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 OMG... What Am I doing here?![Ele]

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Alexander Hellwood
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MessageSujet: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Ven 14 Nov - 1:55


    Une chambre blanche, des rideaux bleus et une télé noire qui 'nétait pas allumée. La déco manquaitn de gout, et un décorateur new yorkais n'aurait pas été de trop pour refaire cette chambre. Ce n'était pas un cinq étoile, rien que l'air qui entrait par les narines d'Alex le criait par son odeur. Il y avait du vacarme dans le couloir, une femme criait alors qu'une autre tentait de la calmer de l'autre coté de la porte. Il n'entendait que des bruits éttoufés, rien de bien clair. D'ailleur, il voyait d ela même maniére, autrement dire, tout en flou, en nuance de couleur mais aucune forme claires. Une question arriva tout de suite a l'esprit du jeune homme qui se rendait compte qu'il était allongé dans un lit une personne, le tout en même temps qu'une migraine. Mais ou était il?!

    Il avait du mal a s'habitué de nouveau a la lumiére. Celle ci venait d'une grande baie vitrée close sur l'extérieur. D'apres ce qu'il pouvait appercevoir, il avait une belle vue sur Blueside, mais pas celle qu'il avait depuis le heavenwood. Donc, il n'était pas dans son hotel. Ensuite ce lit, ces draps absolument rêchs au possible avec pas un minime pourcentage de soie. Définitivement pas au heavenwood ni même chez lui. Et puis, il ressentait de vives douleurs qui lui lancinaient le corps a plusieurs endroits, principalement le bras droit, les jambes et le coup. Il tenta de bouger son bras mais en ouvrant les yeux, il se rendit compte qu'a la place de sa main droite, il avait un joli platre blanc et énorme qui heuresement lui laissait tout de meme un bout de la main dépasser. De la main gauche qui elle était intacte, il passa son doigt sur son coup et sentit une longue entaille entrecroisée de plusieurs fils. Il venait d'être recousu. Apparament, il était a l'hopital.

    La morphine fit doucement effet, il se sentait plus léger, comme appaisé de toutes ces douleurs qui le brulaient. Il venait de tout comprendre en vyant les lieux, il se remémorait la soirée. Tout avait si bien commencé, il était chez Eleonore, il était de retour a sa vie d'avant, celle qui lui avait tellement manquée. Elle lui avait pardonné son absence totalement injustifiée qui n'avait pour autre raison que de la fuir elle, ou plutot d'essayer d'enterrer les sentiments qu'il ressentait pour elle. Alex se reveillait peu a peu, il toucha son visage et sentit qu'il commençait a avoir de la barbe. Se connaissant tres bien, il se dit qu'il devait etre ici depuis deux jours, maximum trois. Il n'avait aucune idée de l'heure, sachant juste que le pale soleil automnal donnait deja beaucoup de ses rayons. La suite de la soirée arrivait en même temps...

    Il avait du parti apres un coup de fil de son pére pour aller accueillir des relations a lui. QUand il disait relation, il parlait évidemment de mafia de las vegas, bien moins connue que l'italienne mais plus dangereuse. Il ne savait pas dans quoi il mettait les pieds, et son pére n'avait rien fait pour l'aider. Il s'était donc rendu a son casino afin de les voirs, et alors qu'ils proposaient de s'associer avec le fils de la famille Hellwood, Alex avait dit non. Tout simplement refuser par un " non merci messieurs". Il avait été courtois, poli et tout cela, mais visiblement, les relations de son pére n'acceptaient pas les refus, même donnés en bonne et due forme. Sur le moment, rien ne s'était passé, les deux hommes qui venait de la cité d'Emeraude s'étaient regardé et étaient partis. Alex était aux anges et allait aller rejoindre Ele qui devait encore être chez elle. Il se rappelait avoir fait de l"ironie sur son sort, en pensant que si Andrew avait redébarquer, cela allait surement aller mal. Il était déscendu au parking et avait repris son coupé roadster qui avait tant de valeur.

    Cela faisait dix bonnes minutes qu'il roulait et il était sur la sorte d'autoroute qui permettait de contourner Blueside et d'aller bien plus vite. Il venait de voir un panneau qui indiquait la limitation de vitesse quand il se sentit percuté par un quatre quatre énorme qui envoya Alex percuté les barriére de sécurité située au milieu de la route. Et puis apres, plus rien, un trou noir comme un gouffre dans lequel la conscience d'Alex avait pénétré tete la premiére. Enfin il comprenait ce qu'il faisait a l'hopital. Il sentait la douleur le lancer au cou, et pensa que la coupure devait être étendue et profonde. D'apres son positionnement, c'était la ceinture qui lui avait fait cela, mais il s'en tirait avec uniquement un bras cassé et s'estimait donc heureux. Il pouvait bouger les jambes, profitant de cette mobilité pour vérifir qu'il n'avait simplement que deux tres gros ématomes sur les membres inférieurs. Finalement il n'y avait pas de quoi fouetter un chat... Mais s'il avait dormi deux jours?!

    Alors qu'il se demandait si cela était du a un manque de sommeil du au retour d'europe ou a une cause médicale, la porte s'ouvrit a la volée, laissant a la fois entré du bruit, encore plus de lumiére et une personne...



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Eleonore E.Carrington
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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Ven 14 Nov - 21:56

And I was born in morphina
I had to learn, to breath, and swim,
into my glass of hospital...




    - Navrée, mademoiselle, mais vous ne pouvez accèder à la chambre de monsieur Hellwood aujourd'hui.

    Le ton était sec et indiscutable, mais accompagné d'un sourire. Un drole de sourire que cette blonde habillée de blanc devait avoir l'habitude de servir à tous les gens angoissés qui se trouvaient dans la salle d'attente. L'ambiance était étouffante. Le tableau était pathétique. Risible, meme. Il y avait là la dame blanche au sourire figé, un interne vert aux yeux hagards qui scrutait un écran d'ordinateur avec l'intéret d'un caniche pour l'herbe à chat. Plus loin, sur une des nombreuses chaises capitonnées de cet infame plastique transparent qui couine dès que l'on s'asseoit dessus -Ele n'avait pas meme tenté l'expérience- se trouvait un souffeteux qui toussait à s'en décrocher les poumons sur sa voisine d'à coté, une petite rousse insignifiante avec une jambe dans le platre. Ajoutez à cela un bébé braillard qu'une mère ne cesse d'appeler "son ange de douceur", "son coeur de miel", d'une voix pleine d'emphase et le regard brillant de bonheur -à croire qu'elle était masochiste ! Au milieu de tout ce bruit, de toute cette populasse, se tenait une Eleonore à l'aspect fragile et au teint livide, mais o combien plus noble que tous ces moribonds. Sa bouche au tracé si joli était actuellement crispée, mais ses lèvres restèrent closes. Ses grands yeux bruns brillaient de fatigue, mais, pourtant, une lueur hautaine en éclairait l'iris avec une telle force que l'infirmière au sourire Colgate-mais-n'insistez-pas-mademoiselle avait abaissé un instant son regard de lapin albinos.

    - Madame, dit Ele avec calme mais sans douceur, vous rendez-vous compte que cela fait déjà deux fois que vous m'avez priée de repartir ? Je ne tiens plus. Je veux le voir. Tout de suite.

    Le sourire stéréotypé redoubla d'intensité car, à travers l'intonation déterminée d'Ele, elle avait du réussir à percevoir les accents de frustration et d'inquiètude que la jolie brune avait pourtant tenté dedissumuler de son mieux.

    - Les règles sont les memes pour tous, mademoiselle, et je vous prierais de bien vouloir...

    Ele n'écoutait pas. Elle n'en pouvait plus de se trouver face à la dame blanche, et, détournant finalement son regard de cette pauvre créature, elle la contourna sans un mot, se dirigeant visiblement vers la sortie, à priori résignée... à priori... L'infirmière retourna vaquer à ses occupations, et notre adorable brune fila dans un couloir, sur la droite, sans trop savoir où elle allait.

    Un simple coup de fil avait tout changé. La voix grave du père d'Alex (cette voix si dure mais pourtant pas dépourvue de charisme) s'était faite entendre à l'autre bout du fil, et Ele avait souhaité ne jamais avoir déccroché. Trop tard, pourtant. Il lui avait exposé ses plans, croyant s'adresser à son fils. Alex lui avait déjà dit que son père traitait certaines affaires douteuses, mais la demoiselle n'en connaissait guère l'ampleur. Elle pouvait imaginer vaguement de quoi il s'agissait, mais elle n'avait pourtant jamais vraiment questionné son complice pour autant. Ce genre d'histoire l'effrayait un peu, et, moins on en savait, mieux on se portait, en général. Pourtant, quand elle avait appris que le jeune homme était à l'hopital, son sang n'avait fait qu'un tour. Il était plus qu'aisé de faire le lien entre les "relations" de son père, et l'accident du bel héritier... Et c'est cette aisance qui angoissait la demoiselle. Qu'avait-il pu se passer entre eux pour qu'Alex se retrouve propulsé avec sa voiture au fond d'un ravin ? Des problèmes d'argent ? Untrafic quelconque ? Une association refusée ? Une promesse non honorée ? Ou bien Alex les avait-il tout simplement pris de haut, comme il sait si bien le faire, prenant ses airs de dandy à l'humour cynique ? Oh ! Elle allait devenir folle si elle n'avait pas de réponses tout de suite... Et la dame en blanche était peut-^^etre à sa poursuite en ce moment m^^eme ? Comme si elle n'avait à penser qu'au mécontentement d'un lapin échapper du chapeau de son magicien... Ah non mais franchement !....

    Le couloir blanc était flanqué de portes à droite et à gauche. Au bout du couloir, un autre, puis un autre, et encore un autre. Comment était-elle censée trouver la bonne chambre ? A vrai dire, elle n'avait meme qu'une vague idée du couloir dans lequel se trouvait Alex, mais, fortune ou hasard, elle se retrouva dans le bon assez rapidement (certes, après etre entrée d'abord dans la chambre d'un centenaire qui aurait bien voulu la retenir pour avoir quelqu'un à qui raconter les histoires du "bon vieux temps", puis avoir failli etre prise en flagrant déli d'intrusion par un des médecins en blouse blanche). Elle entra précipitemment dans la chambre du beau blessé, son coeur battant à tout rompre (elle se dit que si elle s'évanouissait, au moins, il ne manquerait pas de personnel pour s'occuper d'elle). Il lui fallait pourtant etre forte. Pas question de pleurer. Mais elle avait si peur ! Elle n'osait pas contourner ce rideau blanc derrière lequel devait etre étendu Alex... Et s'il était défiguré ? Pire : s'il n'arrivait pas à se souvenir d'elle ni de quoique ce soit d'autre ? Pire encore : si un coma l'avait assailli entre le moment où la dame blanche avait dit à Ele "il est hors de danger mais vous ne pouvez pas le voir pour le moment" et celui où elle passait la porte de la pièce blanche et suffoquante ? Et s'il en voulait à Ele de lui avoir conseillé de rappeler son père ? Oh ! Elle-meme s'en voulait tant... Si seulement elle avait fait la tetue, lui prenant son téléphone sans le décrocher, et continuant tranquillement à le cajoler... La soirée aurait été tellement amusante, tellement douce... Mais, au lieu de cela, l'un avait fini à minuit sur une table d'opération et l'autre au milieu d'une salle d'attente parmi des pestiférés... Elle était coupable, terriblement coupable, et si honteuse qu'elle hésita avant de passer derrière le paravent.

    Pourtant, une force la poussa à avancer -prudemment, certes, mais à bouger tout de meme. Elle avait besoin de le voir, ne serait-ce qu'une seconde. Il fallait absolument qu'elle ait la confirmation visuelle de sa bonne santé (tout est relatif, je sais). Peut-etre qu'il dormait, après tout ? Dans ce cas, rien ne l'empechait de jeter un coup d'oeil et de s'éclipser discrètement sans le réveiller, et sans à avoir à subir ses foudres. Elle avait tellement peur qu'il la haisse... Cette epur était invraisemblable : ce n'était pas Ele qui l'avait poussé du haut de la cote, quitte à le tuer. Mais un esprit noyé par la fatigue et terrassé par l'anxièté peut inventer bien des fautes hallucinantes et se perduader de la responsabilité de sa propriétaire...

    Elle se rendit vite compte qu'elle était chancelante, du haut de ses chaussures à talons noires, et il lui fallut encore moins de temps pour constater qu'elle frissonnait à la limite du tremblement. Elle s'arreta à quelques centimètres des rideaux. Il s'en échappait une odeur piquante de désinfectant. Tout était propre, net, blanc et insipide en ces lieux. L'ambiance morbide étreignanit le coeur de la jeune femme presque autant que la crainte de ce qu'elle allait voir. N'imaginez cependant pas, lecteur, qu'elle avait l'air d'un fragile objet au milieu d'une pièce vide. Son regard avait gardé cet éclat de détermination et de volonté farouche, et son port était toujours altier, seulement, elle était moralement bouleversée, au désespoir, et ne connaissait aucun remède à mal qu'elle ressentait. Prenant une longue inspiration, elle passa de l'autre coté, et leva les yeux vers le lit. Le platre imposant, les cicatrices profondes, les fils durs qui fermaient les entailles... tout cela aurait pu etre la première chose à la frapper. Si elle avait vu tout cela en premier, elle aurait sans doute poussé un cri d'effroi, mais aurait fini par etre soulagée -Alex était bel et bien vivant, et conscient. Pourtant, aucun son ne put passer ses lèvres. Elle se figea, se raidit un instant, retint son souffle déjà haletant. Ce qui la pénétra tout d'abord fut le regard du jeune homme, qui croisa le sien à l'instant où elle fut visible. Toujours cette lueur chocolat brillante. Il n'avait pas l'air abattu, ni meme d'avoir trop mal -merci morphine- quoique le plus petit mouvement semblait lui couter des efforts incommensurables. Il ressemblait beaucoup au Alex de d'habitude, sauf que celui-ci, d'ordinaire, préférait les costumes de marques prestigieuses aux chemises de polyester.

    Elle resta droite un moment qui lui parut des siècles. Sur son visage passaient toutes ses émotions les unes après les autres : la peur cèda rapidement place à la surprise, puis à l'effroi, puis, lorsqu'elle se détendit légèrement, une lueur d'intense soulagement illumina son regard. Ses jambes ne la portaient plus, et il lui fallut s'asseoir. Elle alla donc jusqu'au bord du lit du blessé, et, prudemment, s'y assit. Elle n'osa pas toucher le jeune homme, tout d'abord. Elle avait bien trop peur de déplacer les tuyaux que l'on avait relié à ses veines ou de lui faire mal en l'effleurant simplement.

    - Je suis tellement désolée, arriva-t-elle à articuler d'une voix meurtrie.

    Elle n'arrivait pas à interpréter l'éclat de ses yeux, et n'osait plus le regarder dans les yeux, à vrai dire. Elle contempla son platre, ses bras lacérés (oui, lecteur, ces memes bras forts et rassurants qui avaient ensserré la taille gracile d'Ele quelques heures avant cette catastrophe), son cou blessé que l'on avait recousu avec application. Elle sentit sa gorge se serrer, son estomac se nouer. Sa vue se brouilla progressivement, et elle espéra qu'elle n'allait pas faire un malaise, avant de se rendre compte que, si elle n'y voyait plus grand chose, c'est parce que des larmes demandaient à couler le long de ses joues pales. Elle les empecha formellement de commettre leur méfait humiliant. Elle devait etre forte, elle n'était pas là pour fondre en larmes. Mais elle s'était tellement inquiètée ! Elle avait souffert en une nuit davantage qu'elle ne l'avait fait dans toute sa vie. Meme lorsqu'Alex l'avait laissée seule à Blueside, elle avait moins souffert, car, malgré l'absence de nouvelles, elle se doutait malgré tut qu'il allait bien. Là, elle avait la certitude qu'il allait mal, blessé, se vidant peut-etre de son sang au fond du camion des urgences. Elle avait imaginé les pires scénarios, et s'était empressée de se rendre à l'hopital, incapable de trouver le sommeil tant l'angoisse était poignante. Mais on l'avait gentiement raccompagnée à la porte, la gratifiant d'un sourire idiot en disant qu'on la rappellerait quand il y aurait "du mieux". Cette expression l'avait paniquée, et, après une nuit blanche, elle était revenue à six heures du matin, espérant qu'on lui permettrait de voir le jeune homme. "Impossible, il dort", avait-on répliqué à chacune de ses tentatives de persuasion. Et ce n'est qu'en cet instant, presque deux jours après la tentative de meurtre des "relations" de monsieur Hellwood, qu'elle se tenait enfin face à lui. Elle se sentait vide, à présent, trop lasse pour bouger ou prononcer de nouvelles paroles. Ne pouvant émettre le moindre son, elle tenta vaguement de sourire au jeune homme, tandis qu'elle faisait glisser très doucement le bout de ses doigts sur la main meurtire du jeune homme, le caressant avec une application intense, comme si elle voulait, de ce simple geste, lui retirer toute la douleur qui devait briser son corps si beau. Elle ne pouvait s'empecher de se sentir coupable, et elle attendit donc la sentence comme un tueur résigner à subir le jugement des accusateurs...

