elle était tellement neutre et indifférente, en ce moment, qu'il se ferait un petit plaisir à lui rappeler qu'elle n'était pas invincible. Évidemment, ça allait dans les deux sens. Si Chelsea était la première à atteindre son but, Isaac serait lynché, tout simplement. Elle le détruirait petit à petit, peut-être. À moins que derrière ces airs de princesse se cache justement ça, une petite fille toute douce. Mais ça ne pouvait être le cas. Il devait bien y avoir quelque chose de méchant, de pervers et de sadique derrière ce masque. Sinon, pourquoi en porter un ?

    « Quel bonheur ? Il ne dépend pas de moi, ni de personne d'autre, celui-là. Parce que je crois pas en ce mot.. Et de toute façon, moi je fuis, on dirait bien. Quoique, si c'est toi la menace, parce que visiblement t'essaie de me tirer les vers du nez, je serais parti depuis longtemps. Et pourtant, je n'ai aucunement envie que tu découvres ma faiblesse, quelle qu'elle soit. Il y a toujours des exceptions à la règle, comme on dit. Ou bien c'est ta théorie qui n'est pas parfaite. »

    Non, Isaac ne voulait pas non plus qu'on commence à l'abattre comme un vulgaire arbre, après avoir trouvé son point faible. Il avait toujours voulu avoir l'air fort, droit et en contrôle. Alors tout perdre d'un coup, salir l'image qu'il avait réussi à faire de lui, non merci, ce sera pour quelqu'un d'autre. Et pourtant, il avait la certitude que Chelsea était en train de le tester, de jouer à un jeu, tout comme il le faisait avec elle. Il aurait du prendre la fuite, selon sa théorie. Pourtant, il était toujours là, à discuter de tout et de rien en abaissant de temps à autre ses défenses. Il voulait l'atteindre en premier, il voulait gagner le défi qu'ils s'étaient inconsciemment lancés. Capituler n'était tout simplement pas une option.

    « Les femmes ne militent-elles pas pour l'égalité entre les hommes et les femmes depuis des décennies ? Pourquoi alors devraient-ont se fatiguer à votre place ? Je ne vous ai jamais totalement comprises ... »

    Et puis le jeune homme tenta le tout pour le tout, en insérant dans la conversation une petite subtilité, qui référait à son envie de l'embrasser. Isaac aurait-il ce qu'il désirait ? Franchement, aucune femme n'avait réussie à lui résister, même pas Melissa, elle qui s'acharnait sur elle-même pour ne pas l'aimer. Chelsea ferait-elle partie de celles qui véritablement restent de marbre face à son beau visage, ses beaux yeux d'une profondeur inégalable et ses belles paroles ? C'était ce qu'on allait voir. Il ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire à sa réplique totalement digne du nom de la blondinette.

    « Peut-être... mais tes désirs, quels sont-ils ? »

    Chelsea commençait-elle à se rebeller ? En tout cas, avec la réplique un peu plus froide qu'elle venait de lui offrir, elle lui offrait visiblement une nouvelle facette de sa personnalité. Et elle ne déplaisait pas du tout au beau Isaac, contrairement à ce que d'autres hommes auraient pu préférer. Disons qu'une femme avec du caractère et qui sait être plus brusque, ça l'enchantait secrètement. Des filles toujours toutes parfaites et calmes et attendrissantes, c'est énervant et vous tappe sur les nerfs. En tout cas, c'était ce qu'Isaac pensait de toutes ces cheerleaders superficielles qui sont toujours bien posées. Chelsea descendit enfin de sa petite table, et s'approcha du jeune homme. Illico, il se releva un peu et redressa les épaules, aux aguets. À quoi elle jouait ? Il n'aurait pu le dire à ce moment précis. Leurs visages étaient très près, leurs souffles se mêlant ensemble. Un sourire se dessina sur les lèvres du beau jeune homme, légèrement triomphant. Il inclina la tête de quelques degrés seulement, pour lui donner envie. Elle sembla hésiter un moment, son regard parcourant le tracé de ses lèvres invitantes. Il ne broncha pas, attendant qu'elle soit complètement consentante. Si Isaac possédait bien une qualité, c'était de ne jamais forcer quelqu'un à commettre un acte qu'il ne désirait commettre. Alors il fut juste très ravi de voir le visage de Chelsea s'approcher du sien. Son souffle devint plus chaud, étant donné qu'il le sentait sur sa peau dès qu'il quittait sa bouche. Elle ferma les yeux, et leurs lèvres allaient se frôler quand elle tourna la tête et vint lui murmurer quelques paroles à l'oreille. Une déception l'envahie, il ne pouvait le cacher.

    « Je ne suis pas vaniteux, seulement doté d'une grande confiance en moi. Et ne t'en fais pas, je saurai t'attendre. »

    Elle se recula finalement, et il ne pu nier qu'il se senti beaucoup moins puissant en la voyant. Chelsea était d'une beauté incroyable, mais il n'y avait pas que ça. Ce qu'elle dégageait, ce qui émanait de son petit corps mince et fragile. C'était indescriptible, mais Isaac adorait cela.

    « Je te renvoie la question, étant donné que c'est toi qui en détiens la réponse et non moi. »

    Il lui sourit malicieusement. Croyait-elle qu'il s'avouerait vaincu aussi facilement ? La partie n'était pas terminée, ma belle Chelsea. Elle venait à peine de commencer.








_________________

    « Before you, my life was an endless night.
    Very dark, but there were stars.
    Points of light and reason.
    And then you shot across my life like a meteor.
    Suddenly everything was on fire.
    There was brilliancy, there was beauty. »
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Chelsea A.Newton
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Dim 12 Oct - 15:05


    Se forcer ?! Oh ! Cela n'arriverait jamais à la jeune femme, que ce soit pour les sujets de conversation ou pour toute autre chose. Quand plusieurs personnes autour d'elle parlaient de quelque chose qui ne l'intéressait pas, elle devenait tout à fait muette, l'air ailleurs. Non, elle n'avait pas ce côté insupportablement capricieux de certaines, qui s'efforçaient de changer de sujet, mais, simplement, elle ne cherchait pas à faire plaisir aux autres en prenant part à la conversation. Elle s'effaçait, tout simplement, et, croyez-moi, cela avait en général l'effet espéré. Pourquoi ? Tout simplement parce que l'on n'aimait pas la voir silencieuse. Généralement, on aimait le côté vif et espiègle qu'elle dégageait, et l'on avait donc tendance à s'inquièter, lorsqu'elle ne disait mot. Donc, elle captait toute l'attention, on lui demandait si elle se sentait bien, bref, on s'occupait d'elle sans qu'elle n'ait à quémander quoique ce soit, et, donc, on revanait tout naturellement vers des propos intéressants.
    Alors, non, elle ne voyait pas l'utilité de se forcer, pas même lorsqu'elle aurait pu surprendre ces messieurs en parlant moteurs, berlines et autres objets de leur intérêt. C'était bien plus amusant de les amener à parler de ce qui lui plaisait à elle...

    Oh si, il le ferait ! Et elle veillerait bien à ce qu'il lui donne un maximum d'informations sur lui ! Rappelez-vous que le but premier de la jeune femme était de savoir qui se cachait réellement derrière ce masque imperturbable... Elle souhaitait tout savoir de lui, de son opinion politique à son parfum de glace préféré. Plus il chercherait à ce cacher, plus cette envie de le connaître virerait à l'obsession, pour elle, et elle chercherait par tout les moyens à découvrir ses qualités et ses faiblesses, ses peurs et ses désirs.
    Quant à elle... Bien sûr, elle faisait parler d'elle. Comment ne pas évoquer le caractère ambigu de la demoiselle ? On essayait souvent de la comprendre, elle aussi, mais, mis à part Andrew, personne ne le pouvait réellement. Et puis, depuis quelques temps, il y avait un sujet qui intéressait bien des étudiants de son entourage : "Le cas Chase/Chelsea", comme ils l'appelaient parfois. Il eut été impossible de ne pas remarquer lui mutuelle attirance, mais l'expliquer était bien difficile, tout comme il était dur de savoir qui des deux craquerait le premier.
    Elle-même ne comprenait pas ce que Chase avait de plus que les autres pour tant la captiver. Après tout, elle savait qu'elle aimait les hommes, les vrais, ceux à la voix grave et aux bras forts... Ceux qui pouvaient se mettre en colère et la faire frissonner... Et pourtant ! Chase était un gentleman comme un n'en faisait plus. Il était doux et docile, d'une gentillesse aveugle. Sa voix avait quelque chose de velouté bien loin du rauque mâle qu'elle appréciait d'habitude, et il ne se mettait jamais en colère. Pourtant, il la faisait frémir plus qu'un autre... Alors, voilà, leur histoire complexe était un sujet très intéressant pour les habitants de Blueside. Presque aussi intéressant que devait l'être celui des frasques du bel Isaac Jordan...
    D'ailleurs, celui-ci était assez dans le style des hommes qui plaisaient d'ordinaire à la jeune femme. Elle ne devait donc pas être la seule à lui trouver du charme...