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Sam 15 Nov - 2:02


    Ne plus se sentir libre de ses mouvements, savoir qu'il vous était arrivé quelque chose... Tout cela n'était affaire que d'acceptation chez la majorité des perosnnes, se contentant juste de prendre leur mal en patience en essayant de pas trop souffrir ou profitant de ceci pour se plaindre comme jamais aupres de leur proche comme pour attirer l'attention. Une période longue bourrée de médicaments qui les aideraient a aller mieux dans un premier tmeps, puis ils en deviendraient vite dépendants, comme une drogue a laquelle tout junkie ne saurait resister. Tout n'était peut etre affaire que de resistance apres tout? Il suffisait de se laisser souffrir un peu. De tout maniére tous finirait bien par souffrir, que ce soit au début sur le lit a refuser trop de médicaments, ou a la fin, en cure de seuvrage a cause du trop plein ingurgité au cours de la remise en forme du patient. Evidemment les médicaments étaient légaux alors comment empecher ces fins si dures?

    Alex n'avait pas vraiment peur de la souffrance, ce qui l'effrayait plus était d'être incapable de se mouvoir comme avant, de parraitre plus faible. C'était compréhensible pour celui qui était habitué a voir des gens au quotidien, a se montrer supérieur. Cela était un revers de la médaille en quelques sortes, mais bon, il savait pertinnemment qu'il ne pouvait pas faire accelerer le temps malgré tout l'argent qu'il possédait. Dur a admettre que tout ne s'achéte pas, le temps, la médecine, la guérison.Avant que la porte ne s'ouvre a la volée, Alex essayé de devinait le diagnostique qu'on allait lui annoncer. Un bras cassé, c'était quasiment sur vu qu'il ne sentait meme plus sa peau en dessous du platre. Ses jambes allaient pas trop mal, et la coupure qu'il avait au coup devait etre légérement profonde. Rien qui aurait pu le tuer heuresement. Il avait deux perfusion, une au poignet et l'autre au coude, mais visiblement elles ne servaient a rien. Des cet instant, il n'avait envie que d'une chose, sortir de cet hopital, il les avaiet toujours détesté...

    Enfant, il était toujours relativement turbulent, enfin plutot du genre plein de peps quoi. Il aimait courrir un peu partout, apres tout c'était bien de son age. Il lui arrivait de jouer des heures entiéres avec son cousin et de ne finir que lorsque la nuit tombait. Un jour, alors qu'ils s'amusaient dans la piscine du jeune héritier, les deux garçonnets avaient fait un concour débile, celui que tu fais pour t'amuser sans vraiment le prendre au sérieux car perdre un jeu n'est rien comparé a perdre la vie. Et la vie n'est pas un jeu. Ils jouaient a savoir qui resterait le plus longtemps sous l'eau, en retenant sa respiration. Les images de superman et des autres super héros revenaient dans la tête des deux enfants qui jouaient toujours, étant bien trop jeune pour ne serait ce qu'avoir conscience de la mort. Et puis voila, son cousin n'était pas remonté. La nourrice qui s'occupait d'eux avait en urgent composé le 911 et une ambulance était arrivée, emportant les deux jeunes garçons et la femme n'ayant pas surveiller les deux baigneurs. Le cousin d'Alex s'en était tiré, et c'était la seconde fois de sa vie que l'héritier mettait les pieds a l'hopital, l'autre étant sa naissance évidemment.

    Alex n'avait absolument aucune idée du duel contre l'infirmiére qu'avait fait Ele. D'ailleurs, il ne s'attendait même pas a la voir ici. Comment avaient ils pu la contacter vu que son numéro n'avait même pas été composé une fois dans son portable? Lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir et qu'il apperçu la jeune femme, il ne peut s'empecher de sourire. Doucement car il était pas dans un super état mais un sourire sincére tout de même. Cela faisait autant de bien de la voir ici que de la retrouver comme deux jours auparavant. Mais elle n'avait plus l'air aussi sereine qu'avant, elle avait du s'inquiéter pour lui. Alex avait repris un peu de couleur et surtout de la force, mais apres tout, il était toujours sous drogues. Il évitait juste de bouger mais le fait de voir la jeune femme lui donnait une sorte d'énergie bien particuliére, tres loin de l'énergie du desespoir, c'était bien le contraire.

    Il y eu un moment ou personne ne bougea, bon ok Alex ne pouvait pas faire grand chose mais bon, personne ne cillait des yeux, les deux jeunes gens se regardaient, melant leur regard flamboyants. Il était trop heureux de la voir ici pour dire quelque chose, mais suffisament conscient a présent pour comprendre totalement ce qui lui était arrivé. Et Ele, qu'elle était son excuse a elle pour ne pas parler? La peur qu'il l'ait a nouveau abandonner? S'il l'avait fait cette fois la ce n'était pas de sa volonté propre, il y avait été un peu obligé, coup de pouce donner par le destin. Il aurait mieux fait de ne pas céder a son pére, de ne pas y aller, mais il avait fait le mauvais choix, et payait pour cela.

    Elle s'approcha enfin de lui, ayant perdu un peu de cette attitude altiére qui la caractérisait si souvent. C'était elle nquiété pour lui? La voir comme cela montrait a Alex une nouvelle facette de la jeune femme qu'il ne connaissait pas encore et qu'il ne doutait surement pas d'apprécier. Apres tout, rien n'était innapréciable chez la jolie brune qui se tenait devant lui.Les quelques mots qui sortir de la bouche de la jeune femme surprirent Alex. Pourquoi était elle désolée? Elle n'avait absolument rien a se reprocher, ce n'était pas sa faute a elle, c'était sa faute a lui, ainsi qu'a eux, mais en aucun cas la sienne. Le jeune Hellwood souria doucement, ses muslces de s joues n'ayant aucune insidence sur son cou, tout allait bien. Il tenta de regarder Eleonore dans les yeux mais elle avait volontairement baissée la tête vers le sol. Pourquoi se sentait elle coupable?

    - Hey tu n'as pas a être désolée Ele...

    Il sentit ses doigts carressant doucement sa main non platrée, comme ce contact était bon. Il n'était pas conscient de ce qui s'était passé pendant les deux dernier jours mais il savait qu'aucune infirmiére ne pouvait être mieux qu'elle. Il entremela ses doigts au siens, tout doucement, ne voulant pas faire de geste brusque pour ne pas se blaisser lui même. Les bleus lui couvraient les membres et rendaient plus difficile chaque mouvement, comme lorsque l'on faisait trop de sport avec des muscles endoloris. Il se redressa légérement dans ce lit qu'il trouvait plus qu'inconfortable, bien trop habitué a son matelas a 10000 dollars piéce. Il chercha le regard de la jeune femme qui remonta a nouveau son beau regard chocolat vers lui. Ses yeux étaient légérement brumé mais dans l'état ou il était, il n'allait surement pas sortir de blague envers elle. Il ne la sentait pas rassurée, alors qu'il allait mieux et qu'il ferait tout pour sortir des le plus tot de cet hopital ou il se sentait deja clostrophobe... Il dit a nouveau:

    - Tu sais que c'est juste et entiérement ma faute... Si je n'était pas parti deux mois, je saurais encore conduire une voiture en amérique.

    Il espérait la faire sourire, revoir cet éclat dans ses yeux. Mais ce qu'il voulait par dessus tout, c'était qu'elle ne sache rien de la véritable nature de l'accident, ca il le réglerait en interne avec son pére. Il ne voulait pas qu'elle s'inquiéte a propos des relations hors norme qu'il pouvait avoir, préférant juste qu'elle s'imagine avec je ne sais qu'elle autre fille. Cet accident avait il changé quelque chose entre les deux jeunes gens?


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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Sam 15 Nov - 16:59


    Ele comprenait mieux que quiconque le sentiment de frustration qui devait assaillir le jeune homme en ce moment. Ayant passé de longues semaines cloitrée dans un hopital parisien, elle savait que l'enfermement peut etre éprouvant, meme lorsque l'on est détenu ainsi pour notre bien. Il y avait bien sur quelques différences entre leurs deux situations. Tout d'abord, elle n'avait pas été précipitée par une bande de mafieux au fond d'un ravin, à une vitesse abominable. Ensuite, son père s'était chargé de s'assurer qu'elle allait etre soignée, tandis qu'elle n'avait pas vu monsieur Hellwood dans la salle d'attente de l'hopital, pour voir son fils. Puis, Alex allait trouver un moyen de sortir d'ici une semaine tout au plus, alors qu'Ele avait été gardée en observation très longtemps... trop longtemps. Enfin, les blessures d'Alex étaient nombreuses visibles, quand celle de Ele, unique, était profondément cachée. Son coeur était atteint, et la seule trace de ce mal en surface était une fine cicatrice sur la poitrine de la jeune femme. Et encore, celle-ci allait vite disparaitre, tandis que celle qu'Alex allait avoir dans le cou risquait de laisser une marque. Pourtant, l'un comme l'autre s'étaient retrouvés branchés à une perfusion, drogués par des médicaments destinée à calmer la douleur, avec la profonde envie de s'évader. Elle se doutait donc de ce que devait etre l'état d'esprit actuel du beau jeune homme, et son sentiment de culpabilité ne fit qu'augmenter.

    Les memes questions lui revenaient continuellement en tete : si elle n'avait pas décroché le téléphone ? Si elle avait retenu Alex ? Si elle avait insisté pour l'accompagner ? Que se serait-il passé ? Tout aurait été différent, sans doute... Elle avait peur de ne jamais pouvoir se faire pardonner, peur qu'il ne croit pas en ses remords. Elle s'en voulait à un point tel qu'elle s'en degoutait. La pauvre était trop fatiguée pour réfléchir correctement, et relativiser. Dans les situations effroyables comme celle-ci, il faut trouver un coupable sur qui jeter toute l'amertume de son coeur, toute la haine que l'on ressentait. Mais quand la situation catastrophique ne concerne à priori que deux personnes -Ele et Alex, car la jeune femme ne pouvait etre certaine que c'était de la faute des "relations" du père d'Alex- et que l'on ne peut décemment accuser la victime, alors, il ne reste plus qu'une solution. Elle était coupable, s'en voulait terriblement. Alors, c'est sur elle-meme qu'elle déversait intérieurement le venin de son ame anxieuse, s'empoisonnant sans y prendre garde, n'en ayant que faire, de toute manière. Dans son esprit embrumé, tout lui semblait clair : elle n'avait pas retenu Alex, et il avait eu cet accident. Elle aurait du tirer une leçon de leur dernière séparation, qui lui avait été si insoutenable. Elle aurait du tenir parole et ne jamais le laisser partir sans elle. Mais elle ne l'avait pas fait. Elle était coupable.

    Le sourire doux du jeune homme la choqua profondément. Comment pouvait-il trouver la force de sourire à celle qui n'avait su le protéger ? Pire : à celle qui l'avait précipité dans cette catastrophe. Non, non, et non. Il ne devait pas sourire, il devait froncer les sourcils et la renvoyer chez elle, lui donnant pour punition celle de se briser elle-meme par l'angoisse et le remord. Pourquoi est-ce que cela lui fit si mal de le voir si apparemment détendu ? Il n'avait pas l'air de lui en vouloir, et ne semblait pas disposé à lui dire toutes les pensées blessantes qu'il devait à présent avoir pour elle. C'était incompréhensible. Ele garda les yeux baissés, et retint son souffle, attendant qu'il parle, qu'il lui fasse au moins des reproches. Mais rien. Il se contenta d'entrelacer leurs doigts avec beaucoup de douceur et de précautions, afin de ne pas se faire mal, sans doute. Les doigts fins de Ele étaient glacés. Elle avait toujours froid, c'était bien connu, mais la peur la frigorifiait littéralement. Elle se figea, quand Alex eut fini de glisser ses doigts entre les siens. Au moindre mouvement, elle pourrait faire très mal au jeune homme, meurtri comme il l'était, si bien qu'elle préférait tenter de controler les tremblements de ses membres épuisés par la crainte. De quoi avait-elle eu peur ? De nombre de choses diverses, soit très abstraites soit très concretes, et, d'ailleurs, certaines de ses craintes n'étaient pas encore écartées. Gentiment, Alex dit qu'elle n'avait pas à etre désolée. Elle releva la tete, scrutant son beau visage, une lueur d'incompréhension totale dans le regard. Elle était dans un tel état de nerf que le grand blessé semblait beaucoup moins altéré par les évènements qu'elle ne l'était.

    - Mais enfin, Alex... J'aurais du... C'est de ma faute. Il aurait fallu que... que je te retienne, que je t'empeche de partir... Ainsi, tu ne serais pas sur un lit d'hopital en ce moment... Je sais à quel point ce genre de situation peut-etre détestable... Et je m'en veux de ne pas avoir agi de manière à ce qu'elle ne t'arrive jamais...

    Son émotion et son désarroi étaient palpables, jusque dans le murmure de sa voix à l'inflexion de souffrance, jusque dans sa manière de tout faire pour ne pas pleurer. Cela se sentait au premier effleurement, se voyait au premier coup d'oeil. Qu'arrivait-il à Eleonore Carrington ? Un bon titre de roman, qui, d'ailleurs, pourrait etre écrit en douze tomes, tant ce qu'elle ressentait confusément semblait complexe. Elle tenta de respirer profondément, pour se calmer, mais cela fit l'effet inverse, car, en tentant de se détendre, elle s'était remise à trembler. Honteuse, elle retira lentement sa main de celle d'Alex, se disant d'une part qu'elle était ridicule, et, d'autre part, qu'elle allait vraiment finir par le blesser, si elle n'arrivait pas à se maitriser tout de suite -et cette seule pensée contribua à faire augmenter la pression qui l'assiègeait toute entière. Elle regarda Alex, l'air profondément désolé. Il avait du souffrir le martyr, il avait du croire que la mort approchait... Ce n'est -heureusement- pas tous les jours que l'on tombe dans un ravin. Comme il avait du avoir peur ! Et puis, à présent, il était dans un état physique terrible, si bien que chaque mouvement devait lui faire un mal intense. Pourtant, ses beaux yeux bruns brillaient avec intensité, comme d'habitude, et, aussi curieux que cela puisse paraitre, il avait l'air relativement détendu, depuis qu'Ele était entrée dans la chambre. La demoiselle ne pouvait s'empecher d'observer avec effroi le contraste acerbe que formait la blessure de son cou avec sa peau blanche, et le noir de ses bleus qui maculaient son corps sculptural de leurs taches impies, signes externe de ce que devait etre sa souffrance.

    La tentative du jeune homme pour la faire sourire attendrit un peu la jeune femme qui, incapable de se détendre, arriva tout de meme à satisfaire le jeune homme sur ce point, forçant ses lèvres à dessiner un demi-sourire sur son si joli visage. Sourire pas très convainquant, sans doute, mais sourire quand meme. Mais les paroles d'Alex l'avaient un peu remuée. En effet, elle ne savait rien des circonstences de l'accident, et pouvait donc tout imaginer. Et lorsqu'un esprit vacillant réfléchit vainement, les suppositions les plus abominables sont celles qui restent profondément ancrées en lui. Malheureusement, c'est en réflichissant au pire qu'Ele touchait la vérité de toute cette histoire. Elle se doutait, instinctivement, que les fameuses "relations" n'étaient pas pour rien dans toute cette histoire. Si Alex pouvait etre parfois quelqu'un de dangereux, Ele n'avait jamais eu peur de monter en voiture avec lui, car elle le savait bon conducteur. Alors, il est surprenant de se dire que quelqu'un comme lui, connaissant bien son véhicule, de surcroit, avait pu passer par dessus les barrières de sécurité, comme s'il n'avait pas vu le ravin.

    - Je sais que tu n'es pas en faute, dit-elle à mi-voix, j'ignore ce qu'il s'est passé, mais, crois-moi, je ne goberai pas betement la première histoire que tu pourras forger... Ce n'est peut-etre pas le moment de parler de cela, mais une discussion très sérieuse nous attends, et est déjà programmée pour lorsque tu seras entièrement rétabli.

    Etrangement, à mesure qu'elle parlait, elle avait repris un peu d'assurance, et parlait avec un petit peu plus de calme. Cela n'empecha guère son état de crispation de se manifester de nouveau, la faisant tressaillir sans raison apparente. Allons, allons... "Inspirer, expirer, inspirer... Je vais mourir... Ne dis pas de betises, concentre-toi... Respire..." Bref, c'est là un très petit échantillon des pensées actuelles de la jeune femme, mais ceci contribue à vous donner une idée de ce qui occupait celle-ci lorsque, fermant un instant les yeux, elle se força à se calmer. Quand les battements affolés de son coeur furent moins précipités, quand le moindre bruit ne la faisait plus frémir, elle regarda plus sereinement le jeune homme qui, évidemment, n'avait pas bougé. Alors, une profonde tendresse envahit les iris enflammées de la jeune femme, qui réussit à sourire pour de bon, cette fois. Après tout, il était là, bien vivant, et s'en tirait plutot bien. Certes, le platre n'était pas des plus pratiques, et les bleus et coupures n'avaient pas la réputation de procurer des sensations particulièrement agréables, mais c'était le genre de blessures qui se soignaient. Et puis, s'il voulait bien la pardonner, Ele l'aiderait à guérir correctement. Pour le moment, elle ne voulait pas questionner le jeune homme sur les causes réelles de l'accident, et décida qu'elle allait plutot tenter de rendre sa visite agréable pour le pauvre accidenté au regard de braise.

    - D'ici là, murmura-t-elle en prenant in air légèrement taquin, tu es à ma merci, et je t'assure que cet état des choses est particulièrement délectable...

    Aussi nerveuse qu'elle l'était, Ele sembla absolument paisible, lorsqu'elle fit monter sa main le long du bras du jeune homme, l'effleurant à peine, et veillant à ce que ses doigts ne touchant pas les blessures, mais s'arrangeant tout de meme pour le faire frissonner légèrement. Ses doigts fins redescendirent ensuite comme ils étaient montés, s'arretant un instant pour carresser son avant-bras en en suivant le tracé bleuté de ses veines, puis glissant lentement jusqu'au coeur de sa main, dont elle dessina chaque ligne avec application, sans se départir un seul instant de son sourire en coin. Comme elle s'appliquait beaucoup, pour ne pas lui faire mal, elle réussit à ne plus penser à quoique ce soit d'autre qu'à comment distraire son compagnon, ce qui la détendit elle aussi du meme coup...

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Alexander Hellwood
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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Sam 15 Nov - 22:47

    Retournons dans le passé pres de deux jours auparavant si vous le voulez bien cher Lecteur.

    Alex enlaçait celle pour qui il était inconsciemment revenu a Blueside. Si je ne laissait que cette phrase, Alex ne serait certainement pas a l'hopital couvert de bleus, avec une plaie ensanglantée dans le coup et un bras cassé. Non, il serait toujours chez la jeune femme, avec elle et la soirée aurait été a la fois fabuleuse et mémorable. Mais non, il avait fallu que la technologie s'en mêle. Si ils avaient été au dix huitiéme siécle et que les portables n'existaient pas, Alex n'aurait pas été dans cette chambre sans déco aux murs blancs. Et puis il était parti, il n'avait pas accepté que la jeune femme l'accompagne, sachant trop bien ce qui allait l'attendre a l'hotel. Pourquoi l'aurait il exposé face a ce qu'il pensait bien etre une future menace? Cela aurait été complétement idiot de sa part car qu'il se l'avoue ou non, c'était bel et bien la personne a laquelle il atachait le plus d'importance. Il était arrivé rapidement a l(hotel, pas d'accident en ville qui aurait pu le ralentir malheuresement, non aucune voiture, une route toute ouverte pour lui, de nombreux feu rouge et des ronds points qui lui criaient de rentrer chez lui, ou de retourner chez Ele. Arrivé a l'hotel, il avait retrouvé les deux personnes qu'il devait rencontrer. Deux hommes plus grands que lui, taillé comme des armoires a glaces mais avec des visages que les cicatrices n'avaient pas épargnées. Ils avaient environ trente cinq ans et attendaient Alex dans son bureau. Le premier avait un coupe de cheveux a moitié disco qui fit presque rire Alex, tandis que le deuxieme avait un air bien plus féroce. Mais Alex était l'héritier Hellwood alors il n'allait surement pas avoir peur de brutes qu'il connaissait par l'intermédiaire de son pére si? Le premier a parler fut celui a la coupe de cheveux original:

    - Alexander Hellwood je présume?

    - Oui, tout a fait. Et vous?

    - Notre nom ne t'interesse pas, crois moi. On a failli attendre fiston.

    - La circulation est complétement bouchée a cette heure la vous savez?

    - Ne joue pas a ça avec nous ok...

    - Si vous voulez mais dites moi pourquoi vous êtes la, que nous puissons tous les trois partitr vite d'ici.

    - Ton pére a du te parler de nous et nous a envoyé afin de prendre ici les mêmes... mesure qu'a Vegas. Mais pour cela, il nous faut ton accord car apparament, il nous a dit que tu avais les parts majoritaires de ce casinos.

    - Ecoutez les gars, je vais pas vous faire perdre votre temps, je ne veux pas ressemblez a mon pére, je ne veux pas de toutes ces magouilles ok?!

    - Alex, Alex, s'il était la, tu ne dirais pas cela non? Donc arrête de dire des imbecilités.

    - Désolé mais je refuse, Blueside n'a absolument rien a voir avec Vegas. Je ne changerai pas d'avis, donc messieurs je ne vous retiens pas.

    - Parfait...

    -On se reverra Hellwood junior.

    Les deux hommes avaient quitté la piéce sans rien ajouter d'autre, sans absolument rien laisser transparaitre de ce qu'ils allaient faire dans la demie heure suivante. Alex ne se doutait pas vraiment qu'il allait mourrir, enfin etre victime d'une tentative de meurtre. Tout ce qu'il souhaiait a présent était de retourner voir Ele, même s'il commençait a se faire tard, il était sur qu'elle était loin d'avoir terminé sa soirée. La nuit était bien tombée depuis longtemps, il ne faisait vraiment plus jour du tout et les reverbére n'éclairaient qu'une partie infime de la route. Alex n'avait pas vu arriver le pick-up qui le plongea dans le ravin.

    La chute ne dura pas longtemps, mais pendant ce temps la, une multitude de pensées émergérent de son cerveau. La repmiére était le fait qu'il était abruti de s'être laissé avoir aussi facielement. Non mais tout de même, il aurait du y penser, il était de vegas non? Il savait comment tout se reglait de la meme maniére la bas. Ensuite, il pensa a Eleonore. Il n'avait jamais pu lui dire ces trois petits mots composés en tout de huit lettres t finalement il le regrettait car c'était dans ce moment la qu'il voyait ce qu'il n'avait jamais fait avant cet instant fatidique. Ensuite, pour finir, sa vie presque entiére défila devant ses yeux, enfin les evenements majeurs evidemment. Le tout en une fraction de secondes additionées a une peur des plus rationelles. Il se voyait deja mort, dans un grand cercueil blanc que l'on mettrait en terre, avec tout un panel de gens habillé en noir comme dans un clip de fall out boy. C'était bizarre, lui l'un des méchants de cette ville, n'avait absolument jamais envisagé la mort. Et pourtant, il croyait bien qu'a cette heure si, cette heure sombre, elle allait frapper a sa porte sans qu'il ne puise faire autre chose que lui ouvrir. Pendant le cours moment de la chutte, il avait sensit sa blesure au coup se créée car la ceinture l'avait maintenu plaqué contre le siége, lui sauvant probablement la vie.


    Et maintenant il était a l'hopital, coincé dans un lit qu'il souhaitait quitté au plutot. Mais il était trop heureux d'être en vie vu que la chute qu'il avait du faire ne devait pas être si petite que cela. Il était bon pour se racheter une nouvelle voiture aussi surement, mais cela n'était pas vraiment un probleme, même en temps normal. Apres ce genre de truc, on disait souvent que les gens savouraient la vie comme jamais avant, trop content de ne pas avoir succomber. Alex allait il faire de même? Je ne sais pas, mais en tout cas, il allait seracheter un voiture tres cher avec des airbag partout a présent. Il voyait tres bien dans les yeux de la Ele qui était arrivé qu'elle était inquiéte. Ce qu'il n'avait pas vu avant qu'elle lui dise, c'était le fait qu'elle s'en voulait. Mais pourquoi? Elle savait parfaitement que quand il voulait faire quelque chose, on avait du mal a arreter le jeune Hellwood. Etait ce parce qu'elle avait pris l'appel pour lui, si elle lui aurait di que c'était une deses conquêtes, rien ne se serait passé? Mais la vie pouvait carrément être refaite avec des peut etre, et comme toujours, les gens n'avaient aucune autre possibilité que de vivre dans le présent.

    - hey... Arrete de dire ça, tu n'aurais rien pu faire pour m'enpecher de partir, tu me connais. S'il te plait, ne t'en veux pas car moi même je ne t'en veux pas!

    Ele s'inquiétait, s'était inquiété et le restait visiblement. Ok Alex ne devait pas être super beau a voir dans cette situation, mais il ne pouvait rien faire pour le moment pour réparer le fait qu'il avait fait une chute impressionante en voiture et que ladite voiture avait d'en l'emprisoner un bon moment avant qu'on ne le sorte de la. Il était recouvert d'echymose, blessé, mais la morphine faisait son effet. Heuresement pour lui car sans cela, il était conscient qu'il souffrirait le martyr. L'excuse qu'il avait sorti a la jeune femme était évidemment fausse mais il se refusait a lui dire la vérité. Il ne voulait pas la meler a cela, ni même qu'elle sache dans quelles affaires excatement il avait trempé ce soir. Il ne voulait pas qu'elle s'inquiéte pour elle, le seul probleme qu'il avait a régler avec quelqu'un c'était avec son pére. Le petit discours qu'elle lui tient fit monter sa tension ce qui provoqua un bip de la machine a laquelle il était branchée. C'était hors de question qu'elle sache de quoi il s'agissait.

    - Ele, ce n'était pas une histoire, c'est la vérité, j'ai du ne pas être assez prudent. Tu peux annuler cette conversation de ton calendrier.

    Il ne tenait meme pas a parler de l'accident, il revoyait les images, il revoyait le paysage ou plutot l'horizon qui s'étendait en face de lui et dans lequel il fonçait a cause du pick up poussant son coupé cabriolet. Heuresement que la jeune femme ne l'avait pas accompagné car si elle avait été présente dans la voiture et qu'elle avait été blessée, Alex ne se l'aurait surement jamais pardonné. Il préférait voir le coté positif des choses, la savoir avec elle malgré l'ambiance tendue de la chambre. Il était plongé dans ses pensées mais le contacts des doigts frolant sa peau meurtrie fit revenir alex a la réalité, a cette chambre sans aucun confort dans laquelle il avait dormi pendant une durée inderterminée pour lui. Le moindre geste lui était pénible, mais l'antidouleur le calmait lorsqu'il ne bougeait ni os ni muscle. Malgré le fait que la jeune femme passait a coté de ses bleus, il ressentait de la douleur, mais elle était fortement atténuée par le plaisir de sentir le contact de leur peaux. L'air taquin de la jeune femme lui arracha un nouveau sourire, elle redevenait celle qu'il connaissait, ayant opéré un changement sur elle meme sans que cela se voit. Décidemment, Eleonore Carrington était pleine de surprise.

    - A ta merci? Je t'imaginais plus ... cruelle. Il s'arrêta un instant, souriant de nouveau a la petite pique qu'il venait de lancer a son amie en tant que grand blessé. Puis il reprit: Comment as tu su que j'était ici et pas que je t'avait laissé seule une nouvelle fois au fait?

    Il n'arrivait pas a se l'expliquer. Son pére aurait fait cela? Cela commencait a l'étonner franchement... Enfin vous me direz, chez les Hellwood, rien n'était impossible n'est ce pas?

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Dim 16 Nov - 1:16


    - Oui, Eleonore, c'est Andrew... Hum... A vrai dire, j'aurais préféré te parler directement plutot qu'à ton répondeur, mais il faut que je fasse avec... Hum... Non, en fait, rappelle-moi vite, dès que tu auras ce message, c'est important.

    Il y a deux jours, environs trois heures après le départ d'Alex, le répondeur d'Ele contenait ce message. Le ton un peu angoissé d'Andrew avait surpris la jeune femme, mais elle n'avait pas rappelé, meme si "c'était important". Elle en avait connues, des disputes par téléphone, et, à dire vrai, elle n'était pas d'humeur pour cela ce soir. Andrew allait sans doute piquer une crise de jalousie, l'accusant de l'avoir laissé pour Alex -ce quie était vrai, du reste- de s'etre servi de lui -elle n'aurait pas dit cela en ces termes, mais c'était vrai également- de ne pas l'aimer comme elle l'aurait du -que de perspicacité !... Puisqu'elle savait déjà quel tour allait prendre leur conversation téléphonique, elle décida qu'elle rappellerait plus tard le jeune homme. Cèdant finalement à son envie de chocolat noir, elle passa à la cuisine, et, les deux coudes posés sur la table, sans meme prendre la peine de s'asseoir, elle croqua vaguement un ou deux carreaux, en repensant à Alex. Sa voix avait perdu sa chaleur dès l'instant où il avait raccroché le téléphone. La conversation qu'il avait du avoir avec son père avait sans dote été électrique, car il avait déclaré d'une voix monocorde qu'il devait partir. Bien entendu, elle avait voulu l'accompagner. Bien entendu, il avait catégoriquement refusé. Il était donc parti seul, laissant Ele finir sa soirée en compagnie de son répondeur et de son chocolat... Le problème, c'est que le répondeur se manifesta de nouveau, avec un Andrew de plus en plus anxieux au bout du fil.

    - Eleonore, rappelle-moi... J'espère que tu n'étais pas avec lui... Il faut que j'entende ta voix... S'il-te-plait...

    Ele n'aurait pas rappelé s'il n'avait pas dit "j'espère que tu n'étais pas avec lui" Lui, lui, lui, et lui. C'était tout ce qui l'intéressait, et le fait qu'Andrew en parle sans le nommer poussa la demoiselle à composer son numéro en vitesse.

    - Eleonore ? Dis-moi que c'est toi ! Tu vas bien ? Où es-tu ?

    - Andrew, calme-toi... Oui, je vais bien, et je suis chez moi... seule.

    Elle entendit un soupir de soulagement à l'autre bout du fil. Elle, commençait sérieusement à s'inquièter. Qu'est-ce qu'Andrew savait qu'elle ignorait ? Elle retint son souffle, pensant de plus en plus fort à Alex, ayant comme un mauvais préssentiment. Andrew reprit enfin la parole, et elle l'écouta avec plus d'attention qu'elle ne l'avait encore jamais fait.

    - Ecoute, je suis passé voir mon père à l'hopital... J'ai du attendre qu'il ait fini une opération à coeur ouvert sur une de ses patientes... Donc, j'ai attendu dans la salle d'attente... Tu es toujours là, Ele ?...

    - Oui,
    avait-elle répondu un peu trop sèchement, eh bien, qu'y a-t-il ?

    - Une civière est arrivée il y a une heure, à peu près, et j'ai entendu un des pompiers dire qu'il s'agissait du fils de monsieur Hellwood, retrouvé dans un ravin à huit cent mètres du Heavenwood... J'ai pensé... Enfin, je me suis dit que tu voudrais etre au courant...


    Elle n'avait rien dit pendant les trois minutes les plus longues de sa vie. Son coeur s'était arreté de battre, elle avait vacillé, sous le choc. Andrew stressait, à l'autre bout du fil.

    - Ele ? Est-ce que ça va ? Tu veux que je vienne te chercher ?

    - Non, avait-elle réussi à articuler. Merci d'avoir appelé.

    Son portable lui glissa des mains, et son écran se brisa sur le sol de marbre de la cuisine. Elle n'en avait que faire. Elle partit seulement avec les clefs de sa voiture, oubliant meme de fermer la porte de chez elle...