    Elle ne connaissait pas de Melissa. Mais si celle qui occupait les pensées de son compagnon de grenier partait au quart de tour à la moindre pique, elle ne devait pas beaucoup ressembler à Chelsea. Cette dernière était digne en toute circonstance, apparemment, et il en aurait fallu beaucoup pour lui faire hausser le ton. D'ailleurs, il était bien plus agréable de constater que l'on pouvait faire trembler ses semblables en un murmure plutôt que de se voir obligée de hurler pour obtenir ce résultat. Elle était toujours dans cette notion de douce supériorité, car, oui, elle était plus que persuadée d'être au dessus de tout et de tous. Les quelques fois où elle avait quitté son air d'impératrice, cela ne lui avait pas fait que du bien. Elle se souvenait même avoir un soir fini en larmes dans les bras d'Andrew, à maudir Chase et en expliquant entre deux sanglots qu'elle n'en pouvait plus de faire la guerre à celui-ci... Profondément humiliant, et autant oublier cet instant... Après, elle s'était déjà mis en colère quelques fois, et je vous assure que personne n'aimerait la voir dans cet état. En clair, mieux vallait pour tout le monde qu'elle reste bien tranquille, comme en cet instant.

    - Une hausse de médecins qui guérirrait les gens... Tu veux donc devenir médecin ?

    Elle avait posé la question l'air de rien, comme pour poursuivre normalement la conversation. En réalité, les envies d'avenir du jeune homme ne pouvaient que l'intéresser pour atteindre son propre but. Après tout, connaitre quelqu'un signifiait aussi savoir ce qu'il aimerait faire de sa vie future... Et, médecin... à vrai dire, c'eut été une réponse des plus intéressantes. Il faut être généreux pour mettre son existence au service des autres. Alors, Isaac était-il généreux, sous ces grands airs ? Oh ! Comme elle avait hâte de pouvoir répondre à cette question ! Elle essayait de ne pas montrer à quel point elle avait envie qu'il lui réponde positivement, mais c'était difficile, car elle ne pouvait s'empêcher de sourire, en imaginant notre surfeur en blouse blanche !

    Quelle était la faiblesse de Chelsea ? Il aurait été difficile de répondre à cette question, et il sera sans l'ombre d'un doute très peu simple pour Isaac de la deviner. Elle savait voiler son âme quitte à mentir, retenir ses sentiments prisonniers en son coeur, même si elle en souffrait, elle était capable de dire les pires horreurs à l'être aimé, tout cela pour ne pas montrer cette faiblesse... Elle n'était pas aussi incassable qu'elle en avait l'air. La porcelaine est un matériaux aussi beau que fin, et c'est justement à cause de cette finesse qu'elle pourrait bien se briser. En réalité, il en faudrait peu pour la faire tomber. Le mur lui avait toujours paru loin, mais, pourtant, il était proche d'elle, et il suffirait que quelqu'un la pousse ne serait-ce qu'un peu pour l'y plaquer. Sa vie n'était régie que par un faible équilibre, mais il suffirait en réalité d'un tout petit coup de vent pour tout remettre en cause. Tout cela pour dire que, oui, elle avait, comme tout le monde, des points faibles, et que ceux-ci pourraient la faire tomber plus facilement que l'on ne le croirait, à première vue. D'une part, elle était profondément vaniteuse. Isaac avait beaucoup de chance, peut-être sans s'en rendre compte, qu'elle lui ait dit aussi ouvertement qu'elle avait ce côté orgueuilleux. Cela pourrait lui servir, sans doute, car, le meilleur moyen de l'atteindre était sans doute de mettre sa vanité à l'épreuve. La descendre de son piédestal lui ferait beaucoup de mal, mais, au moins, elle se montrerait sans doute beaucoup plus sensible, et bien moins indifférente qu'elle ne l'était en ce moment. Puis, un autre de ses défauts était tout simplement l'amour du jeu, et son caractère passionné à la limite du romanesque. Certes, cela faisait une bonne partie de son charme, mais ne pas savoir résister aux défis lancés pouvait l'amener parfois très loin... trop loin...

    Le jeune homme répondit à sa réplique au sujet du bonheur. Ce qu'il dit la troubla un peu, et cela se vit dans l'air perplexe qu'elle prit tout à coup. Elle réfléchit un moment à ce qu'il venait de dire, et, comme si elle n'arrivait pas à admettre qu'il s'agisse vraiment de ce qu'il pensait, elle répéta mécaniquement :

    - Tu ne crois pas que le bonheur existe ? Mais enfin... C'est... Hum...

    C'était bien ce qu'il avait dit, mais elle ne comprenait pas cette opinion. Elle, elle ne pourrait imaginer une vie sans bonheur. Elle était toujours en quête de beauté, d'absolu, de passion, et toutes ces notions, pour elle, constituaient justement ce qu'elle appelait "bonheur". Il lui aurait été impossible de vivre sans, mais, simplement, elle voulait qu'il ne dépende que d'elle -du moins, c'est ce qu'elle disait... Alors se trouver face à quelqu'un qui disait ne pas y croire, c'était trop étrange pour elle.
    Quand elle sortit de ses réflexions, elle secoua la tête, tirant une conclusion tranchante de celles-ci :

    - Je ne te crois pas. Tout le monde cherche le bonheur, car la vie elle-même n'est qu'une grande quête de cet absolu. Peut-être que tu ne t'en rends pas compte, mais je suis sûre que tu le cherches... ou que tu l'as déjà trouvé, sans le savoir... Quant à ma théorie, j'y crois, et je ne veux pas la réfuter. Et, ne t'inquiète pas, je trouverai la faille, car, oui, telle est bien mon intention... Je me suis toujours passionnée pour la découverte de nouveaux caractères, et le tien m'occupera autant de temps qu'il me faudra pour trouver tes faiblesses.

    Au moins, c'était clair et direct. Il savait maintenant à quoi s'en tenir. Oui, elle trouverait, et ce, avant qu'il n'ait le temps de lui montrer ses propres limites. Elle ne s'avouerait pas vaincue, elle non plus, et ne le laisserait pas la cerner sans broncher. Son but était bel et bien de le tenir avant que lui ne réussisse à l'attrapper elle. C'était téméraire de sa part, sans doute, mais c'était là que se trouvait la beauté du jeu !

    Elle rit légèrement, à la réplique suivante du jeune homme, pour finalement déclarer d'un ton plein de mystère :

    - Nous nous plaisons à être difficiles à comprendre, et nous sommes pleines de contradictions... Mais, en général, ce que veulent les femmes, c'est que les hommes soient suffisament joueurs pour tenter de les comprendre. En général...

    Oui, en général, car, elle, c'était exactement le contraire. Elle ne voulait surtout pas qu'un homme la comprenne trop bien. Son caractère complexe et apparemment indéchiffrable, elle y tenait, le chérissait, l'adorait. Jamais elle n'aurait pu apprécier le fait qu'un homme lui montre qu'il savait à quoi elle pensait, qu'il pouvait deviner ses envies, et qu'il saurait y répondre... Non, non. Elle était cette figure hautaine et désirable que l'on ne pouvait pourtant sonder.

    D'ailleurs, elle s'amusa beaucoup du fait que son compagnon lui demande humblement ce qu'elle désirait. Il ne se fatigait pas à chercher, lui, semblait-il... En fait, il avait raison de questionner aussi directement, car, peut-être qu'une autre que Chelsea lui aurait répondu, et qu'il aurait donc pu gagner facilement. Mais, manque de chance, il s'adressait à notre petite poupée aux boucles blondes, et celle-ci avait plutôt pour intention de le laisser chercher. Elle prit un air mutin et se para d'un sourire provoquant, et papillonna un moment, s'amusant beaucoup.