    - hey... Arrete de dire ça, tu n'aurais rien pu faire pour m'enpecher de partir, tu me connais. S'il te plait, ne t'en veux pas car moi même je ne t'en veux pas!

    Et la voici enfin à l'hopital, auprès d'Alex. Elle commençait à peine à se snetir soulagée. L'ennui, c'est que l'anxiété était la seule force qui la maintenait droite jusqu'à présent. Désormais, elle se sentait faible et vide, et la culpabilité devenait maitresse de son ame, la poussant à se détester elle-meme. Elle alla meme jusqu'à songer qu'elle aimerait etre à la place du jeune homme, qu'il serait bien plusjuste que ce soit elle qui soit couverte d'ématomes. Il lui disait qu'il ne lui en voulait pas. Comment pouvait-il etre si gentil, si doux envers elle ? Cela la dépassait, et elle se méprisait encore plus. Au moins, s'il l'avait jetée, elle aurait pu se dire qu'il était un peu cruel, lui aussi, et se serait peut-etre sentie moins coupable. Mais ce calme presque tendre finissait de l'achever.

    - J'aurais du t'accompagner, au moins, répliqua-t-elle d'une voix d'outre-tombe.

    Les son énervés de la machine à laquelle était relié Alex firent tressaillit la jeune femme. C'était ce genre d'appareil complexe qui mesurait la fréquence cardiaque et autres choses très compliquées et douleureusement familières à Ele. Elle avait été branchée à un truc comme celui-là durant deux mois, et elle éprouvait une telle révulsion envers ce type d'engin, désormais, qu'elle n'osa pas lever les yeux vers celle d'Alex. Néanmoins, il était bien pratique d'entendre le "coeur" du jeune homme, car elle sut ainsi que ses paroles à propos de la vérité qu'elle voulait entendre avaient touché son compagnon, et l'agaçaient sans doute un peu. Elle prit cela comme des avoeux : il ne lui avait pas dit la vérité ; ce n'était pas un simple accident de la route. Si elle avait été reliée à une machine semblable à celle qui bipait à la moindre accélération cardiaque du jeune homme, le "bip" aurait été continu, car le coeur de la jeune femme s'éreintait, à aller si vite, et lui coupait presque le souffle. Il mentait. Il devrait pourtant savoir qu'en tant que grande menteuse, elle savait différencier le vrai du faux... Pourquoi semblait-il tant tenir à lui cacher ce qu'il s'était réellement passé.

    - Cette conversation tient plus que jamais. Tu ne devrais pas me mentir. Ni toi ni moi ne sommes actuellement dans un état d'esprit suffisament bon pour subir les mensonges de l'un et les questionnements de l'autre, donc, je décide de ne pas te faire subir d'interrogatoire aujourd'hui... Mais tu n'y couperas pas, Alex.

    Le ton était posé, mais aucune réplique ne serait tolérée, c'était clair. Elle fit comprendre au jeune homme qu'elle considérait cette conversation close, pour le moment. S'il remettait cela sur le tapis, s'il osait soutenir encore une fois qu'il ne s'était rien passé, elle quitterait la pièce sans plus un mot. Evidemment, un tel acte lui couterait beaucoup, mais elle voulait qu'il comprenne à quel point c'était important pour elle de savoir ce qu'il s'était vraiment passé.

    Eleonore Carrington était pleine de surprises. Peu de personnes pouvaient voir cela. Pour la plupart des gens, elle n'était qu'une petite fille riche, hautaine, cassante, froide, et cruelle à l'occasion. Mais elle était aussi vive et intelligente, savait etre très spontanée, et, parfois (en de rares occasions) pouvait faire preuve de beaucoup de douceur. Mais cela, tout le monde ou presque l'ignorait. Tout le monde l'ignorait, de la meme manière qu'il ignorait qu'elle était forte, et très courageuse. La poupée de porcelaine fragile dont elle avait l'air n'était qu'une enveloppe charnelle des plus délicieuses qui cachait un esprit ferme et un caractère tranchant. Elle était généralement capable de se maitriser complètement, de refouler ses émotions pour ne laisser paraitre d'elle-meme qu'une image hautaine et inaccessible. Sauf avec Alex... Il était le seul qui pouvait parfois la faire flancher, la mettre à nu, dos au mur. Quand on ouvriait cette carapace de glace, il était facile de trouver en elle des qualités très nobles, mais si peur de personnes avaient la manière de la mettre en confiance qu'elle était toujours farouche et intouchable. Néanmoins, en cet instant, si ses émotions transparaissaient assez bien, il aurait été impossible de deviner à quel point la jeune femme se maitrisait. En ce moment, elle faisait tous les efforts du monde pour conserver son sourire espiègle, et avait conscience que si elle relachait ses efforts ne serait-ce qu'une seconde, elle fondrait en larmes et se jetterait dans les bras du jeune homme, éperdue, malheureuse, mais sans doute rassurée de le sentir contre elle. Pourtant, elle restait tranquillement assise au bord du lit, évitait les contacts trop insistants pour ne pas lui faire mal, et arrivait presque à sourire aussi naturellement que d'habitude. Ce qui l'aidait à tenir ? Le fait de se dire qu'Alex devait avoir besoin de jouer comme avant. L'air de rien, elle comprenait assez bien les gens qui l'entouraient, la plupart du temps, et, sans se montrer très attentive à leurs besoin, elle savait pourtant y répondre. Ainsi, elle eut la délicatesse de penser que le jeune homme devait avoir peur de paraitre "diminué", moins fort qu'avant son accident, et, pour ménager sa sensibilité toute masculine, elle ne répondit rien de méchant comme "cher infirme, vous qui etes dans un lit d'hopital, je vous prierais de me parler sur un autre ton". Non, elle ne fit que hausser les épaules, restant relativement gentille, meme après la pique lancée par Alex.

    - Tu devrais savoir, depuis le temps, que je suis douce et docile, fit-elle d'un ton ironique, sans pour autant se départir de son sourire en coin.

    La question du jeune homme, en revanche, méritait réflexion. Il serait peut-etre agacé si elle lui disait que c'était en quelques sorte grace à Andrew, si elle avait su sa présence en ces lieux assez rapidement. Alors, devrait-elle plutot forger un mensonge en vitesse ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Donc, le temps de réfléchit, elle abaissa à nouveau son regard étincelant vers la main du jeune homme, et, avec lenteur et précaution, la porta à ses lèvres pour y laisser un baiser sur la paume. Mentir ou non ? Elle ne voulait pas qu'il s'énerve, si jamais elle évoquait son amant, car il avait besoin de repos. D'un autre coté, qui lui disait qu'il allait etre en colère ? Ne lui avait-il pas dit lui meme, il y a deux jours de cela, qu'il n'était pas du tout jaloux ? Et puis, il aussi était un expert en mensonges, et, donc, si elle en disait un, il s'en rendrait surement compte. Enfin, mentir maintenant pour quelque chose d'aussi futile ne convaincrait sans doute pas Alex de lui dire la vérité, plus tard, au sujet de son accident (sujet autrement plus sérieux). Reposant délicatement la main d'Alex sur le lit, elle releva la tete, et poussa un imperceptible soupir, avant de lui répondre :

    - Le père d'Andrew est chirurgien dans cet hopital. Andrew m'a téléphoné, quand il a entendu ton nom, avant hier, lorsque l'on t'a amené ici...

    Elle reprit ses caresses sur le bras d'Alex, priant intérieurement pour qu'il ne se fache pas. Non, le père d'Alex n'avait pas appelé Eleonore, et, d'ailleurs, celle-ci se demandait s'il était au courant de l'accident de son fils : l'hopital l'avait sans doute appelé pour le prévenir, mais pouquoi n'était-il pas déjà là, auprès de lui, si tel avait été le cas ?...

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Alexander Hellwood
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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Dim 16 Nov - 3:36


    Deux jours de sommeil ou de coma, appelé cela comme vous voulez, deux jours qu'avait passé Alex sans ouvrir les yeux, sans voir la lumiére du jour, sans parler a quelqu'un, sans manger, absolument sans rien faire. Il n'avait fait qu'une seule chose: dormir, et pensant ce sommeil qui n'avait pas pu être agité a cause du corps meurtri de son propriétaire. Son subconscient l'avais bien comprit et avec tous les antiduleurs qui coulaient dans son sang, il n'avait pas bouger un muscle pendant ces quarante huit heures fatidiques. A son reveil, il était profondément engourdi. Imaginez vous être dans la peau de la belle au bois dormant, avec la petite variante que vous étiez le prince charmant, dans un lit d'hopital, apres avoir dormi grace a la médecine plus de quarante huit heures. Néammoins, il ne s'était pas ennuyé a proprement parlé car il avait juste revé...

    C'était un grand jardin, un qui ressemblait presque a celui qu'il possédait dans la maison de ses parents non loin de Las Vegas, sauf qu'a la différence de celui dans les terres arides du Nevada, il avait de l'herbe bien plus verte. Il n'y avait aucun bruit, comme si il n'y avait personne a plus de cent kilométres a la ronde. Il n'entendit qu'une seule chose, ce fut un crash de voiture. Visiblement, cela venait du bout de son jardin. Son corps étant parfaitement en état de fonctionner, pas comme maintenant, il courru, courru a perdre haleine pour voir ce qu'il venait de se passer. Ses gestes étaient incontrolés, la distance le séparant du bout semblant grandir a chaque fois qu'il faisait un pas. Au bout de plus d'un quart d'heure de cours, il atteignit en fin la grand sapins qui bordaient sa propriété. Que cherchait il a trouver deja? Ah oui, la cause du bruit étrange. La foret de sapins était bien plus vaste qu'il ne l'avait imaginée. Il se mit a avoir froid, a grelotter, a sentir une douleur dans le cou. Il réalisait qu'il venait d'avoir une grande entaille qui saignait abondament a cause d'une branche qui venait de le heurter. Il avait de plus en plus froid, devenait engourdui et de la neige apparu par terre. Tout se recouvrit en un instant d'un manteau blanc qui refletait une lumiére telle qu'Alex ne put respirer pendant quelques instants. Au bout de quelques minutes, il sentit a nouveau son coeur battre quand il se sentit agité d'un violent choc qui le fit tomber a genoux. Ou était il? Que faisait il?

    Il se releva prudemment, toute la neige avait disparue pour faire place a des cailloux et des branches mortes. A présent, il voyait la sortie de la foret et arrivait pres du bout de son grand terrain. Une fois sorti de la masse touffue des arbres, il vit que son terrain se cloturait par un ravin, sombre et légérement profond. Pres de vingt métres a peu pres. Une voiture était tombée dedant, un modéle de collection, qui vallait cher. Il ne voyait pas si quelqu'un était a l'intérieur, mais si c'était le cas, la personne devait être mal en point. Curieusement, il vit une pancarte qui était posée pres du ravin avec une flêche ou était écrit: Chemin pour descendre au fond du gouffre a trente métres. Alex sivit cette fleche et trouva le chemin escarpé pour descendre. Il descendit et alors que la lumiére devait s'assombrir a mesure qu'il franchissait les niveaux, elle rougissait. Il distinguait au loin la voiture écrasée, mais lorsqu'il fut arrivé en bas et qu'il atteignit la voiture, il ne put absolument trouver pesonne dans la voiture. Un autre panneau semblait directement s'adresser a lui en disant: ce que vous chercher se trovue cent métres plus loin. Curieux, Alex y alla. La température montait, il retira sa veste qu'il laissa sur une roche chaude se trouvant sur son passage. Il la reprendrait au retour. Il avancait encore et encore, et vit quelques objets du passé lui appartenant, comme une guitare avec laquelle il jouait des morceaux plutot bon quand il était adolescent et qu'il s'ennuyait a mourrir. Il jeta un regard en avant et ce qu'il vit l'horrifia. Sur une grande pierre rectangulaire qui faisait penser a une table, on pouvait voir une jeune femme brune aux cheveux bouclés avec du sang dans le coup, des echymose sur ses bras qui étaient nus sous un débardeur noir et un poignet qui était tellement bleu qu'il devait etre cassé. Il s'approcha d'elle, conscient qu'elle elle ne l'était pas, et son visage lui paru familier. C'était celui d'Eleonor.

    Il la prit dans ses bras, voulant écouter son souffle, ne voulant pas croire que le destin aurait pu leur faire cela alors qu'il venait juste de se retrouver peu de temps auparavant... Mais combien de temps? Il ne se souvenait pas. La durée de son voyage jusqu'ici lui avait complétement échapée, comme si tout s'était arrêté. Il la porta dans ses bras, sans regarder son visage, ne voulant pas tenter la légende d'Euridyce qu'il avait reparcourue il y avait de cela quelques semaine et dont tous les éléments faisaient un lien avec ici. La guitare pour le musicien, la chaleur et la couleur de l'enfer, tout cela réuni par le simple fait d'une mythologie. Il marchait plus longtemps qu'a l'aller et alors qu'il récupérait sa veste, il regarda le visage pale de miss Carrington et la, son corps s'envola comme par magie pour aller rejoindre la table d'ou elle était venu. Il lui tenait la main essayait par tout les moyens de l'en empecher mais c'était impossible, il prononca que quelque mot avant que sa voix se brise en mille morceau :

    - Non! Ele je...

    Et il reveilla dans sa chambre toute blanche, avant l'arrivée de la jeune femme.


    La jeune femme venait de lui retorquer qu'elle aurait du l'accompagner... Mais que disait elle?! Etait elle folle? Il n'aurait pas suporter le poids de la culpabilité. D'habitude, il n'avait aucun probleme de conscience, agissant parfaitement en accord avec ses idées mais a présent, c'était différent. Il savait souvent ce qu'il faisait, prévoyait les conséquences de ses propres actes avec une prémiditations tres sérieuses, mais il n'avait pas pu prévoir ce soir. Il n'avait pas été trop cynique mais avait refusé de faire ce que les hommes désiraient, donc en gros, faire venir une partie de la mafia dans le casino, blanchir des fonds, etc. Mais si Eleonore avait été la, ce serait deux victimes et pas une seule qui serait dans l'hopital, et il se remercia lui meme interieurement de ne pas l'avoir enmené avec lui. Il tenait a elle et s'il lui rrivait quelque chose, il sait qu'il en serait plus que malheureux alors si celui lui arrivait par sa faute... Si elle avait été dans cette voiture, qui sait ce qui serait arrivé, qui sait même si les deux relations de son pére n'auraient pas fait quelque chose directement a l'hotel...

    - M'accompagner?! Et finir dans le meme état que moi? Je suis franchement heureux que tu ne sois pas venue!

    Elle se sentait coupable a ce point la alors? Alex se dmandait comment lui faire passer ce sentiment. Elle n'avait rien a se reprocher, même lui avait plus a se reprocher qu'elle. Pourtant en temps normal, il conduisait bien, même tres bien, il conduisait vite mais il controliait toujours la situation, presque comme james bond au volant de son aston martin, sur les routes escarpées de montagne. Alex avait la même assurance quand il conduisant, on restait au fond de son siége mais on se savait en sécurité. A présent, il essayé de rejouer la scéne pour voir s'il n'aurait pas pu finir autrement mais c'était dur, trop dur de ressentir a nouveau cette mauvaise adrénaline, celle qu'il avait ressentit quand il avait sentit qu'il enfonçait les barriéres de sécurités. Ele voulait des explications, des vraies, la vérité. Elle savait qu'il avait menti, ils étaient tous les deux si bien habitués au mensonge que pour les autres, ca ne posaient pas de probleme, mais entre eux, cela se voyait, s'entendait, se sentait. Et même la machine l'avait percu ce qui ne laissait absolument aucun doute a la jeune femme qui était assise pres de lui. Pourquoi fallait il que la technologie plante tout. Il aurait tellement apprécié de vivre au dix septiéme ou au dix huitiéme siécle, d'être entouré de personnages tel que mme de merteuil ou valmont, de pouvoir maniguencer des coups en douce et que ce soit dans les moeurs de l'époque. La belle vie. Mais voila, il aurait droit a une discussion a propos de ce qu'il ne voulait pas lui dire, a propos de ces gens dont il se taisait lui même le nom, a propos de ce groupe nommé soit famille soit mafia.
    Vu le regard ed la jeune femme et son attitude vis a vis de la question, il ne répndit rien, préférant remettre a plus tard le conflit qui allait surement vite les opposés, et il ne voulait pas la perdre, il ne voulait pas se retrouver seul sans elle a ses cotés. Il était rentré en Amerique depuis quelques jours et il avait deja des problemes. Oui, c'était bel et bien Alexander Hellwood pour quelque chose non?!