    - Mes désirs ?... Que sais-je ?... J'ai toujours mille et unes envies, tu sais... La plus intense en cet instant serait...

    Elle marqua évidemment une pause, scrutant le beau visage d'Isaac de son regard envoûtant.

    - ...Un manteau et un sèche-cheveux ! Oh oui : mon empire contre n'importe quel objet capable de me réchauffer !

    Et voilà. Réponse digne d'elle-même. Elle eut l'air d'en être fière, d'ailleurs. Ce n'était pas à elle de lui dire ce dont elle avait envie, après tout. Le jeu n'aurait aucun intérêt, sinon. En vérité, ce qu'elle voulait était bien plus important qu'un manteau. Elle voulait gagner leur petit jeu, et, pour cela, découvrir la véritable personnalité d'Isaac...

    Elle fut surprise, par ailleurs, de voir son air légèrement déçu, quand elle s'éloigna sans lui donner ce qu'il lui avait implicitement demander. Que croyait-il ? Cela aurait été trop facile, si elle l'avait embrassé docilement sans opposer plus de résistance. Et puis, c'était tellement plus plaisant de se faire un peu désirer... Il était irrésistible, et elle s'en rendait de plus en plus compte. Cependant, elle avait justement l'habitude de résister à ce genre de sourire tellement séduisant. Néanmoins, elle venait de comprendre un chose importante : si elle voulait qu'il finisse par se livrer réellement, il allait lui falloir se montrer elle-même moins impénétrable. Cela risquait d'être plus dangereux pour elle, mais il fallait ce qu'il fallait, et elle voulait gagner plus que toute autre chose, en cet instant.

    - Cela a au moins le mérite d'ête clair, dit-elle d'un ton légèrement moqueur, avant qu'un sourire caressant de prenne possession de ses lèvres. Qui te dit que tu n'attends par pour rien ? Je ne te donnerai pas ce que tu veux... que veux-tu de moi, d'ailleurs ?

    Elle s'approcha de nouveau de lui, l'air vivement intéressé. Il est vrai qu'elle ne savait pas très bien, tout compte fait, ce qu'il espérait obtenir. Elle, elle lui avait dit ses intentions, mais lui, à part lui demander un baiser sans en avoir l'air, n'avait pas dit grand chose.

    Il arbora un air malicieux qui ne disait rien qui vaille à la jeune femme, et elle avait raison de se méfier, car sa dernière réplique la piqua un peu plus que les autres qu'il avait pu lui lancer. Il sous-entendait que ce serait elle qui perdrait. Non mais pour qui se prenait-il ?! Il ne la connaissait vraiment pas.
    Elle fronça légèrement les sourcils d'un air agacé. Ce fut bien la première fois aujourd'hui qu'elle montra un petit signe d'énervement. Il faut dire qu'il lui avait dit typiquement le genre de chose qui ne pouvait que la faire réagir.

    - Il parait que ça brûle et que c'est humiliant, mais je n'ai jamais rien perdu, donc, je ne peux pas te répondre, et je ne le pourrai sans doute jamais...

    Et toc.
    Elle se sentit mieux, après avoir dit cela. Une fois encore, elle s'en sortait sans avoir besoin de s'énerver vraiment. C'est ainsi qu'elle repris son sourire doucereux. Elle fit même un petit effort sur elle-même, levant une petite parte de son masque de fièreté, pour caresser sur bout des doigts la joue d'Isaac. C'était un peu fait par provocation, mais devait au moins avoir l'avantage d'être agréable. Et puis, on n'attrappe pas les mouches avec du vinaigre, alors, un peu de douceur ne peut pas faire de mal, si ?...
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Isaac Jordan
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 18 Oct - 4:16


    Alors aucun des deux ne se forceraient, on dirait bien. Lui non plus n'était pas du genre à vouloir engager la conversation à tout prix. Parfois, le silence est bien plus confortable que de parler pour ne rien dire. Je veux bien croire qu'il faut meubler la conversation, mais encore faut-il avoir envie de le faire. Isaac n'en avait jamais envie, sauf si c'était avec une personne très spéciale. Et ces personnes se faisaient de plus en plus rares dans sa vie, voir inexistantes. Ça lui rappelait ses dîners de famille. Son père, sa mère et lui. Parfois les cousins et les cousines, mais que très rarement. Ils parlaient amour, ils parlaient politique, ils parlaient éducation et économie. Des sujets qu'Isaac n'aimait pas particulièrement. Lui donnait son opinion quand on lui parlait de sciences, de médecine et de santé, d'astronomie. C'était ses domaines, sans toutefois pousser trop loin dans les grandes questions comme Chelsea le faisait. Mais ses parents n'avaient jamais daigné porter un peu d'intérêt à ces études-là. Pourtant, devenir chirurgien était un but fixé très haut, c'était un métier plutôt louangé et courageux. De toute façon, il serait devenu l'avocant le plus réputé et riche de la planète que ses géniteurs ne l'auraient pas regardé dans les yeux. Alors le petit gosse se taisait, gardant ses propos plus qu'intelligents pour lui. Tant pis pour eux, s'ils voulaient rester dans leur confort ridicule, dans leur petite bulle si bien préservée et protégée. Mais jamais, ô grand jamais, il n'allait parler des intérêts des autres juste pour leur faire plaisir. Isaac ne donnait rien sans recevoir en retour. Fait plutôt compréhensible, non ?

    Pensait-elle vraiment détenir la clé de la vérité ? Aussi facilement ? Franchement, le jeune homme ne se laisserait pas impressionner par ses beaux yeux et ses airs hautains. Isaac était au-dessus de ça, et il connaissait bien les filles de ce genre. Derrière le visage angélique se cache la petite démonne, c'est bien connu. Malgré qu'il ne l'avait jamais vue dans l'université avant aujourd'hui, il était persuadé que Chelsea faisait partie d'une petite clique de garces qui parlent de tout le monde. Alors lui donner des informations qui pourraient lui servir à rabaisser Jordan ? Non, ce serait beaucoup trop facile. Il ne faisait confiance à personne, car de nos jours tout se sait. Voilà pourquoi ses secrets étaient si bien gardés. Il n'y avait que lui qui pouvait se trahir, et il ne commettrait jamais une erreur aussi sotte. Elle aurait beau le torturer, Isaac ne voyait pas comment elle pourrait lui soutirer quelques informations, quelles qu'elles soient. De toute façon, comment pouvait-elle savoir qu'il avait quelque chose d'aussi intéressant à tirer de lui ? En apparence, il avait juste l'air d'un beau gosse qui adore coucher avec les femmes, non ? Non. Mais ça il ignorait. Il ignorait que dans son regard, ses yeux si profonds, se cachait quelque chose qui se reflétait en une lueur mystérieuse. Pour parler un peu d'elle maintenant, le jeune surfeur connaissait Chase de vue. Rien de plus, alors il était normal que la blondinette n'ait jamais été dans son champ de vision ou dans son vocabulaire. Il savait toutefois que ce cher Chase était loin d'être un mec qu'il aimerait fréquenter. Beaucoup trop doux, trop gentil, trop gentilhomme. C'était pathétique de le voir aller comme ça, perdant toute sa virilité ! Isaac détestait les petites natures de ce genre. Mais tous les goûts sont dans la nature, dit-on ...

    Non, Chelsea ne ressemblait en aucun point à Melissa. La vie est étrangement faite, n'est-ce pas ? Je m'explique. En temps normal, le genre de femmes qu'Isaac avait envie de connaître plus .. profondément .. était comme dans le style de Chelsea. Des femmes sûres d'elles, qui savent ce qu'elles font dans la vie et qui ne se remettent pas en question. Des femmes qui ne se mettent pas à pleurer à chaque insulte, fortes de l'intérieur. Mais surtout dotée d'une extrême beauté. Chelsea était la candidate parfaite ! Et pourtant ce n'était pas elle qui occupait les pensées du beau jeune homme à ce moment. Elle avait beau être droit devant ses yeux, elle n'y était pas vraiment. Il y avait cette Melissa C. Preston. Une femme colérique, qui prend tout personnel et qui essaie toujours de se venger mais qui n'y arrive pas comme elle le voudrait bien. Une femme qui se pose toujours un tas de question, qui demeure indécise même quand les évidences sont là et bien concrètes. Une femme maladroite et dérangée. Au moins, elle était vraiment belle. Fallait bien lui accorder cela. Mais malgré qu'elle soit à l'opposé de ce qu'Isaac désirait voir chez une femme, il l'aimait.

    « Ouais, j'aimerais. De tous les métiers dans le monde, le domaine de la médecine est le seul qui m'intéresse. S'il faut passer nos journées à travailler pour gagner sa vie, aussi bien faire quelque chose d'utile. »

    Selon Isaac, cette information n'était pas exceptionnelle. Tout le monde pouvait se la procurer, et de toute façon tout le monde devait être au courant à l'heure qu'il était. Le jeune homme étudiait en sciences médicales, pas besoin de leur faire un dessin, lui semblait-il. Et puis, ce n'était pas non plus quelque chose de très exceptionnel. Isaac n'allait pas vraiment dans ce domaine pour sauver des vies et qu'on le traite en héros. Non, ça il s'en fichait. En fait, il y avait un fond de générosité oui, mais ça relevait plus de ses expériences personnelles. Si le jeune homme n'avait pas été atteint d'une maladie de la mémoire, probablement serait-il en train d'étudier pour devenir plombier, à l'heure qu'il est. Même si on n'a pas besoin d'aller à l'université pour pratiquer ce métier. Le jeune homme avait tellement souffert dans son enfance, à se faire répéter jour après jour que même après plusieurs diagnostiques, on ne savait pas plus de quoi il était atteint. Franchement, on est au 21e siècle, Bon Dieu ! On peut aller dans l'espace, on commence peu à peu à trouver des remèdes contre certains cancers, on pourra bientôt clôner des humains sans danger et ces foutus médecins lui répétaient qu'ils n'arrivaient pas à trouver la source des problèmes ? C'était ridicule, et Isaac voulait remédier à cela. Il voulait faire une différence. Oh, c'était triste oui, de le voir plein d'espoir et d'ambition, alors qu'il n'était pas mieux qu'un autre. Jordan était une vraie lumière, un vrai petit génie c'est vrai. Il n'avait qu'à exploiter ses capacités un peu plus pour réussir à la perfection. Mais il n'était pas le seul, donc peut-être n'arriverait-il pas à régler les problèmes de tout le monde. Et ça, ça lui ferait un gros coup dans son orgeuil. C'était plus pour lui que pour les autres qu'il souhaitait devenir médecin. Et pour le salaire qui vient avec, aussi.

    Elle n'était pas aussi incassable qu'elle en avait l'air. Il n'était pas aussi incassable qu'il en avait l'air. Elle tenait peut-être très bien en équilibre sur son fil de fer pour l'instant, mais recevoir une plume sur la tête pourrait la faire flancher. Isaac était exactement dans la même position. Le jeune homme avait l'air d'un dur, d'un rebelle qu'on ne peut atteindre. Que la pluie de leurs insultes n'atteindrait jamais le parapluie de son indifférence. Et pourtant, Jordan était fissuré de toute part, et un petit coup suffirait à le faire tomber en mille morceau. Il fallait juste trouver la faille idéale où attaquer. À ce moment-là, il tomberait de son trône à Blueside et en souffrirait beaucoup. Espérons seulement que ça n'arriverait pas de si tôt, et que ce ne serait pas Chelsea qui trouverait son point faible. Ses vices cachées qui pourraient lui coûter très cher. Ni Chelsea, ni personne d'autre. Mais surtout pas elle. Parce que ça voudrait dire qu'elle aurait gagné. Et c'était quelque chose d'inconcevable.

    Isaac sourit après avoir manifesté son intérêt pour le bonheur. C'est-à-dire un intérêt qui n'existait pas, comme le mot qu'il tentait de définir vainement. On ne peut pas mettre des mots sur une idée qui ne fait pas partie de ce monde, vrai ? Chelsea paraissait troublé. Peut-être par ses propos brusques, détachés, injustes et directs. Il ne faisait que dire ce qu'il pensait tout haut. Après, elle l'interprétait comme elle le voulait. Sincèrement, Isaac aurait aimé pouvoir la faire taire en la ligottant à une chaise et lui scotcher la bouche quand elle sortit encore des paroles philosophiques pour le contredire. Elle en avait, du culot !

    « Comment peux-tu dire que tout le monde cherche le bonheur, alors que tu n'es qu'un individu parmi tant d'autres sur Terre ? Qui es-tu pour parler au nom de six milliards d'êtres humains ? As-tu déjà été tout ce monde en même temps ? Je ne crois pas. T'es dans la peau de personne sauf de la tienne. T'as ta vision de la vie, du bonheur. J'ai la mienne. Les autres ont la leur. Ce sera pas toi qui viendra leur dire le contraire. Alors cesse un peu de faire comme si tu connaissais tout de moi alors que tu viens juste de me rencontrer et que t'arrives pas à me cerner comme tu le voudrais bien. Abandonne. »

    Isaac détestait qu'on le contredise sur sa manière de penser et de voir la vie, voilà pourquoi il avait rembarré Chelsea aussi méchamment et froidement. Il ne la laisserait certainement pas se prendre pour la Reine du monde, qui connait toutes les pensées des gens qui l'entourent. Ce n'est pas tout le monde qui a eu une vie bien remplie, bien comblée. On ne vit pas tous un conte de fée, ma douce. Y'en a qui souffre sur Terre. Alors le bonheur leur devient inconcevable.

    Puis la conversation dévia sur les femmes et leurs mystères. Ça lui rappelait les paroles d'une chanson. Un mec qui disait à un copain de ne pas lui parler des femmes, parce que c'est le plus grand mystère que Dieu avait mis sur la tête. Après Isaac, c'était quand même véridique, comme propos. Les femmes veulent telles choses, et une seconde après elles ne sont plus satisfaites de votre travail, alors que vous avez suivis à la lettre leurs explications. Elles veulent ça et ça, et pourtant elles ne sont jamais contentes. On essaie de leur faire plaisir, mais elles trouvent toujours le moyen de se plaindre. C'est pourquoi le jeune homme ne voulait pas se marier. Il ne voulait pas connaître ça, les femmes qui se choquent et c'est encore pire durant la ménopause. Il voulait juste la crème de la crème des femmes, durant leur moment de lucidité et d'euphorie sexuelle. Rien que ça.

    « Alors tu tomberas amoureuse de moi sous peu, si tu n'es pas une exception à la règle. Mais j'ai l'étrange impression qu'encore une fois, tu es différente des autres sur ce point .. »

    Il commencait quand même à la connaître, cette chère Chelsea ! Et c'était exactement ce qu'elle ne voulait pas, apparemment. Qu'avait-elle à cacher ? Quelque chose comme Isaac cachait, ou quelque chose de plus futile ? Il ne saurait le dire pour le moment, mais il tenait fermement à le découvrir. Elle ne lâcherait pas le morceau ? Et bien lui non plus. Que le plus fort d'esprit gagne.

    Isaac lui demanda ensuite ce qu'elle, elle désirait. Sa réponse lui plue et le fit rire. Le jeune homme afficha alors ses dents parfaitement aiguisées, digne d'un vampire. Ses canines avaient toujours été bien développées, mais ça ne le complexait pas du tout. On l'avait souvent complimenté là-dessus, sans vraiment qu'il sache pourquoi les femmes appréciaient autant ce détail. Bref, après que Chelsea ait répondu et qu'elle se soit éloignée, le jeune homme baissa la fermeture éclaire de sa veste et l'enleva d'un geste agile. Il alla se mettre derrière la blondinette et la mit sur ses épaules. Résisterait-elle à ce tissu imbibé de l'odeur d'Isaac Jordan ?

    « Je suis plutôt du genre à aimer l'hiver. Je préfère le froid à la chaleur. »

    Le jeune homme sourit et se recula, et attendit que Chelsea se retourne. Quand ce fut fait, leur conversation continua à couler comme un ruisseau. Ils en avaient, des choses à se dire ! Et pourtant, ils étaient toujours aussi loin l'un de l'autre. Ce qu'il attendait d'elle ? Isaac n'en avait franchement aucune idée. Enfin, une petite c'est bien vrai. Il voulait la détruire. Non.. enfin.. si. C'était difficile à expliquer. Il voulait gagner ce petit jeu, il voulait la cerner avant qu'elle ne réussise à le cerner lui. Il voulait se protéger, et pour se faire il devait l'éliminer de la carte. Mais en même temps, Isaac cherchait à rendre Chelsea une fille comme une autre. Il détestait quand les demoiselles se montraient intouchables comme la Vierge Marie. Pour se faire, il faudrait qu'il réussisse à l'attirer dans ses filets, ou plutôt dans son lit. Voilà. Il désirait ces deux choses. Mais comment pouvait-il le lui dire ?