    Voir cet air si concerné sur le visage d'Ele offrait a Alex une nouvelle vision de sa camarade de jeu. Elle était bien plus douce, plus maligne, plus intelligente que tout le monde le pensais, et il la connaissait largement assez pour le savoir. Les discussions sans fin qu'ils avaient eu, les petits jeux auquels ils jouaient sans arrêts, les mots tranchants qui signifaient en fait toute la tendresse qu'ils avaient l'un pour l'autre, cela était une autre face tellement différente d'eux qu'ils ne la laissaient apparaitre que lorsque les deux amants étaient seuls ensemble. Ce n'était pas une honte, loin de la, mais une sorte de jardin secret qu'a eux deux ils préféraient préservé, comme un de leur jeux dans les régles étaient et avaient toujours été tacites. La phrase en pointe de la jeune femme fit presque rire Alex mais il ne put pas a cause d'une douleur, d'un poids opressant sur la cage thoracique, alors il es contenta lui aussi d'un sourire en coin et d'une petite réponse:

    - Mais bien évidemment, et dans deux semaine, tu deviendra bonne soeur...

    Mais ce qu'elle disait avait tendance a se reveler vrai, mais il savait ce que la jeune femme voudrait entendre venant de lui dans cette état. Entre eux, ils étaient suffisament psychologue pour se cernés eux mêmes, pour se comprendre alors que tous les autres ne voyaient en eux que des gens qui étaient riches et jouissaient en quelques sortes du malheur des autres. Non, ils s'amusaient juste comme des gens de leur age, mais avait des régles tout a fait différentes et des moyens qui ne l'étaient pas moins.Il eut tort de poser la qustion de savoir comment elle avait été prévenue car en entendant la réponse de la jeune femme, la machine bipa de nouveau. Raaa si on ne pouvait plus rien éprouver sans que les instruments nous trahissent. Alex soupira d'un air qui disait que la machine fonctionnait mal et répondit a miss Carrington qui avait repris un peu plus de couleur que lors de son entrée;

    -Tu remercieras Andrew pour moi alors de t'avoir dit où j'étais...

    De plus, Andrew avait son pére, il avait de la chance. Alex savait bien qu'il n'allait surement pas venir le voir. Sa mére, si peut être, mais son pére, il en doutait profondément. Il n'y avait pas de bonnes relations entre eux et apres cet incident, tout allait etre encore pire car Alex savait parfaitement que son pére allait devoir lui rendre des comptes. Il avait failli être tué. La il devait se sentir plus que coupable vis a vis de son fils, et a son image, il fasait un blocage sur les sentiments. C'était de famille apparament. Il renconcentrason esprit pour chasser ces pensées de sa tête qui faisaient bipper la machine, et alors que Eleonore passait lentement ses doigts sur la peau blanche et chaude d'Alex, il dit comme pour se justifier au niveau es bip:

    - Je crois que la machine en a marre de moi et qu'elle commence a bipper n'importe comment...

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Dim 16 Nov - 21:39


    « - Car je vous aime, Scarlett, malgré ce que je vous ai dit le mois dernier, un soir, sous la véranda.
    Sa voix trainante se faisait caressante, et ses mains, des mains fortes et chaudes, remontaient le long des bras nus de la jeune femme.
    - Je vous aime, Scarlett, parce que nous nous ressemblons tant? Nous sommes tous deux des renégats, ma chérie, et d'égoistes canailles. Vous et moi, nous nous soucions fort peu que le monde s'écroule, pourvu que nous soyons à l'abri et que nous ayons nos aises.
    Sa voix montait dans l'obscurité et Scarlett entendait des mots, mais ils n'avaient aucun sens pour elle. Son esprit épuisé essayait de se représenter l'apre vérité, de comprendre que Rhett allait la laisser seule affronter les Yankees. Son esprit avait beau lui répéter : "Il m'abandonne, il m'abandonne", cette pensée n'arrivait pas à faire naitre en elle la moindre émotion.
    Alors Rhett lui entoura la taille et les épaules de ses bras. Elle sentit contre son corps les muscles durs de ses cuisses, contre sa poitrine les boutons de sa veste. Une vague chaude la souleva, malgré son étonnement et sa frayeur, chassa de son esprit la notion du temps, de l'espace et des circonstances. Elle se sentait aussi molle qu'une poupée de chiffons. Elle avait chaud, ses forces la trahissaient, elle était sans défense, et c'était si bon de s'abandonner dans ses bras. [...]
    - Songez que vous enverriez un soldat à la mort avec de bien beaux souvenirs.
    Maintenant, il l'embrassait, et sa moustache lui chatouillait la bouche. Il l'embrassait lentement de ses lèvres chaudes qui prenaient tout leur temps comme si la nuit entière lui eut appartenu. Charles ne l'avait jamais embrassée ainsi. Jamais les baisers des fils Tarleton ou des Calvert ne l'avaient fait trembler de la sorte. Il ploya en arrière son corps, et ses lèvres se mirent à errer sur sa gorge, descendirent jusqu'à l'endroit où un camée fermait son corsage.
    - Douce, murmura-t-il, ma douce.
     »

    - Eleonore ? Ele...

    Bon sang ! Pourquoi fallait-il qu'Andrew vienne la couper dans sa lecture avant meme que ce passage si fort ne soit achevé ? Lecteur, je vais vous en dire la fin : Scarlett se rappelle enfin de qui elle est, de ce qu'elle a vécu, de ce qu'elle allait devoir affronter. Elle songe que Rhett est entrain de lui expliquer gentiment qu'il va l'abandonner au milieu des soldats ennemis en arborant un sourire narquois, et qu'il ose encore profiter de sa faiblesse pour l'embrasser ainsi. Alors, elle lui lance des propos cassants, et finit par le giffler aussi fort qu'elle le peut. Eleonore aurait voulu en arriver jusque là, mais Andrew lui tendait un café dans un gobelet en plastique. Elle referma ce passionnant roman (et dire que Margarett Mitchell l'avait écrit seulement parce qu'elle s'ennuyait à mourir, durant la période où sa jambe, immobilisée par l'arthrite, l'avait empechée de se mouvoir à sa guise !).

    - Pourquoi ne puis-je pas le voir ? dit-elle en prenant le café.

    Ils étaient tous deux assis dans la salle d'attente, entre un galeux et une handicappée moteur. Inutile de préciser qu'Ele ne se sentait pas à sa place ici.

    - Il sort à peine de la salle d'opération, Eleonore. Je t'ai dit qu'il n'était pas conscient. Les médicaments vont le maintenir dans un sommeil profond pendant longtemps, et il n'a nul besoin d'agitation autour de lui pour le moment.

    Ele était entrain de se bruler la langue sans meme s'en apercevoir, et n'était pas dans un assez bon état psychologique pour déceler la souffrance dans la voix d'Andrew. La seule souffrance sur laquelle elle était focalisée était celle que devait ressentir Alex. On ne fait pas une chute de trente mètres sans avoir des séquelles, et elle espérait du plus profond de son ame que celles du jeune homme ne seraient que superficielles.

    - Comment va-t-il ?

    - Bien. Les médecins sont optimistes. Il a un poignet cassé que l'on a du platrer, quelques cotes felées, et de nombreuses coupures, mais une seule aurait pu etre grave... Mais ça va, s'empressa-t-il d'ajouter quand il vit le regard de la jeune femme briller d'effroi.

    Pendant un long moment, ils ne dirent rien d'autre. Une partie du cerveau d'Ele intimait à celle-ci de remercier une nouvelle fois le jeune homme, mais elle fut incapable d'émettre le plus petit son. Ce fut Andrew qui finit par briser le silence. Il regardait face à lui, comme s'il trouvait un interet particulier au papier peint crème qui ornait les murs. Sa voix était calme, et le ton neutre, mais quelque chose de malheureux et de blessé y projetait une note acerbe. Ce qu'il dit la glaça d'effroi, quand ces paroles montèrent enfin à son cerveau engourdi :

    - Tu l'aimes, n'est-ce pas ?

    Pourquoi eut-elle le souffle court, pourquoi ses doigts se mirent-ils à trembler, menaçant de renverser le contenu ébouillantant de son verre sur elle ? Pourquoi avait-elle mal ? Elle suffoquait. L'espace d'une seconde, elle eut l'idée de dire la première chose lui venant à l'esprit, se disant que ce serait mieux ue de lutter continuellement. Mais, finalement, cette perspective l'effraya au plus haut point. Elle se raidit, posa son verre sur la table d'à coté, et, sans adresser un regard à Andrew, lui répondit d'un ton grinçant, avant de se lever pour sortir de la salle d'attente :

    - Je vais aller dire à cette infirmière ma façon de penser. De quel droit m'empeche-t-elle de faire ce que bon me semble ?...




    Les yeux d'Alex lançaient des flammes de colère en direction de la demoiselle assise sur son lit d'hopital. Un tel regard devait franchement faire peur, lorsque l'on ne s'appelait pas Eleonore Carrington. Celle-ci le reçut avec calme, et le soutint avec une tranquilité presque passive. Elle était passive, de toute manière. Le choc émotionnel avait été si poignant qu'il lui était désormais impossible de s'effaroucher. Elle aurait bien voulu hausser le ton pour répondre au jeune homme avec chaleur, mais cela lui était tout bonnement impossible. A l'image de Scarlett O'Hara lors du passage qu'elle avait lu un peu plus tot, elle était faible et à priori incapable de se facher. Pourtant, comme elle, à fleur de peau, elle ressentait trois mille choses à la fois, et ce tourbillon d'émotions constituait sa seule force en cet instant. C'est pourquoi les iris de ses yeux s'allumèrent d'une flamme aussi froide que passionnée, et, sans pour autant monter la voix, elle parvint à s'exprimer avec un peu de véhémence :

    - Et moi, j'aurais voulu venir ! Si seulement je pouvais etre à ta place... couverte de bleus... Je ne me sentirais pas si coupable, je n'aurais pas tant envie de me hair... Mais tu es un égoiste : tu préfères etre le seul à ne souffrir que physiquement. Moi, j'ai mal moralement, et cela me tue.

    Elle se demanda vaguement si ces mots traduisaient correctement ses pensées, mais, à dire vrai, elle s'en moquait un peu. Tout ce qu'elle voulait, c'est qu'Alex comprenne qu'elle était en colère, malgré son aspect fragile actuel. Elle était en colère, et elle souffrait. Elle souffrait peut-etre meme plus que lui, car la culpabilité est un poison abominable, qui s'épanche lentement dans les veines en partant du coeur, et glace tout sur son passage.

    Fort heureusement, Alex ne discuta pas davantage, et Ele comprit qu'elle venait de remporter cette bataille : ils auraient la discussion qu'elle souhaitait avoir avec lui. Les causes réelles de cet accident lui tenaient à coeur, car elle ne pouvait croire qu'Alex ait vraiment perdu le controle de son véhicule. C'était trop bete, comme explication, et ne lui correspondait pas du tout. Il était nécessaire qu'elle sache ce qu'il s'était passé. Et puis, savoir qu'il lui mentait n'était pas pour lui plaire. Ils n'avaient pas toujours été sincères en tout, l'un avec l'autre, certes. Il y a beaucoup de mots qu'ils ne se disaient pas, par fièreté, par orgueil, ou par peur de perdre quelque chose d'important. Mais c'était-là plutot des mensonges par omission, et ceux-ci semblent acceptables. En revanche, qu'il la regarde dans les yeux et lui dise froidement que tout cela n'était qu'un accident... c'en était trop pour qu'elle puisse le supporter ! D'autant que la machine bippait furieusement...

    Elle vit qu'elle avait bien faire de lui répondre gentiment, car elle venait de le faire sourire, avec son histoire de docilité. Elle fut contente d'elle. Pas ce genre de contentement comme elle en ressentait souvent ("Je suis Ele Carrington, après tout"...), non. Ce n'était pas ici un péché d'orgueil. Elle était juste satisfaite de réussir à changer les idées du jeune homme. C'était rare que la jeune femme fasse gratuitement quelque chose de purement doux, et le sourire en coin du jeune homme la récompensa plus que largement. Il avait un si beau sourire, si chaud, si profond... On se noyait dans l'abime de ses yeux et l'on ne trouvait plus ses mots, face à un tel visage.
    Evidemment, elle savait qu'elle avait jugé bon de lui répondre quelque chose d'asez futile, mais elle ignorait que son histoire de bonne soeur était elle aussi une gentille attention, de la part du jeune homme. L'un pour l'autre, ils étaient souvent pleins de tacte et de délicatesse, mais, pour ne pas sembler non plus trop aimants, ils passaient ce genre de propos sous des tons ironiques, voire cyniques, histoire de ne pas se blesser l'un l'autre dans leurs orgueils.

    - Je suis sure que le voile m'irrait comme un gant, dit-elle de bon coeur, mais te feras-tu curé, histoire de m'accompagner dans mon abnégation ?

    Elle rit doucement, comme lui ne le pouvait pas. Le cristal de son rire avait quelque chose d'agréable et de communicatif, mais elle n'en usait pas très souvent. Que voulez-vous ? On ne peut toujours etre détendue à la limite du candide...
    Soeur Eleonore venait de faire doucement monter ses doigts jusqu'au cou de frère Alexander. L'entaille était profonde, et elle préfér donc de pas s'attarder auprès d'elle, c'est pourquoi sa main fraiche alla plutot caresser la joue de son compagnon. Cette blessure dans son cou était cruelle et choquante. Elle prenait la place des baisers qu'Ele aimait laisser sur la peau du jeune homme. Avec une telle profondeur, elle allait mettre du temps à cicatriser complètement, et la demoiselle n'allait plus pouvoir l'embrasser dans le cou aussi souvent qu'avant. Ah ! Qu'importe... Il devait bien y avoir des parcelles de peau où son camarade de jeu n'était pas blessé...

    - Oui, je le ferai, dit-elle à mi-voix lorsqu'Alex lui demanda de le remercier pour lui.

    Elle avait laissé son amant en plan au milieu de la salle d'attente, sans lui adresser le moindre regard, en s'éloignant. Il faut dire que sa question l'avait perturbée. Si elle l'aimait ? Pourquoi demandait-il cela ? Eleonore ne pourrait-elle donc pas etre seulement une amie d'Alex, qui s'inquiètait pour lui ? Hum... Il faut croire que non... Mais, alors, les sentiments complexes qu'elle éprouvait pour lui se voyaient-ils tant que cela ? C'était terrifiant ! Il ne fallait en aucun cas que lui les voit. Cela l'aurait complètement achevée.
    Les "bips" incessants de la machine ne faisaient que s'accentuer, et Alex soupirait, essayant vainement de se justifier. Cette tentative d'explication amusa la jeune femme, qui prit un air grave de circonstances, en faisant redescendre sa main sur le torse du jeune homme.

    - Tu as raison, peut-etre qu'elle déraille... Voyons cela...

    A présent, sa main blanche était posée à plat sur Alex, et, sous ses doigts, elle sentait son coeur battre... trop vite. A dire vrai, leurs deux coeurs semblaient battre à l'unisson, et cette pensée profondément sucrée appeura la jeune femme. Pourtant, elle ne retira pas sa main. Savoir que le coeur du jeune homme continuait à battre dans sa poitrine, malgré la catastrophe qu'il lui était arrivée, la rassurait énormément. Il était bien vivant auprès d'elle, souriant doucement de temps à autres, et arrivnt meme encore à maudire les objets défectueux qui l'entouraient... Alex Hellwood dans toute sa splendeur, malgré le platre et les coupures...

    Ele la bonne soeur prit un air de chirurgien en pleine auscultation (elle est polyvalente, cette fille ! ^^), et dit dans un murmure mi-taquin, mi-soulagé :

    - Ton coeur bat très bien et j'idolatre cette machine qui en calcule le rythme avec tant d'éloquence...

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Lun 17 Nov - 13:26


    Plaçons nous sur un point de vue différent au vue de la scéne qu'il s'est passée. Retournons quelques jours arriére avec ceux qui avaient fait cela a Alex, ceux que le jeune homme voulait cacher a la jeune femme; ne souhaitant qu'une chose, qu'elle croit a son histoire débile de raté de conduite.