    « Tu ne me le donneras pas consciemment, j'en suis certain. Mais j'arrive toujours à obtenir ce que je veux, d'une façon ou d'une autre .. Je réussirai à t'avoir toi. »

    C'est à ce moment que Chelsea s'approcha de nouveau de lui, intéressée peut-être ? Le jeune homme sourit, tout en sachant que ce ne serait pas aussi facile. Elle était dotée d'un grand sens du malice, tout comme lui. Elle passerait son temps à lui jouer des tours de la sorte maintenant que la guerre était déclarée. Elle essayerait de l'amadouer, de lui tendre des pièges. Isaac n'était pas aussi naïf qu'elle le pensait, voyons. Puis elle lui demanda ce que ça faisait d'avoir perdu. Il lui renvoya la question. Et ça la choqua, visiblement. Isaac était fière de son coup, parce que Chelsea fronça les sourcils et parue légèrement énervée. On voyait facilement qu'elle essayait de se contrôler du mieux qu'elle le pouvait. Mais elle était transparente.

    « La question est donc : Un jeu peut-il avoir deux gagnants ? Allez, sors-moi une hypothèse très philosophique, ma belle Chelsea. »

    Le jeune homme sourit et baissa le regard vers la main de la blondinette qui caressait sa joue. Il ne broncha pas, mais continua à sourire tranquillement.


_________________

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    Very dark, but there were stars.
    Points of light and reason.
    And then you shot across my life like a meteor.
    Suddenly everything was on fire.
    There was brilliancy, there was beauty. »
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Mer 5 Nov - 23:03


    La jeune fille avait toujours eu de bons rapports avec ses parents. Elle n'était pas tenue de garder le silence, à table, et savait bien que son avis, sur quelque sujet que ce soit, serait pris en compte. Chez elle, elle n'avait aucun pouvoir de décision, mais on écoutait cependant ses idées avec attention, quitte à choisir un chemin opposé au sien par la suite. Au moins, on l'écoutait un peu. Elle avait des opinions à peu près sur chaque sujet, puisque, vive et intéressée, elle s'informait sur des évènements aussi divers que variés... Ce n'est qu'après qu'elle décrétait que tel ou tel sujet lui plaisait ou non. Il ne faut pas croire qu'elle jugeait les livres à leurs couvertures... Puis, elle avait une grande capacité d'écoute... certains jours ! Les opinions des autres l'intéressaient, la plupart du temps -d'autant qu'elle appréciait les longs débats argumentés, folle qu'elle était- mais, de temps à autres, elle se fermait complètement et semblait absolument imperméable à tout ce qui pouvait se dire autour d'elle. Aujourd'hui, elle était de relativement belle humeur, ainsi, s'il venait à Isaac l'envie de parler médecine ou astronomie, elle l'écouterait tranquillement, sans le couper dans son discours, pour l'unique raison qu'elle ne connaissait rien, dans ces domaines. Mais se taire et écouter pouvait s'avérer très instructif, parfois.
    [Ah ? Vous ne me croyez pas lorsque que je vous dis qu'elle peut garder pour elle ses réflexions complexes et rester silencieuse ? Pfff... C'est pas une vie d'être narratrice...^^']

    Si elle croyait détenir la clef de la vérité ? Non, elle savait qu'elle ne l'avait pas encore. Pensait-elle qu'il allait se laisser impressionner par ses beaux yeux et ses airs hautains ? Oui, complètement. Elle était -sans se vanter- typiquement le genre de personne à qui l'on ne résiste pas longtemps. Elle l'avait compris très jeune, mais n'avait jamais sû d'où cela venait. Quoiqu'il en soit, cela faisait bien longtemps qu'elle avait remarqué qu'en inclinant la tête d'un certaine manière, ou qu'en fronçant légèrement les sourcils, elle pouvait obtenir bien plus que par ses longs discours enflammés -quand je vous dis qu'elle sait se taire à bon escient. Elle n'était pas très impressionnante à première vue, il est vrai. Pas très grande, mince, d'aspect plutôt fragile, c'était à se demander si l'on ne la briserait pas d'une pression. Mais voulà, quand on est physiquement plus "faible" -quel terrible adjectif- il faut être très puissant moralement. Inutile de vous rappeler une énième fois que notre Chelsea est on ne peut plus compétente en ce qui concerne la résistence psychologique.... Néanmoins, elle se trouvait actuellement face à Isaac Jordan. Voilà le noeud de l'histoire. Lui aussi avait un côté irrésistible, lui aussi avait l'air moralement "résistant", et, enfin, il avait l'air fort tout court. Son regard de glace produisait cet effet brûlant qui dissuade quiconque de se frotter à lui, et son sourire léger était toujours emprunt d'une part de ce mystère que l'on ne peut élucider. Il est de ces êtres qui nous laissent sans voix dès les premiers instants, c'est certains. Il en est d'autres qui parlent beaucoup, pour se rassurer, peut-être, mais ne croyez pas qu'ils sont moins redoutables. Ainsi donc, lecteur, je m'en remets à votre opinion : une irrésistible contre un impénétrable, qu'est-ce que cela donne ?...

    Melissa et Chase... J'aurais tendances à les définir comme deux personnes apparemment banales qui sont pourtant capables de faire flancher deux êtres plus durs qu'eux. Isaac et Chelsea, l'un comme l'autre, avaient réagi face à eux de manières à peu près semblables : feignant l'indifférence tout d'abord, ils ont fini par s'appliquer à leur ruiner lentement l'existence. Chercher comment embêter ceux qui menacent leur équilibre leur permettait sans doute de se sentir encore comme leurs propres maîtres. Pourtant, en rencontrent Chase et Melissa, ils avaient tous les deux trouvé ce que l'on appelle communément "l'amour", mais ce que notre jeune fantôme nommait "sa faiblesse". Encore une fois, quel mot terrifiant. Isaac, au moins, s'avouait à lui-même qu'il était amoureux de Melissa. Chelsea se mentait, se grondait, et faisait la sourde oreille quand son coeur criait le nom du jeune homme qui la troublait tant. Pour elle, la force, c'était de savoir résister à ses propres désirs.

    - Ahah...

    Ce fut la seule réponse qu'elle offrit à Isaac, quand il avoua qu'il aimerait devenir médecin. Bien sûr que non, ce n'était pas la trouvaille du siècle. Le détachement avec lequel il venait de parler sonnait faux, cependant. Chelsea savait que l'on ne disait jamais les choses au hasard. Il faisait comme s'il avait choisi ce métier sans autre motivation que celle de "gagner sa vie". Ce que la jeune fille voulait savoir était pourquoi cette filière était la seule qui l'intéressait. Il y avait, selon elle, forcément une raison plus importante, et elle rangea tout cela dans un coin de son esprit, se promettant de trouver plus tard des réponses à sa interrogations.

    Puis les théories sur le bonheur refirent leur apparition dans la conversation. Les absences de théories, en ce qui concernait Isaac. Ce qu'il lui sortit la fit réfléchir. Il était un peu en colère, semblait-il. Elle en rit intérieurement, mais ne put empêcher son regard de briller d'amusement. Elle adorait lorsque les gens haussaient le ton... Mais bon... Il allait lui falloir répondre à présent, et pas par un "ahah" vague et songeur. Ce qu'il avait dit était très intelligent. Oh ! Non, elle n'était pas étonnée qu'il soit intelligent, cela, elle l'avait soupçonné dès es premiers instants... Mais ceci lui permis une brève remise en question, durant laquelle elle resta délicieusement silencieuse -inutile de la ligotter !

    - Tu as raison, conclut-elle de bon coeur après cette scéance de rapide réflexion interne. Je n'ai pas le droit de parler au nom de tout le monde comme tu as dit que je l'ai fait. Seulement, j'ai dit que tout le monde recherche le bonheur, et cela ne sous-entend pas qu'il n'y en a qu'une seule sorte. Je ne prétends pas imposer ma propre vision de celui-ci à tout le genre humain. Je crois que tout le monde cherche le bonheur comme chacun l'entend, et il existe autant de bonheurs différents que de personnes sur Terre. Tu vois, nous sommes d'accord... Seulement, là où je te contre-dis, c'est quand tu prends un air blasé pour me dire que tu ne crois pas en cette valeur. Quant à abandonner, tu peux rêver : tu te lasseras avant moi. Je veux des réponses à mes questions. Et mes questions te concernent.

    Elle, elle n'avait pas haussé le ton, n'avait pas l'air énervé, et, chose ô combien horripilante, avait l'air absolument sûr d'elle. Elle n'avait nullement l'intention d'abandonner, pas même pour les beaux yeux du jeune homme. Elle aimait trop les jeux pour se permettre d'être perdante...

    Chelsea considérait que les femmes, de façon générale, n'avaient aucun mystère. Oh ! Elles aimeraient toutes être difficiles à cernées, avoir des caractères ambigus... c'était tellement plaisant ! Mais voilà : il y avait celles, nombreuses, qui étaient de vrais livres ouverts, d'autres qui se donnaient l'air mystérieux, et enfin, en très petite minorité, il y avait celles qui l'étaient vraiment. Celles qui faisaient partie de la première caste étaient fades et insipides, selon Chelsea, mais convenaient aux hommes simplets et dociles qui ne voulaient pas chercher midi à quatorze heures, dans leurs relations amoureuses. Les femmes se croyant mystérieuses étaient considérées par la blondinettes comme les plus pitoyables de toutes, et ne vallaient même pas la peine qu'on en parle. Les autres, les vraies ambiguës, étaient malheureusement celles qui avaient le moins de ses moral, prenaient les gens de haut, aimaient être cassantes lorsqu'on leur adressait la parole, et avaient tendance à être vaniteuses, mais voici bien les plus intéressantes, pourtant.

    - Je ne suis jamais tombée amoureuse de quiconque, et ce n'est pas aujourd'hui que ce fait changera.

    Elle avait menti avec un naturel désarmant et un aplomb effronté. Mais, voilà, elle était moins paisible qu'il n'y paraissait, à présent. Il avait dit : "Mais j'ai l'étrange impression qu'encore une fois, tu es différente des autres sur ce point ..." Oh oui, elle était différente, mais oh zut, elle allait être piègée, si cela continuait ainsi. En effet, elle ne voulait pas qu'il arrive à la comprendre mieux que nécessaire, mais, d'un autre côté, elle ne voulait pas faire "comme les autres", justement. Elle ne voulait pas faire semblant d'être ce qu'elle n'était pas, juste pour que le jeune homme soit complètement perdu et n'arrive plus du tout à la comprendre, mais, d'un autre côté, elle risquait d'avoir besoin de moduler un peu son attitude, pour rester protégée. Cruel dilème...

    Elle venait de s'éloigner, après avoir déclaré qu'elle désirait un manteau et un sèche cheveux. Réponse futile qui, pourtant, fit rire son compagnon. Elle sourit vaguement, avant de se détourner, pour réfléchir à son problème de "être ou ne pas être comme les autres, sachant que je veux plus que tout réussir à atteindre Isaac Jordan"... Alors qu'elle était en plein songe intérieur, quelque chose de chaud l'entoura tout à coup, et la voix séductrice du jeune homme se fit entendre : il était juste derrière elle, assez prêt pour la faire tressaillir. Elle se retourna vivement, cherchant à sortir promptement du brouillard de ses pensées. Ce n'est qu'alors qu'elle se rendit compte que le "quelque chose de chaud" n'était autre que la veste du jeune homme. Elle en effleura le col du bout des doigts, se demandant si elle devait accepter ce si gentil cadeau provisoire. L'idée de le lui rendre la tenta un instant : cette chaleur qui la brûlait presque était celle d'Isaac, comme ce parfum sensuel et masculin. Pourtant, l'effet de brûlure s'estompa un peu, et elle fut réchauffée juste ce qu'il faut pour pouvoir se dire "mais que tu es sotte, garde donc cette veste, ce n'est rien de grave, après tout".

    Elle se tromapit. Elle ne compris malheureusement pas l'ampleur des faits, et l'emprise qu'ils pourraient avoir sur elle... L'emprise qu'il pourrait avoir sur elle aussi, d'ailleurs, ce qui revient à peu près au même. Pour le moment, elle observait le sourire aiguisé du jeune homme, ses belles dents blanches, leur caractère carnassier, ses lèvres fines au tracé impeccable... Il y avait de quoi défaillir... ou trembler, au choix. Elle essaya pourtant de n'être sujette à aucun de ces deux maux, et se donna contenance en levant légèrement le menton (rien de tel que de se donner de grands airs pour se sentir protégée !).
    Il venait de dire qu'il préférait le froid à la chaleur. En fin de compte, ils se complètaient vraiment bien, tous les deux. Elle finit par lui rendre son sourire, sauf que celui-ci n'avait rien d'effrayant. Elle n'était pas très effrayante. Quand elle souriait, on croyait volontiers que même le plus cruel de tous les hommes se montrerait sensible à tant de douceur. Pourtant, un flamme étrange venait de s'allumer dans ses grands yeux turquoises, trop ambiguë pour qu'il soit possible de mettre un adjectif dessus, lecteur...

    - Et moi, j'aime l'effet de suffocation que produit la chaleur... Ce qui ne m'empêche pas d'être toujours glacée.

    Comme pour montrer à son compagnon qu'elle ne mentait pas, elle fit descendre sa main le long du cou de celui-ci. Ses doigts fins, évidemment, étaient gelés, et, contre la peau tiède du jeune homme, elle eut l'impression de s'éléctrocuter. Elle retira donc rapidement sa main, afin de ne pas complètement glacer Isaac.
    Puis elle soupira tristement, petite poupée condamnée à ne sentir que la morsure du froid quand elle se languit des caresses du chaud. Pourtant, elle retrouva bientôt son sourire joueur, car elle sentait que son compagnon allait enfin lui dire ce qu'il espérait d'elle. Je dis espérer car il n'était pas sûr qu'il obtienne quoique ce soit de la part de Chelsea. D'ailleurs, lui-même commença par dire qu'elle ne lui donnerait pas consciemment ce qu'il voulait. Elle eut l'air satisfait de ce début de réponse prometteur, mais la fin la frappa. Il finit par dire qu'il la voulait elle.



(suite dans le message suivant, il était trop long... j'ai fait fort, là, quand même ! ^^')


Dernière édition par Chelsea A.Newton le Sam 8 Nov - 23:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Sam 8 Nov - 23:15

(fin du message précédent : )


    Elle s'était souvent jurée, étant plus jeune, que si un jour un homme lui disait quelque chose d'aussi grossier que "je te désire", elle lui administrerait une grande giffle et s'en irrait sans demander son reste. A l'époque, elle ne croyait qu'en l'amour et ne voulait croire qu'en lui. Les sentiments nobles, encore aujourd'hui, étaient ce qui lui plaisaient le plus. C'est beau la candeur. Donc, là, face au regard ardent du jeune homme, devant son sourire éblouissant et son air sûr de lui, et ayant pris bonne notes de ses paroles, elle recula de quelques pas, comme si ladistance qu'elle pouvait mettre entre eux le ferait changer d'avis. Elle venait de comprendre, et devinait qu'il n'aimait probablement pas qu'on lui résiste. Les femmes devaient lui sauter au coup dès les premiers instants, d'habitude, et cela différenciait Chelsea encore plus. La jeune fille avait bien des défauts, mais elle conservait un esprit saint, et s'accrochait à certaines valeurs qui lui semblaient fondamentales. Elle, elle ne donnait pas son corps comme cela, sur un coup de tête, au premier jeune homme un peu trop insistant. Quand elle fut suffisament loin du jeune homme pour se sentir moins petite face à lui, elle repris la parole, d'une voix malheureusement moins bien assurée qu'elle ne l'aurait voulue.

    - Alors c'est cela ? Tu es vexé parce que je ne réagis, de toute évidence, pas du tout de la même manière que les autres femmes que tu as pu mettre dans ton lit en un claquement de doigts. Tu serais prêt à m'humilier pour flatter ton orgueil...