    Il étaient deux, grands, plutot mince mais avec ce qu'il faut de muscle pour impressioner quiconque. Pour faire leur métier, être un gringalet n'était pas tres recommandé, surtout de la ou il venait. A Vegas, on pouvait bien dire que l'on trouvait absolument de tout tant la ville poussait a faire des folies aussi excentriques que bizarres. Eux étaient chargé de recupéré ce que l'on devait rendre quand on faisait ce genre d'idiotie, soit de l'argent, soit bien plus. La-bas, la mafia, la famille, appeler cela comme vous le voulez, régnait presque en maitre. Les directeurs de casinos étaient bien moins puissants que l'on pouvait le croire car tout était géré par cette organisation. Sauf dans quelques cas bien particulier ou le directeur du casino lui même avait une place bien spéciale dans ladite famille. La la donne changeait légérement car on ne pouvait pas lui extorquer des fonds comme aux autres, et lui faisait littéralement fortune car la ville d'emraude était bien sur connu pour son jeu et surtout son vice. Quelqu'un qui rentrait dans un casino avait en principe aucune chance d'en ressortir avant d'avoir jouer ne serait qu'un seul dollar sur une table de jeu ou dans une machine a sous. C'était a la fois mécanique et prouvé. Le seul truc a bien comprendre dans cette ville que les deux accolites avaient tres vite compris était qu'il fallait surtout ne pas perdre la tête dans le jeu comme l'avait fait bon nombre de personne et aussi qu'il fallait connaitre et être associé aux bonnes personnes car sans cela, vous perdiez tres vite des choses chéres.

    Les deux associés se trouvaient dans la ville de Blueside pour convaincre le fils Hellwood a qui le pére avait betement confié des parts dans un casino, de rejoindre leur petite corporation. Le pére ne pouvait pas l'obligé pour la simple et bonne raison que son avocat avait fait une bétise sur le papier ou était indiqué le nombre d'actions qu'il lui avait offert, et techniquement le casino appartenait a Alex et bien sur au groupe de son pére, mais principalement a l'héritier. Ce que son pére avait ommis de mentionner, et chose pour laquelle l'avocat avait fini au milieu du desert de la cité d'émeraude absolument sans eau. Le pére d'Alex savait parfaitement comment son fils allait réagir s'il lui demandait lui même, tres mal car il n'avait jamais réellement toléré que son pére baigne la dedant. Il était pourtant fonciérement méchant, mais pas dans le même sens que son tres cher pére. Lui n'avait pas de sang sur les mains, préférant les coups bas moraux plutot que physique. Il ne voulait pas devenir ce qu'il avait vu quelques fois durant son enfance et son adolescance, un de ces gars du genre du parrain, il ne voulait pas ressembler a son pére. La violence s'était banalisée au fil des années, rentrant peu a peu dans les moeurs et les conscience pour devenir juste un phénoméne de société comme les autres. Les gens s'en mouqiait presque, mais prenait conscience de tout cela une fois qu'ils devenaient victimes ou que l'un de leur proche l'était. Alex a force d'avoir vécu la bas avait fini par le comprendre, et d'un coté, cela avait forgé son caractére.

    Alors mr hellwood leur avait demandé de convaincre son fils a n'importe quel prix, que cela serait bon pour lui mais il ne voulait pas se mouiller. Tant pis, les deux brutes le ferait pour lui comme ils le fesaient d'habitude. La réunion avec le jeune homme nbe s'était pas bien passé: ils étaient peut etre imposants mais pas assez bêtes pour se rendre compte que convaincre l'héritier ne serait pas une tache aisée. Le plus intelligent des deux avait pensé a lui faire passer ce gout du refus, mais pas dans l'hotel que possédait son boss apres tout, cela ne se ferait tout de même pas. Ils avaient attendu dans leur gros pick up américain, model hummer ultra consommant et anti écologique. Au moment où ils avaient vu qu'Alex sortait de l'hotel pour aller ils ne savaient pas ou, ils l'avaient suivi. Les deux mafiosos n'avaient absolument aucune idée qu'il s'en allait retrouver la belle Eleonore Carrington, ne se doutaient pas qu'ils allaient provoqué le doute chez elle, et ne se doutaient pas non plus que le pére d'Alex ne croirait pas au fait qu'ils n'étaient pas impliqué dans l'accident. Ils pensaient juste qu'en faisant cela, soit il mourrait et son pére reprendrait son hotel, soit Alex accepterai. Ils n'avaient jamais pensé que l'héritier n'accepterai pas, serait toujours en vie, et que son pére plein de remords envers la chair de sa chair se sentirai trop coupable pour venir le voir, mais assez intelligent pour les condamner eux deux.

    Alex ne savait rien de la conversation qu'Eleonore avait eu avec Andrew, du fait que l'amant esseulé lui avait demandé si elle l'aimait. Ce genre de question effrayait la majorité des personnes a qui on la posait, mais pour a la fois Alex et Eleonore, c'était encore autre chose. C'était une volonté de ne pas rester dans ce moule bien trop commun, être exrtaordinaire et vivre suivant leurs désirs. L'amour avait souvent été psalmodié, retravaillé et surtout bien trop enluminer pour qu'Alex y croit plus qu'a une légende urbaine. Il ne pensait pas que ce qu'il pouvait trouver dans un livre puisse n'être qu'un tantinet vrai. Mais ce n'était pas pour cela qu'il ne l'aimait pas, il ne voulait juste pas mettre un nom sur ce sentiment qui n'était plus nouveau a présent. Sans cela, pourquoi lui aurait elle manué tant que cela pendant son voyage, pourquoi avait il essayé de faire l'impasse sur son sovuenir alors que elle était partie en france dans un hopital? Ce nom l'effrayait mais il avait refusé de se battre contre ce qu'il ressentait pour elle, il se contentait juste de lui cacher, de jouer a l'ancien Alex alors qu'il sentait bien qu'a présent, il était différent, il avait changé.

    Assis dans son lit, il ne voulait pas répondre a Ele, il ne la comprenait pas. Pourquoi aurait elle voulu etre a sa place, elle ne savait pas ce qu'il endurait. De plus, si elle avait été a sa place, elle aurait pu etre fait l'autre choix et serait rester sur la route, n'aurait pas été précipité dans un ravin sombre. Il ne savait pas comment on avait retrouvé sa voiture, comment on l'avait retrouvé car il n'avait vu personne sur la route. Heuresement pour lui, quelqu'un avait du prévenir les secours car sans cela, il se serait surement vidé de son sang dans sa voiture. Quelle mort horrible surement, quoi qu'il était inconscient donc cela aurait pu être moins pénible.

    La culpabilité d'Alex ne s'exprimait pas de la même facon que celle de la jeune femme. Lui se sentait coupable d'être venu au monde avec un pére tel que le sien, envoyant des hommes de mains de la mafia pour l'obliger a prendre une décision qu'il ne voulait pas. Il fallait vraiment être lache et Alex connaissait trop bien son pére pour penser cela. Alors d'ou venait son absence cruelle a l'hopital? Surement du fait qu'a présent, les liens entre eux allaient être coupés pour de bon. La guerre était déclenchée, mais vu ce qu'elle concernait, il doutait qu'il en parlerait a Ele. Deja que l conversation qu'ils allaient avoir ne s'annonçait pas excellente. Il craignait une chose: le fait qu'en apprenant qu'a présent, Alex lui meme n'était pas a l'abri d'une attaque, Ele le laisse. Cela serait en fait le coup de grace .

    Heuresement, la conversation prit a nouveau une tournure agréable, les mots se firent plus ironiques et les sourires en coins. De plus, si leurs comportements redevenaient les mêmes qu'avant, cela balaierait peut etre les souvenirs de ce drame dans leurs esprits. Alex revoyait, des qu'il fermait les yeux, le trou béant, la vue qu'il avait de son volant de sa mort certaine avant d'être assomé et de tomber raide inconscient dans ce trou noir. Il n'avait jamais eu le vertige mais a présent, cela allait peut etre changé. Les paroles de la jeune femme le firent rire. L'accompagner dans son abnégation... Hum... Uniquement si les monastéres étaient mixtes... Il répondit quelque chose de semblable qui était dans un style purement Alexander Hellwoodesque.

    -Hum... Tu crois que ca pourrais se faire alors que je sais bien que je ne respecterai pas mes voeux?

    Alex curé? Il était tres loin d'être un saint et si il était bien la derniére personne a pouvoir se faire curé surement. Deja il falait etre croyant... Ce n'était pas que Alex ne l'était pas mais il croyait plutot au destin, au fatalisme, beaucoup moins au fait que quelqu'un jouait avec les hommes tels des marionettes de chiffons. Pour le jeune homme, nous étions responsables de nos propres actes, et les conséquences qui allaient avec. Le reste n'était qu'une affaire de destin, tout comme l'avait été sa rencontre avec l'héritiére des Carrington.
    Il sentit les doigts de la jeune femme sur sa peau mutilée, cette blessure presque de guerre en fait. Sainte Eleonore, ou Soeur Eleonore, appelez la comme vous le voudrez paru s'y interessée, ou plutot s'en inquiété. Il repensa au contact de ces levres deux jours auparavant, contre cette parcelle de peau qui n'avait rien a l'époque. Il était vrai que la blessure était cruelle car elle lui rappelerait ce qu'il ne pourrait pas avoir. Peut importe, il avait toujours l'autre coté de son cou qui était intact, gloire a celui qui avait compris que la ceinture de sécurité ne devait coupé le corps humain qu'en une seule bande tranchante et diagonale.
    Le jeune homme hocha la tête histoire de faire comprendre a la jeune femme que le sujet Andrew était clos. Malgré ce qu'il disait, il avait été jaloux apres tout. Il tenait bien trop a son statut privilégié aupres de la jolie brune pour se le laisser prendre par un nouvel arrivant. Alex pensait apres tout que cela faisait parti du nouveau lui, et de ce fait que cela devait rster caché aussi profondément que possible, avec ce qu'il ressentait pour elle. Il se demandait au final si son rival était du genre expressif ou non, soit tout a fait commun ou alors un peu plus comme lui. Il devait être plutot commun car seul Alex était unique (hahah égo Very Happy).

    Alors que la jeune femme s'assurait qu'Alex allait bien, ce qui était visiblement le cas, et qu'elle lui glissait quelque mot pour lui dire cela poétiquement parlant, deux types en blouse blanches firent irruptions dans la chambre du jeune homme. Des médecins de toute évidence. Ses médecins? Ils n'en savaient rien, il ne s'étaient reveillé que quelques minutes auparavant. Visiblement oui, vue la maniére dont ils souraient a l'héritier. Hellwood junior n'avait absolument aucune idée de ce qu'on lui avait diagnostiqué, et il n'espérait qu'une chose, qu'on ne lui demande pas comment l'accident s'était passé, ou alors, il devrait mentir d'une maniére un peu plus convainquance, chose relativement dure vu l'état d'esprit dans lequel il était actuellement. Il leur dit bonjour d'un signe de la tête avant d'entendre le plus jeune dire:

    - Mademoiselle vous voulez bien nous laissez, nous devons parler a mr Hellwood.

    Alex leur jeta un coup d'oeil mécontent, dégouté de devoir être a nouveau séparé d'elle. Il fallait avouer que le couple le plus épique de blueside n'était pas vraiment chanceux. Alors qu'elle enlevait doucement sa main de lui, le grand blessé lui saisit doucement la main, contact de chaleur et de froideur, le feu et la glace réunit ensemble une fois de plus. Par ce simple geste, il lui disait qu'elle pouvait rester. Si elle voulait entendre la vérité, elle l'aurait plus tard, mais de la sentir dans cette piéce l'obligerai a être convaincant avec ces médecins qui avaient l'air expérimentés.





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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Lun 17 Nov - 19:02


    Puisque nous en sommes à voir les différents cotés des évènements récents, autant passer un instant dans l'esprit d'Andrew Lightheaven. Ce diplomé de Harvard avait l'intention ferme de devenir avocat, et ses études révélant sa parfaite aptitude pour ce genre de métier, il était épanoui et optimiste, en ce qui concernait sa vie professionnelle future. Défendre la veuve et l'orphelin lui plaisait énormément, mais, par ailleurs, tenter de sauver les violeurs et les terroristes n'était pas pour lui déplaire. En effet, profondément gentil, il pensait plus que volontiers que tout etre vivant, quels que soient ses actes, avait une part de bonté en lui, si bien qu'il méritait défense et considération. Fervent défenseur des Droits de l'Homme, il était contre la peine de mort, fils de catholiques, il était contre l'avortement. Vous voyez qu'il est un jeune homme plein de croyance en diverses valeurs toutes plus nobles les unes que les autres. En ce qui concernait sa famille, elle n'était pas à plaindre, mais ne faisait pas partie de l'élite pour autant, donc, cela ne faisait qu'accroitre sa satisfaction d'avoir brillamment réussi ses études. Il avait un grand frère qui suivait les traces de leur père, s'étant fait chirurgien lui aussi, et une petite soeur qui ne manquerait pas d'etre un excellent professeur de lettres classiques dans n'importe quelle université prestigieuse nord américaine.

    Sans doute était-il comblé sur ces deux aspects de la vie, brillant et bien entouré, mais, il manquait indéniablement de relations affectives avec des membres extérieurs à sa famille. C'est précisément pour cette raison qu'il avait perçu comme une grande chance lorsque, un beau soir de septembre, cette jeune fille filiforme au visage remarquable était venue le voir, alors qu'il se promenait dans le parc de Blueside en solitaire. Tout en elle aspirait à la grace et à l'élégance, jusque dans sa manière de lever fièrement la tete, jusque de sa façon particulière de s'exprimer -un accent anglais presque imperceptible avait pourtant frappé le jeune homme. Très vite, il l'avait appréciée comme jamais il n'avait apprécié d'autres femmes. Il aimait meme la manière qu'elle avait de se moquer de lui lorsqu'il récitait des vers de poèmes français (elle avait une aisance ahurissante pour s'exprimer dans cette langue si complexe). Il se vengeait généralement assez gentillement lorsqu'elle confondait la Grande Ourse avec la Lyre, deux constellation qu'aimait observer le jeune homme, quand les nuits étaient assez sombres pour le permettre.

    Alors, voilà, il y a deux soirs de cela, il était allé chez elle, ayant une envie toute particulière de la voir -il se préparait en ce moment à un important concours, et cela le rendait nerveux, il avait donc besoin de se détendre. Quand il était entré dans la chambre de la jeune femme, elle était dos à lui, si jolie, assise à sa commode, le regard dans le vague. Elle avait soupiré. Comment aurait-il pu savoir que ce soupir n'était pas pour lui ? Lui, qui l'aimait avec tant de douceur, de docilité, et d'une manière constante, sans éclats, sans passion, sans contrastes... Il était de ces personnes qui sont incapables d'éprouver un sentiment trop puissant, mais dont les émotions ne perdent pourtant jamais de leur intensité. Il l'aimait avec tranquilité, sans fougue, mais de manière sincère et entière. Elle se défilait, s'échappait, ne se laissait pas embrasser. Il commençait à avoir l'habitude de ses sautes d'humeur, mais, l'ennui, c'est qu'il ne se sentait pas assez bien moralement ce soir là pour accepté d'etre repoussé en se contentant de lui adresser un petit sourire triste. Il demanda des explications. Elle se braqua complètement, et lui demanda de sortir. Il est de ces gentlemen qui ne se font pas répéter deux fois ce genre de choses, respectant les volontés de chacun. Mais à la porte de chez Eleonore, il était tombé nez à nez avec un homme qu'il détesta au premier regard, car il était de manière naturelle tout ce que lui avait pu etre au prix de lourds combats. Riche, d'abord, mais ce n'était pas le plus important. Séducteur. Il devait etre le genre de personne qui ne passe pas inaperçu, sur qui l'on se retourne dans la rue, alors qu'Andrew était très effacé... Il était mignon, certes, mais n'avait pas ce charme suave et ce flegme cynique naturels que possédait Alexander Hellwood. Enfin, chose cruelle dont il ne put s'apercevoir que lorsque la jeune femme les eut rejoints sur le seuil, il avait ce que lui désirait en silence. Eleonore Carrington. Le regard qu'ils échangèrent était si intense et si plein de cette passion muette qu'Andrew compris dès cet instant qu'il devait passer son chemin. On ne peut se battrre contre une évidence. Au mieux, il pourrait etre l'ami d'Ele, quoique cela le ferait grandement souffrir... Mais il s'emploierait à n'etre que cela pour elle, et à lui servir autant que possible, en tant que soutien moral, par exemple...

    Eleonore ignorait complètement que l'attachement d'Andrew était si profond. De toute manière, elle avait une capacité surprenante à ignorer tout ce qui ne l'intéresse pas. Elle ignorait la pluie lorsqu'elle avait décidé la veille de porter une robe légère, elle ignorait les paroles monocordes des profs de l'université, elle ignorait la souffrance des autres quand elle savait qu'il lui serait impossible de l'apaiser. La seule souffrance qu'elle se sentait un peu capable de nuancer, en cet instant, était celle d'Alex, et s'y appliquer prenait toute son énergie. Elle voulait qu'il pense à autre chose qu'à toute cette histoire, et s'y emploierait quitte à abuser outrageusement du pouvoir éblouissant de son sourire plein de fossettes et de ses paroles gentiment ironiques. D'ailleurs, il lui fallut bientot répondre à son compagnon blessé, qui s'affirmait incapable de suivre les voeux.

    - Monsieur Hellwood, fit-elle pour l'embeter, comme elle savait qu'il n'aimait pas trop qu'on l'appelle ainsi, vous tenez des propos scandaleux... Et vous me blessez, moi, votre amie de toujours, qui, voyant le jour où elle sera cloitrée dans un monastère austère arriver à grands pas, vous demande secours et soutien !

    Elle se mordit la lèvre infèrieure pour empecher un sourire en coin de s'y dessiner : cela aurait profondément altéré le tableau de Sainte Eleonore de la Charité, si jamais ce genre de sourire absolument pas catholique avait illuminé son joli minois absolument pas pieux. Elle laissa donc un instant de silence passer, et, toujours taquine, décida d'amadouer Alex.

    - Tu ne pourrais pas meme faire un tout petit effort, pour moi ?

    Petit sourire faussement triste sur sa bouche vermeille, regard en coin duquel elle n'arriva pas à effacer la lueur rieuse, le tout additionné avec quelques caresses du bout de ses doigts fins, une chose était certaine : Eleonore avait l'art de la torture en douceur.

    Le jeune homme semblait ignorer que son statut de privilégié, justement, ne lui serait ravi par personne, dans le coeur de la jeune femme. Avec qui d'autre que lui pourrait-elle avoir ces échanges ambigus, parfois très sensuels, d'autre fois très anodins, ou bien espiègles, passionnés, sadiques, embrasés, volcaniques ou glacés ? Les mélanges chaud/froid, amour/haine, idéal/désir, n'étaient possibles qu'avec lui, car ils aimaient les memes choses, jouaient aux memes jeux, et avaient trouvé dans leur entente un équilibre qui leur plaisait. Meme Andrew, aussi plein de bonne volonté soit-il, ne pouvait rendre heureuse Eleonore, car il était doté d'un caractère trop tempéré, trop arrondi, sans vagues ni cotés tranchants. De son coté, elle ne s'inquiètait pas beaucoup : les filles de Blueside étaient profondément insignifiantes, par rapport à elle, et les autres n'étaient que des coups d'un soir, pour Alex. Ele était sufisament exceptionnelle pour captiver l'attention de son compagnon pour plus d'une nuit (ahah égo Razz ^^).

    Elle soupira d'aise quand elle fut absolument certaine qu'Alex était vivant (no comment, merci...) et laissa volontairement sa main contre son torse, trop heureuse de sentir son coeur battre sous ses doigts. Pourtant, Docteur Shepherd et Docteur Sloan (^^') entrèrent sans gene dans la chambre du grand blessé. Ele, sur le coup, fut tellement énervée par ce manque de correction qu'elle en oublia que c'était elle l'intruse qui était en fraude (car je vous rappelle que l'infirmière de l'accueil lui avait servi nombre de sourires stéréotypés en lui expliquant qu'elle ne pouvait pas voir Alex pour le moment)... Mais -o misère- la voix douce du premier médecin et son sourire si gentil éblouirent un instant la jeune femme, si bien qu'elle en oublia la phrase cassante qu'elle s'appretait à lancer à l'homme en blanc. Elle fut d'autant plus muette que ce fameux jeune médecin avait un visage qui lui était étonnament familier... Voyons, voyons... Oh oui ! Lecteur, si vous avez bien suivi mon histoire de toute à l'heure, je vous ai dit que le frère d'Andrew avait suivi les traces de son père, et était devenu chirurgien... Hé bien voilà, c'est officiel, il avait tout l'attiraille : blouse blanche, stétoscope, sourire aimable et rassurant. Ele en fut soufflée. La fatalité s'acharnait, semble-t-il. Le grand frère de son amant était le médecin d'Alex, et elle, pauvre idiote entre les deux, était assise sur le lit, une main sur le corps du blessé, un vestige de sourire en coin sur les lèvres. Elle pria mentalement pour que le médecin ne se souvienne pas d'elle. Après tout, ils ne s'étaient vus qu'une fois, à un diner familial où il y avait tellement de monde qu'elle avait bien du prononcer cent "bonsoir" à différents inconnus... Malheureusement pour elle, elle était de ces femmes que l'on n'oublie pas rapidement.

    - Eleonore, dit-il sans se départir de son sourire amical. Mon frère m'a dit que vous etiez ici, pour voir votre ami... Il est reparti, mais m'a dit de vous dire qu'il vous appellerait ce soir. Pour le moment, si cela ne vous ennuie pas trop...

    Le sourire gentil du médecin redoubla d'intensité, ce qui ne l'empecha pas de montrer poliement à la demoiselle la porte de sortie. Visiblement, ce que les deux messieurs avaient à dire à Alex était aussi privé qu'important, et l'on fit aimablement comprendre à Ele qu'elle était de trop ici. La jeune femme sentit un grand vide se creuser de nouveau en elle. La simple idée de retourner toute seule dans la salle d'attente, au milieu des autres malades dégoutants, lui retournait l'estomac et lui meurtrissait le coeur. C'était quand meme incroyable qu'on refuse de la laisser un peu tranquille en compagnie d'Alex ! Tous les habitants de Blueside étaient contre eux, semble-t-il...
    Elle avait du palir légèrement, car le frère d'Andrew lui adressa soudainement un regard inquiet -ces médecins, je vous jure ! Elle n'avait pas du tout envie qu'il commence à vouloir l'ausculter pour savoir si cette étonnante paleur n'était pas due à elle ne savait quelle maladie suspecte, donc, retenant un soupire, elle se leva en douceur du lit d'Alex, après avoir adressé à celui-ci un demi-sourire, comme pour lui donner du courage. L'entretien qu'il allait avoir avec ces deux hommes risquait d'etre éprouvant. Pourtant, elle fut retenue. Sa main froide fut gardée dans celle, tellement plus chaude, du jeune homme. Elle fut étonnée qu'il veuille la voir rester auprès de lui, mais, pour une fois, elle n'avait pas l'intention de se faire prier.

    - Si cela ne vous ennuie pas trop, j'aimerais assister à cet entretien, dit-elle en servant aux médecins un de ses adorables sourires auxquels il est tout bonnement impossible de résister.

    Le frère d'Andrew rit sous cape, et se détourna un instant pour aller chercher les résultats des radios d'Alex, tandis que le deuxième médecin fit tout pour garder son sang foid, et ne pas se perdre dans la contemplation du sourire de la jeune femme. Quand je vous dis qu'elle les fait tous craquer ! ^^
    Comprenant qu'elle allait avoir l'autorisation des médecins pour rester avec Alex, lle adressa discrètement un clin d'oeil à ce dernier, et eut l'air absolument soulagé. Le frère d'Andrew arriva avec les radios, et commença par quelques remarques de base :

    - Monsieur Hellwood... Vos radios sont assez bonnes, meme si, comme vous vous en doutez -il désigna le platre d'Alex- votre poignet est cassé. La plupart des blessures sont bénines... Seule celle qu'a provoqué la ceinture de sécurité aurait pu etre source d'ennuis plus graves, car elle est proche des jugulaires, mais l'hémorragie a été stoppée à temps...

    Il continua avec plusieurs remarques sur l'état de santé (finalement assez bon) d'Alex, puis le deuxième médecin, plus agé et à l'air légérement plus sévère, pris le relai, pour poser quelques questions bien plus embarrassantes pour le jeune homme :

    - Ce que nous voudrions connaitre à présent, monsieur, ce sont les causes de cet accident, s'il vous est possible de vous en rappeler. Je ne vous cache pas que cette affaire risque de faire l'objet d'un enquete, car votre père étant un homme influent, cet accident pourrait donner suite à quelques recherches. D'un point de vue médical -le seul qui nous intéresse, en ce qui nous concerne- savoir ce qu'il s'est exactement passé nous aiderait à anticiper plus correctement votre état de santé, pour les semaines à venir.

    Il avait l'air si tranquillement déterminé à obtenir des réponses claires et précises qu'Ele songea qu'il ne risquait pas de s'arreter là dans son questionnement assidu. Elle ne se permis pourtant aucune réplique, les questions ne lui étant guère adressées. Elle se contenta de careesser doucement la main d'Alex, qui tenait toujours la sienne, comme pour le rassurer, lui montrer qu'elle était avec lui. Néanmoins, elle s'attendait, en toute franchise, à ce qu'il mente aux médecins. Tout ce qu'elle espérait, c'est qu'à elle, au moins, il ne mentirait pas, lorsqu'elle lui poserait le meme genre d'interrogations...

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Mar 18 Nov - 15:13

    Evidemment, de meme evenements ne peuvent pas être expliqué de la même maniére suivant la personne qui raconte. Cela dépend en général d'un nombre de critéres si différents qu'au final, ils rendent l'expérience vécue unique pour chacun. Alors un témoin ne vous donnerai surement pas le même point de vue que la victime, et la victime elle même ne serait surement pas en accord avec l'agresseur, celui qui avait provoqué cette situation. Alors qu'avait ressenti les deux hommes de main mafioso quand ils avaient vu la voiture de collection du jeune homme projeté dans le ravin a une vitesse folle? Beaucoup de choses leur avait traversé le cerveau a ce moment la. Tout d'abords, ils s'étaient mentalement questionné sur le fait que leur réaction était peut etre légérement excessive, mais rien qu'un petit peu. Apres tout, ils avaient deja tués des gens pour moins que cela mais ce boulot vous obligeait a réfléchir vite, ou même a ne pas réfléchir tant que vous preniez une décision. Il ne fallait pas faire dans le sentimentalisme, prendre en compte les potentielles excuses tues de la personne, mais agir, sans réellement penser aux conséquences probables.

    Ainsi quand ils avaient repris la route pour retourner a l'aéroport de bluside, d'ou il prendrait un vol régulier pour las vegas, ils avaient une question en tête, c'était est-ce que le jeune homme est mort? Apres une telle chute, cela ne faisait quasiment aucun doute car le ravin était profond , et d'apres eux, aucun témoin n'avait été présent sur les lieux pour appeler les secours, donc si Hellwood n'était pas mort dans l'accident, il se viderait lentement de son sang. D'ici la, ils seraient confortablement installés dans l'un des petits salon vip qu'offraient les grandes compagnies aériennes a leur passager en premiére classe. Ou alors ils seraient deja a Las Vegas quand l'héritier qui ne voulait pas obéir pousserait son dernier souffle. La vie était faite ainsi, tout le monde meurt un jour, mais d'autres plus tot étrangement. C'était un espéce de morale plutot bien appréciée dans le milieu car elle empechait de se dire que l'on était des monstres de tueurs. On se faisait payé pour faire des choses légalement incorect, mais tout le monde avait bien une conscience qu'une morale de ce genre aidait a calmé lors des nuits ou l'on ne pouvait trouver le sommeil.

    Mais Alex n'était pas mort, juste profondément inconscient au fond du ravin avec sa voiture en miette autour de lui, emprisoné dans une carcasse de ferraille qui ne pourrait plus jamais roulé. Lui qui n'était pas tres moral avait réussi, pour la seule fois ou il avait presque fait le bien, a s'attirer les foudres de gens plus immoraux que lui. S'il avait observé la situation en temps qu'observateur ou juste personne extérieure, il en aurait profondément rigoler surement. Il connaissait leurs méthodes brutales mais n'avait pas su être assez conscient ce soir pour s'en souvenir. S'il y avait bien réfléchi, il serait resté chez Eleonore, et n'aurait jamais honoré son rendez-vous. Peut etre aurait il mit la date et l'heure de son accident a plus tard, mais en tout cas, la situation aurait obligatoirement été autre. Peut etre meilleure, peut etre pire, on ne pouvait pas savoir. Changer ce qui c'était passé était tout bonnement infaisable alors il fallait bien se contenter du présent non? Même si le présent était aussi pourri que celui dans lequel il était. Sans cela, il aurait changé un paquet de chose dans sa vie. Outre son coté un peut trop veinale, il aurait préféré naitre dans une autre famille, aussi riche il s'entend, mais qui n'avait pas ce rapport au crime comme son pére l'avait. Il n'aurait surement pas changé sa présentatrice télé de mére, mais bel et bien son pére, il aurait préféré un homme politique, ou encore une grand patron d'une société anonyme cotée en bourse, mais pas un grand directeur d'une chaine hoteliére, un pdg avec du sang qu'il ne pouvait pas enlevé sur les mains.

    Sa vie n'aurait pas été la même, il aurait peut etre été élevé a new york, ou alors dans un état paumé du genre ohio avec de grands prés ou quelque chose du genre. Sa maison n'aurait pas été une villa avec une rande piscine entourée de sable et d'herbe arrosée quotidiennement pour donner l'illusion qu'il ne vivait pas dans le désert qu'était le névada, mais dans un grand appartement donnant sur central park. Il n'aurait pas vu son pére qu'une ou deux fois par semaine, quand il rentrait ou partait en voyage d'affaire avec son jet privé personnel, mais il l'aurait vu un peu plus. Et surtout, il n'aurait pas vu quelqu'un en direct live se faire tabassé a mort lorsqu'il avait sept ans, par une bande de mafioso qui voulait revoir l'argent de mr hellwood qu'il avait volé au casino en trichant. Non il n'aurait jamais vu ca, il n'aurait jamais pensé que son pére pouvait être bien pire que ce que les journaux racontaient sur lui quand un proces s'ouvrait. La vie ne pouvait pas être refaite, on ne choisissait pas grand chose de ce que l'on devenait alors il fallait faire avec et s'y adapter au mieux... Avant de trouver quelqu'un et quelque chose de mieux qu'avant.

    Revenons en a notre hopital et a cette chambre blanche sans décoration qui ne donnait surement pas au blessé l'envie d'y rester longtemps. Pourtant, certaines études avaient clairement dit que etre dans un environnement accueillant était le mieux a faire pour faire récupéré un blessé au plus vite. Soit cet hopital était en faillite, soit il voulait gardé le jeune Hellwood le plus longtemps possible et l'empecher de rentrer dans sa grande suite aux draps noirs. Pour Alex, il était impossible d'y rester longtemps tant l'ennui allait clairement le rendre fou, non pas littéralement mais bon. La conversation qu'il y tenait avec Eleonore était une de celle qu'ils avaient avant, avant son départ a elle, avant son départ a lui, et avant l'accident. Curieusement, tout se mettait en chemin des deux jeunes gens apparament. Comme si apres tout, on ne voulait pas les réunir. Enfin eux même ne voulaient pas se dire leurs sentiments donc ...

    - A la fois secours et soutient? Rien que cela?

    Ste Eleonore de la charité n'avait vraiment rien de pieu, pas plus que St Alexander de la bonté. D'ailleurs ils n'avaient que leur titre qui pouvait laisser a quelqu'un l'opportunité de croire cela. Il ne se dégageait absolument rien de croyant d'eux, mais plutot le contraire. Une jeunesse et une classe folle, ce coté séducteur dans leurs regards, une assurance a presque toute épreuve.

    - J'en doute, mais il faudrait y réfléchir sérieusement...

    Il souria a la jeune femme qui elle s'empechait visiblement de sourire. Cela se voyait dans les prunelles de la jeune femme qui s'illuminaient d'une lueure si particuliére. Il la connaissait bien trop pour croire a des airs de tristesse alors qu'elle se mordait la lévre pour ne pas rigoler. Le contact de ses doigts frolant sa peau lui indiquait aussi que cet air n'était qu'une partie de plus dans le jeu auquel ils s'amusaient. Pour le moment, il n'avait trouvé jamais aussi bonne joueuse qu'elle, les autres filles perdant bien trop rapidement, ne resistant même plus. Caractére trop simple des filles ou gout de l'excellence chez le jeune hellwood, cela, Alex ne saurait plus le dire. Il avait juste le gout d'Ele.