    Trouver ce qu'il y avait de bon en Isaac serait décidément plus difficile que prévu, sûrtout après cet échange. La demoiselle commençait à se demander si elle ne ferait pas mieux de descendre en cours de physique, en essayant d'oublier tout cela. Mais c'était trop tard pour faire demi-tour, elle le savait bien. S'en aller maintenant serait comme avouer sa défaite prochaine. Si elle partait, il remporterait sans doute la première bataille. Peut-être pas la guerre, mais tout de même. Donc, elle resta bien en place au milieu de la pièce, à observer le bel Isaac de son regard pur, comme si elle ne pouvait croire qu'il soit réellement capable de vouloir mettre ses paroles à exécution. Non, c'était impossible. Chelsea songea qu'il avait dit cela pour lui faire peur, pour la déstabiliser, peut-être ? Il devait avoir d'autres intentions moins viles que celle-ci. Cette idée la rassura un peu, et elle arriva à se détendre.

    Il eu pourtant l'air de profiter de son léger étourdissement pour lui poser une question cinglante qui méritait réflexion. Inutile de préciser qu'elle n'était plus du tout dans le bon état d'esprit pour réfléchir correctement, si bien qu'elle finir par secouer légèrement la tête, et se contenta d'offrir au jeune homme un réponse courte :

    - Non, il ne peut y avoir qu'un gagnant... ou deux perdants, dans certains cas...

    Cas inadmissibles, bien sûr, et la demoiselle comptait bien, encore maintenant, être la gagnante. Surtout maintenant, en fait. A présent qu'Isaac lui avait dit froidement ce qu'il voulait -une partie d'elle-même ne pouvait cependant toujours pas se résoudre à y croire- elle voulait plus que tout gagner. Il ne l'aurait pas, c'est elle qui l'aurait.
    Néanmoins, ayant remarqué qu'elle réfléchissait beaucoup moins bien sous la pression, elle reprit un légèer sourire, et murmura d'un ton un brin amusé :

    - Je savais bien que tu finirais par apprécier mes hypothèses philosophiques...



Dernière édition par Chelsea A.Newton le Mer 26 Nov - 15:49, édité 1 fois
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Isaac Jordan
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MessageSujet: Re: Rain day... Where is the Sun ? [Isaac]   Lun 17 Nov - 5:09


    Son opinion aurait peut-être été accueillit ; critiqué, évidemment, mais au moins écouté et entendu. Seulement, Isaac ne s'intéressait pas du tout aux même sujets que les autres membres de sa famille. S'aventurer sur un terrain inconnu voulait souvent dire : dire n'importe quoi sans savoir de quoi on parle. Jordan était quand même assez intelligent pour savoir que lorsqu'on ne connait pas ; on ne juge pas. Enfin, lui ne respectait pas vraiment cette loi quand c'était pour parler des êtres vivants. Mais quand ça en venait à la culture, et bien il savait se la fermer et laisser les plus brillants parler. Lui aussi pouvait rayonner quand on se mettait à parler du fonctionnement du corps humain. Le système respiratoire, le système nerveux et la circulation de l'influx, l'osthéosynthèse, l'orthopédie, la neurologie, l'orthophonie. Tout ce qui était en lien avec la médecine le fascinait. C'était probablement sa seule motivation pour terminer ses études - qui en médecine s'avérait être très longue. S'il ne faisait pas quelque chose qui le passionnait, il aurait abandonné depuis bien longtemps. Même au lycée, quand on le gavait de règles de grammaire et de noms de pays, il avait envie de décrocher. Heureusement que les cours de biologie - dissection et autres, wow ! - existaient.

    Si Isaac flanchait un jour et s'abandonnait aux beaux yeux de la demoiselle, c'est parce qu'elle l'aurait fait en premier. Certes, Chelsea était une femme d'une beauté très particulière qui pouvait en charmer plus d'un. Mais Isaac connaissait les tactiques, puisque lui-même les exercait. Vous n'allez certainement pas nier qu'il est un beau gosse, doté d'un mystérieux visage resplendissant qui vous amène à lui, qui vous donne envie de le toucher et de percer tous ses moindres secrets ? C'est totalement le cas et vous ne pourrez me le cacher. Ni à lui, ni à moi. Il était profondément conscient de l'effet qu'il avait sur les femmes, mais aussi de l'effet que la blondinette avait sur les hommes. C'est pourquoi cette fois il ne montrerait aucun signe d'intérêt pour l'attirer dans ses filets. Il attendrait qu'elle devienne impatiente, qu'elle se tarde de le voir enfin perdre cet équilibre. Mais dans ses faits et gestes, elle en viendrait à faire un faux mouvement qui donnerait la médaille d'or à Isaac. Il suffisait d'attendre ; et il en était capable. Donc, oui, la question est belle et bien : Une irrésistible contre un impénétrable, qu'est-que ça donne ? Bonne question. Elle sera élucidée au cours de cet entretient, je crois bien.

    Peut-être Isaac et Chelsea était tout simplement beaucoup trop les même ? Ne pouvant être complémentaires, ils finissaient par se marcher sur les pieds et donner un sentiment d'infériorité à l'autre. Non, ils ne devenaient ni l'un ni l'autre inférieurs, je dis bien que ce n'est qu'une impression. Tout deux étaient trop habitués à ressortir vainqueur de chaque querelle, de chaque bataille, de chaque guerre. Alors maintenant qu'ils étaient confrontés à un égal, à un soldat aux mêmes tactiques et aux mêmes stratagèmes, comment réagir ? Chaque coup qu'Isaac lançait, Chelsea l'interceptait comme si elle-même avait conçue l'attaque. Et vice-versa. Peut-être que toutes ces belles paroles qu'ils se disaient depuis leur rencontre n'aboutiraient à rien. Qu'ils se rendraient compte dans quelques heures que la nuit serait tombée, qu'ils auraient fait le tour des sujets, qu'ils n'auraient pas réussi à trouver la faille de l'autre. Certes, Isaac ferait en sorte que ça n'arrive point. Mais sait-on jamais.

    Chelsea ne répondit pas, elle ne fit que rire. Haha. En fait, Isaac n'avait même pas eu à se poser de questions quand il avait choisit sa filière. Il ne s'imaginait tout simplement pas en droit, en art, en lettre, en marketing, en administration. Tout ça était tellement loin de lui. Le jeune homme n'avait jamais aimé ces chiffres-là, argumenter sur n'importe quoi, faire son artiste, vendre des produits. Il se vendait lui-même, c'était bien assez. Non, plus sérieusement, lorsque la conseillère en orientation venait pour leur parler des métiers disponibles, leur faire passer des tests, Jordan s'amusait à écrire n'importe quoi, tout simplement. Juste pour lui en boucher un coin. Il se connaissait mieux que quiconque, alors ce ne serait certainement pas une dame rondelette qui viendrait lui dicter ce qu'il devrait ou non faire de sa vie. Le jeune homme avait 20 ans, il savait ce qu'il voulait dans la vie. C'était ça. Prouver aux autres que lui pouvait se guérir, et ne plus faire vivre ce sort à d'autres. En plus, s'il devenait médecin, il aurait ses raisons pour demeurer célibataires. Emploi du temps chargé, chiffres de nuit, stress et pression ...

    Non, Isaac ne sortait pas toutes sortes de théories. La vie ne fonctionnait pas grâce aux théories d'une idiote blondasse qui se prend pour une autre. Qui se prend pour la créatrice et qui connaît donc chaque parcèle de la personnalité de n'importe qui, qui peut tout cerner, tout savoir. Le jeune homme trouvait que c'était juste con de se poser des questions trop poussées. Mais pour donner son point de vue, il fallait tout de même qu'il sorte lui aussi une base de raisonnement, bien que non fondé ni très philosophique. Oui, il avait haussé le ton. Seulement, Isaac n'était pas en colère - loin de ça d'ailleurs. Elle ne réussirait pas à le voir dans tous ses états, pas aujourd'hui du moins. Il voulait juste mettre un peu de poids à ses paroles. Visiblement, ça avait marché, puisque Chelsea mit plus de temps à lui répondre cette fois. L'histoire méritait réflexion, apparemment.

    « Ne me crois pas, je me fiche totalement de ce que tu peux bien penser de moi et de mon air blasé. Et puis, tu trouves que vouloir la mort, c'est vouloir le bonheur ? Que de s'ouvrir les veines après une dure journée, c'est flotter sur un petit nuage de bonheur ? Non, ce n'est pas ça la définition générale de ce mot. Pourtant, c'est exactement ce que certaines personnes veulent et recherchent sans cesse. Et là, je ne parle point de moi. Jamais je ne m'abaisserai à des actes aussi lâches. Et pour ce qui est de notre petit jeu : tu me connais bien mal. Je suis invincible aux jeux de patience et d'endurance mentale. »

    Isaac n'était pas énervé. Il avait l'air énervé ? Ce n'était certainement pas son intention. Lui montrer rien qu'un peu qu'elle pourrait l'avoir atteint avec ses paroles était inconcevable ; ce ne serait jamais le cas. Lui aussi était très sûr de lui. Il n'avait pas une seule fois remis en question ses propos depuis le début de la conversation. Il soutenait son point, et ne lâcherait pas et ne lui ferait pas entendre raison. Lui non plus ne pouvait pas se permettre de perdre, il aimait bien trop jouer.

    Isaac aimait s'entretenir dans un lit avec la première et parfois la deuxième catégorie. La première - celles qui sont de vrais livres ouverts - parce qu'il sait exactement à quel moment la ramener chez lui, quoi lui faire et quoi lui dire pour la charmer et lui faire assez plaisir pour qu'elle veuille bien donner en retour. C'était simple, efficace mais surtout très plaisant. La deuxième catégorie, parce que ces femmes faussement mystérieuses pimentaient un peu le jeu sensuel des préliminaires, mais de l'étape du "avant". Leurs regards voilés, leurs sourires de femmes fatales. Isaac en raffolait. Par contre, la troisième catégorie ne lui plaisait pas tant que ça. Il classait Melissa dans cette catégorie, malheureusement. Elle n'en avait pas tous les attraits, mais quelques-uns. C'est probablement pourquoi ils s'aimaient tout en ne pouvant passer à côté d'une dispute. Les femmes qui étaient réellement mystérieuses attiraient Isaac tout en le repoussant. C'était des plus étranges phénomènes. Donc, vous comprendrez que Chelsea l'attirait comme une aimant, tout en lui donnant envie de cracher sur le sol toute sa haine.

    « Tu m'en vois très heureux. Je n'ai pas besoin d'un parasite philosophe qui me colle au cul. »

    Mentir, mentir. Ce n'est plus rien de nos jours, mentir. Isaac le faisait constamment. Il mentait à tout le monde. À ses parents, à Melissa, à ses amis, à lui-même. Surtout à lui-même. Il était tellement doué à ce petit jeu que parfois même il arrivait à se croire lui-même. À se convaincre que c'était la vérité. Donc, devant l'assurance de Chelsea, même si ses paroles laissaient planer le doute, Isaac n'était pas émerveillé. Disons qu'il était rendu assez doué pour lire l'expression faciale de la jeune femme. Ses traits étaient beaucoup moins posés qu'il y avait de cela quelques minutes. Ce qui le fit sourire, légèrement. On dirait bien que les deux jeunes gens étaient en train de se prendre dans leurs propres filets. Si ça continuait, tous les deux se ramasseraient les pieds dans les plats. À présent, ce n'était qu'une question de temps : lequel des deux flancherait en premier ? Pas lui, en tout cas.

    Isaac lui aurait bien voulu une femme plus agréable pour le réchauffer. Car il est vrai que ce grenier commençait à être légèrement frisquet. De plus, l'heure du midi allait bientôt sonner, et les va-et-vient des étudiants dans l'université ne ferait qu'accentuer les courants d'air froid qui se faufilaient par les portes. Évidemment, ça ne se rendrait pas aussi facilement jusqu'au dernier étage, où ils se trouvaient, mais en tout cas ça ne jouait pas non plus en leur faveur. Bref, Isaac releva la tête un peu quand Chelsea lui sourit distraitement avant de se tourner légèrement de dos à lui, pensive. Le surfeur croisa les bras et releva les épaules. Puis, dans un élan de compassion en voyant les bras souffrant de chair de poule de la blondinette, le jeune universitaire se releva et alla se postrer juste derrière elle, et déposa sa veste sur ses épaules froides. Étrangement, elle la garda. Isaac s'était attendu à ce qu'elle ricane et lui redonne sa veste en arborant son air hautain. Ce ne fut pas le cas, et encore une fois, il sourit.

    « Ah. Félicitations. Si tu savais à quel point je m'en fiche. »

    Chelsea lui confia ensuite qu'elle, elle préférait l'effet de suffocation que produisait la chaleur tout en étant constamment gelée comme un glaçon. Pour la piquer un peu, et aussi pour s'amuser à nouveau, Isaac lui répliqua qu'il s'en fichait, qu'il n'en avait rien à faire. D'une façon beaucoup plus moqueuse, évidemment. Pourtant, la demoiselle sembla ignorer cette attaque gratuite et continua sur son idée en lui prouvant ses dires. Les doigts glacés mais doux de la blondinette effleurèrent son cou. Le contact était rafraîchissant. Isaac baissa les yeux un moment pour savouer cet instant, puis releva ses iris dorés vers ceux de Chelsea. Durant cet échange, ce fut comme une décharge électrique, et la demoiselle enleva brusquement sa main. Ce geste fit sourire le surfeur, d'autant plus qu'elle soupira tristement par la suite, comme déçue. Lui ne ressentait aucunement de la pitié pour elle. Comment pourrait-il ? Alors il fut content de voir qu'un nouveau sourire se dessina sur les lèvres de Chelsea. Leur jeu continuerait, et ma foi ils ne s'en lassaient tout simplement pas. Oui, il venait de lui avouer qu'il la voulait elle. Le changement d'attitude de la part de la blondasse frappa aussi Jordan. Pourquoi une telle réaction après une déclaration aussi insignifiante ?

    Puis, continuant sur une attitude changée, et plutôt étrange, Chelsea se recula de lui. Beaucoup plus que nécessaire. Quoi, avait-elle peur qu'il lui saute dessus et la viole ? Franchement, Isaac disait à la plupart des filles qu'il croisait qu'il les voulait. C'était pour les amadouer. Ça ne la rendait pas plus spéciale, alors vraiment il ne saisissait pas pourquoi elle agissait de cette façon. Après une certaine distance, elle arrêta enfin de mettre un pied devant l'autre et reprit d'une voix nouvelle, beaucoup moins confiante, mais avec des propos toujours aussi poignants. Heureusement, sinon Isaac aurait commencé à croire que la partie était déjà terminée.

    « Vexé ? Par toi ? Oh franchement, tu surestimes le pouvoir que tu as sur moi. Qui est en passant, inexistant. Et puis oui, je serais prêt à t'humilier pour flatter mon orgeuil. À quoi pensais-tu ? »

    Isaac avait aussi commencé à réfléchir à retourner en cours, ou bien à rentrer chez lui. C'était visiblement une perte de temps. Chelsea était aussi mauvaise et bornée que lui. Cette conversation n'aboutirait nul part, sauf à se rendre compte qu'ils n'étaient pas invincibles. Du moins, pas l'un contre l'autre. Et je doute fort bien qu'ils veuillent le savoir, ou être confrontés à cette vérité. Cependant, Isaac avait le même raisonnement que la blondinette. Partir était comme sortir le drapeau blanc. Ils ne pourraient pas vraiment remettre cette conversation à plus tard. C'était maintenant ou jamais, même s'il fallait y passer la nuit. Des confrontations, il y en aurait d'autres. Mais il vaut mieux gagner le maximum de points durant les batailles, pour qu'au final, la guerre ait été remportée haut la main. C'est pourquoi lui aussi resta planté en plein milieu de grenier, fixant la demoiselle en retrait.

    « Le deuxième cas est à rayer de la liste alors .. bats-toi. »

    Deux perdants ? Mais non, mais non. Il ne peut y avoir qu'un seul perdant à un jeu, donc forcément un gagnant. Ce ne serait certainement pas cette femme-là qui remporterait ce titre. Isaac n'était pas que fort physiquement, mais mentalement aussi. Et c'est cette dernière qualité qui est requise lors d'une confrontation aussi sournoise et poignante que celle que partageaient les deux connaissances. Puis, Chelsea détourna la question du jeune homme en ajoutant une poignée d'humour à la conversation. Surpris d'abord, il haussa les sourcils, puis rigola moqueusement en secouant la tête.

    « Je n'ai jamais dit que je les aimais. Au contraire, elles me donnent envie de sauter par la fenêtre. »

    Dit-il en tournant justement la tête vers la fenêtre du grenier.

_________________

    « Before you, my life was an endless night.
    Very dark, but there were stars.
    Points of light and reason.
    And then you shot across my life like a meteor.
    Suddenly everything was on fire.
    There was brilliancy, there was beauty. »
    - Vava by Atwi. Icons @ LJ.
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