    Mais a ce moment la, deux médecins débarquérent. Alors c'étaient eux qui l'avaient empeché de se vider de son sang dans une voiture qui n'était plus que de la taulle pliée au fond d'un ravin? Oua, congratulations. Ils étaient relativement tous les deux, on leur donnait trentes cinq ans un peu passé, mais pas vraiment plus. Alex qui lui faisait des études de droits s'était bien des fois posée la question de savoir si son boulot allait être aussi utile que celui des médecins, mais il venait d'avoir sa réponse sur le champ: Evidemment que non. Il devait la vie surement a ces médecins la, et de ce fait, devait se montrer tout de même moins cynique que d'habitude. Ok c'était dur pour le jeune homme qui était plus qu'habitué a ce genre de comportement, mais rien que leur présence en imposait. Alex se voyait bien comme le plus jeune des deux dans environ dix quinze ans. En tant que narratrice je peux le dire, le docteur Shepperd avait un charme et un charisme fou. Ces yeux exprimaient, a l'image de ceux d'Alex, tout ce qu'il voulait dire sans le prononcé. Sa présence se sentait dans la piéce, il n'était pas du genre que l'on effacait de ses souvenirs si facielement. Son collégue, le docteur Sloan visiblement était plus blond que l'autre docteur mais avait ce sourire et ces yeux qui montraient qu'l était un grand séducteur, parole de fan de rey's anatomy et paroles d'Alex qui s'y connaissait bien en ce sujet. Mais ce qui fit un choc au jeune homme était le fait qu'Eleonore connaisse le brun... Il l'avait appelé par son prénom et avait mentioner son frêre... Donc il avait un lien de parenté avec Andrew. Alex avait eu de la chance de ne pas se voir laisser mourrir sur la table d'opération. Et alors qu'il lui demandait un moment privé avec l'héritier pour s'entretenir avec lui, Alex rétorqua avant Eleonore:

    - Non c'est bon, elle peut rester.

    Le frêre d'Andrew parti chercher les radios d'Alex alors que son collégue restait dans la piéce avec les deux jeunes gens. Il n'avait pas le physique ni le charisme que l'on s'attendait a trouver chez un médecin habituellement. D'ailleurs, le docteur Shepperd ne l'avait pas non plus, il étaient comm des acteurs qui jouaient des médecins dans des séries télé, mais apparament, ils savaient bien opéré si on en croyait a la blessure d'Alex au cou. Alors qu'il semblait légérement captivé par Ele, qui ne l'aurait pas été?, le frêre d'Andrew revint et commença a faire son rapport a Alex sur son état de santé.

    - Monsieur Hellwood... Vos radios sont assez bonnes, meme si, comme vous vous en doutez -il désigna le platre d'Alex- votre poignet est cassé. La plupart des blessures sont bénines... Seule celle qu'a provoqué la ceinture de sécurité aurait pu etre source d'ennuis plus graves, car elle est proche des jugulaires, mais l'hémorragie a été stoppée à temps...

    Jargon médical pour dire que le pire était passé, que ça irait a présent. Bon Alex espérait s'entendre dire qu'il pouvait partir d'ici mais apparament non, cela n'était pas a l'ordre du jour. Cela était la partie émergée d el'iceberg, ce qu'il voulait bien entendre. La seconde partie du discours des médecins l'embeta légérement plus a vrai dire.

    - Ce que nous voudrions connaitre à présent, monsieur, ce sont les causes de cet accident, s'il vous est possible de vous en rappeler. Je ne vous cache pas que cette affaire risque de faire l'objet d'un enquete, car votre père étant un homme influent, cet accident pourrait donner suite à quelques recherches. D'un point de vue médical -le seul qui nous intéresse, en ce qui nous concerne- savoir ce qu'il s'est exactement passé nous aiderait à anticiper plus correctement votre état de santé, pour les semaines à venir.

    Bon Alex ne pouvait pas simulé un evanouissement pour échapper aux questions vu qu'il y avait deux médecins dans la piéce. Il allait devoir répondre mais cela allait être légérement dur avec cette machine détectrice de mensonge branchée a son coeur. Néammoins, il savait parfaitement mentir, juste qu'a Eleonore, c'était plus dur, mais a deux médecins, cela devrait etre largement possible pour l'héritier d'un empire batti sur les nondits et les mensonges comme lui. Visiblement, le docteur Sloan savait parfaitement a qui il parlait, au fils d'un des hommes les plus riches du pays. Ce n'était même plus drole si maintenant apres la tentative de meurtre de son pére, il faille faire une enquête, cela serait extremement un comble. Il regarda d'un regard légérement froid et pénétrant les deux médecins qui se situaient devant lui et se contenta de répondre...

    - A vrai dire, je ne m'en souvient pas vraiment..

    Il marqua une légére pause d'une ou deux secondes avant de reprendre.

    - Je suppose dans la nuit je ne voyais pas tres bien où j'allais et j'ai du perdre le controle de ma voiture et finir par tomber dans ce ravin.

    Pas tres convaincant comme théorie mais relié a une machine qui notait la moindre augmentation de pulsations, il ne pouvait pas dire que le pére noel l'avait attaqué avec un flingue a l'arriére de sa voiture et les avaient précipités dans le ravin avant de sauter et de se suicider non? Il sentit dans le regard des médecins qu'il n'avait pas vraiment réussi a les convraincres... Et merde! Alex n'était pas un tres bon amnésique...

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Jeu 20 Nov - 1:32


    La jeune femme vacilla. Elle se sentait mal. Quelque chose d'attroce lui broyait tout le corps, l'étau invisible se resserrant autour d'elle de manière à lui couper le souffle. Elle entendait encore les voix qui discutaient, mais était incapable de suivre la conversation davantage. Si elle entendait, elle n'écoutait plus, si elle voyait, elle ne regardait plus. Quel drole de sentiment que celui de l'oppression physique. Des larmes arrivèrent à ses yeux, brouillant sa vue sans qu'elle n'ait la force de battre des paupières pour les chasser. Elles coulèrent à flot le long de se joues, certaines glissèrent meme dans sa bouche, tandis que d'autres allaient mourir dans les boucles brunes de sa chevelure. Car, oui, à présent, elle avait conscience qu'elle était tombée, renversée en arrière, étendue raide sur le dos, la masse soyeuse de ses cheveux formant une mare presque noire sur le carrelage d'un blanc immaculé. Elle avait les yeux ouverts, il faisait noir, pourtant. L'envie de crier la prit, mais elle ne parvint pas à émettre le plus petit son. Et toujours cette douleur abominable, insoutenable, comme si une tenaille lui déchiquetait les entrailles. Cela lui était tombé dessus si soudainement ! Une minute auparavant, elle se sentait si bien...
    Il y avait de l'agitation autour d'elle, à présent. Ce vague sentiment que l'on remuait lui donnait la nausée. Elle avait froid, si froid que c'était étonnant que ses larmes ne se soient pas transformées en stalagmites... Elle avait tout le temps froid, d'ordinaire, mais là, c'était un froid plus mordant, l'impression d'etre frigorifiée de l'intérieur. Et puis... Oh ! La soulevait-on vraiment ? Des mains brulantes -quel effet détestable !- venaient de se poser sur elle, l'empoignant fermement, mais semblaient cependant faire leur possible pour ne pas la blesser. La terre se déroba... non : elle disparut. On la portait. Elle était toujours incapable de bouger. Elle réfléchissait avec méthode, cependant. Le mal était si puissant qu'elle ne le sentait presque plus, comme si elle était déjà morte. Vous savez, quand vous trempez vos doigts dans de l'eau gelée, vous avez l'impression qu'elle brule. En réalité, elle est tellement froide qu'elle vous parait bouillante. Eh bien, elle avait tellement mal qu'elle avait l'impression de ne plus rien sentir. On la posa sur quelque chose de moins dur que le carrelage, mais ce quelque chose, visiblement, était en mouvement. Trop de mouvement. Les larmes continuaient d'affluer sans qu'elle ne puisse les retenir. Son visage, à présent, était mouillé à souhait, et un gout salé sur ses lèvres la dérangeait profondément. Sa langue collait à son palais, c'en était presque aussi désagréable que le fait qu'elle était retenue à l'objet en mouvement par des sortes de liens sans doute semblables à des ceintures de sécurité. Elle ne pouvait pas regarder. Les voix autour d'elle avait des intonations bien plus inquiètantes, et elle n'en reconnaissait presque aucune. Parmi les mots prononcés, elle reconnu "opération" (qui pensait aux mathématiques, dans un tel moment ?!), "bloc" (encore quelque chose d'incompréhensible...), "sang" (outch !), "scalpel" (particulièrement terrifiant, celui-ci !).
    Avant que la jeune femme ne comprenne qu'elle allait subir une opération au bloc opératoire de l'hopital de Blueside, car un caillot de sang s'était formé quelque part en elle, et qu'un magnifique scalpel allait la découper, elle perdit connaissance.


    Eleonore était toujours tranquillement assise sur le lit du beau blessé. De toute évidence, elle n'aurait pu imaginer que, dans ce meme hopital, une femme allait mourir sur une table d'opération à cause d'une hémorragie interne et d'un caillot... A dire vrai, on ignore très souvent ce qu'il se passe à quelques mètres de nous. Les disputes de nos voisins, les rires des enfants, les joies ou les peines des inconnus que l'on croise, tout cela nous passe au dessus, ou, pire, nous n'en avons nullement conscience. Pourtant, d'un instant à un autre, tout peut basculer, et qui sait si, d'ici cinq minutes, Ele ne sera pas en larmes, allongée sur le sol froid, raide et attendant la mort ? La jeune femme s'était toujours posé des questions au sujet du destin et de la fatalité. Elle n'avait que très peu foi en le premier, mais croyait du comme fer en la deuxième. La fatalité existait, était prouvée, et s'acharnait toujours sur les memes personnes. Hernani, héros fatal de tragédie classique, n'était pas créé de toute pièces, sans doute, mais son personnage était inspiré de la réalité, comme bon nombre d'autres hommes fictifs de ce genre de livres...

    Le destin, en revanche, semblait moins réel que la fatalité. Eleonore pensait plus volontiers que nos actes influaient sur notre existence, et que, donc, celle-ci n'était pas p"révue" à l'avance, car une décision de dernière minute pouvait tout changer. Pour donner un exemple purement irréalisable, car il se base sur des faits qui n'auront sans doute jamais lieux, mais, donnons le quand meme : si l'un ou l'autre des deux jeunes gens réussis dans cette pièce disait, là, maintenant, leur sentiments à l'autre, à voix haute, il s'agirait d'une décision de dernière minute, imprévue, surprenante, qui transfiguerait leur existence à tous les deux. Bien sur, Eleonore n'allait absolument pas faire le test pour savoir ce qu'il en serait. L'un comme l'autre, ils étaient retenus par plusieurs sentiments contraires à ceux, si tendres, qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre. Ainsi, l'orgueil, la fièreté, l'envie de continuer à jouer, s'opposaient à la passion, le désir de sincèrité, ou encore, l'attachement véritable -autrement appelé par un mot de cinq lettres commençant par un grand A, mais dont nous n'écrirons pas le nom ici, de peur de tenter la fatalité d'agir une fois de plus...
    Alors oui, on pouvait toujours se demander qui ils auraient été, dans une autre vie. Eleonore aurait très bien pu naitre à Brooklin, ne pas etre héritière de la fortune des Carrington, mais seulement une fille comme une autre qui n'aurait aspiré qu'à avoir une petite vie bien rangée, un gentil mari, et trois enfants. Oui bien elle serait née en Floride et aurait profité des plages torrides, plus au sud... Qui sait ?... Encore une fois, les "si" et les "peut-etre" permettaient de refaire le monde, mais, en définitive, l'on ne pouvait jamais changer de vie. Alors, destin ou fatalité, finalement ?...

    Pour revenir un peu à l'histoire qui nous occupe, la demoiselle fit la moue en entendant la réponse d'Alex. Blessé mais pas plus serviable pour autant (je sais, c'est presque logique, mais bon...). Elle acquieça, secouant légèrement ses anglaises brunes qui lui chatouillaient le cou, puis croisa les bras d'un air mécontent.

    - J'aurais voulu que le choc te coupe la langue, dit-elle méchamment, au moins, tu ne serais pas aussi peu aimable avec moi.

    Chassez le naturel, et il revient au galop !
    Ele aurait voulu dire quelque chose de moins cru, mais s'était sorti tout seul de sa bouche. Elle avait trop l'habitude de se chamailler avec Alex. Encore une fois, par délicatesse, elle aurait pu renvoyer la balle plus gentiment, mais, cette fois, elle avait préféré dire quelque chose de plus piquant, quitte à s'en vouloir un peu par la suite. Ce qu'elle venait de dire n'était pas vraiment cruel (elle avait déjà dit bien pire au jeune homme !) mais, au vu des circonstances, elle eut un léger remord, car lui rappeler son accident, meme pour jouer, n'était peut-etre pas le mieux à faire. Plus elle y réfléchissait, plus elle s'en voulait, et, d'ailleurs, les quelques couleurs qu'elle avait reprises disparurent bientot de son visage, celui-ci reprenant sa couleur livide du début de leur conversation. Elle aurait voulu s'excuser, mais, voilà, les deux médecins arrivèrent, coupant court la conversation qui aurait pu tourner au vinaigre, selon la jeune femme.

    Alex eut le droit à un compte-rendu de son état de santé, qu'Eleonore parut écouter avec plus d'attention que l'intéressé lui-meme. Le frère d'Andrew expliquait calmement que, malgré la gravité de la blessure qu'il avait dans le cou, et son platre, il allait plutot bien. Cela la rassurait profondément, la soulageait grandement, et elle fit tout son possible pour ne pas aller embrasser le médecin, tant elle était contente. Alex et Andrew n'auraient surement pas apprécié, qui plus est...

    Le docteur Sloan, méthodique, questionna plutot sur les causes exactes de l'accident. Ele se demandait ce qu'allait répondre Alex, mais ne permis à aucun signe de curiosité de s'afficher sur son visage. Elle sut bientot qu'Alex leur mentait. Encore cette histoire de perte de controle de sa voiture. Heureusement, la machine sur laquelle il était branché ne fut pas des siennes. A n'importe quel etre humain, Alex mentait sans peine. A Ele, il n'y arrivait pas, exactement comme elle-meme n'arrivait pas à cacher la plupart des vérités au jeune homme (car, en revanche, ils parvenaient assez bien à dissimuler leurs sentiments). Quand le jeune homme eut donné sa réponse, les regards expérimentés des médecins se tournèrent naturellement vers Ele, comme pour déceler dans son expression un signe d'agitation ou de gene, qui pourrait trahir le beau discours de son compagnon. Les pauvres ne savaient pas qu'Alex et Ele, séparément, étaient très forts, mais que, réunis, ils étaient pour ainsi dire imbattables ! Ele gardait un demi-sourire confiant sur les lèvres, et eut l'air de croire de tout son coeur à l'histoire d'Alex. Le plus jeune des deux médecins eut l'air convaincu par l'attitude paisible des deux jeunes gens assis sur le lit, et, d'ailleurs, il se retira en disant qu'il avait d'autres patients à voir. Eleonore, bien élevée, se leva et l'accompagna à la porte, laissant seuls un instant Alex et le docteur Sloan. Ce dernier restait dubitatif, comme s'il ne croyait pas vraiment à toute cette histoire.

    - Vous savez que vous avez tout intéret à nous dire la vérité, monsieur ? demanda-t-il à mi-voix, comme pour qu'Ele ne puisse l'entendre.

    Cette dernière avait une main posée sur la poignée de la porte de la chambre, et souriait au frère d'Andrew. Le visage de celui-ci, curieusement, s'était un peu obscurci, et il regardait la jeune femme avec plus de sévérité qu'auparavant. La demoiselle en fut à la fois étonnée et intriguée, mais elle comprit vite de quoi il s'agissait, lorsque le médecin, avant de partir, lui dit quelque chose comme "mon frère tient beaucoup à vous, ne lui faites pas de mal". Elle perdit un peu son sourire, sachant qu'elle ne pouvait pas ne pas le blesser, tout en souhaitant demeurer avec Alex. Aussi cruel que cela puisse paraitre, Andrew avait bel et bien été considéré par la demoiselle Carrington comme un passe-temsp, en attendant le retour du beau brun. Ce jour étant arrivé, l'amant n'avait plus rien à faire dans la vie d'Eleonore. D'ailleurs, elle se sentait moralement redevable à Alex pour l'avoir laissé si longtemps (plus longtemps que lui ne l'avait fait, à vrai dire), et, celui-ci blessé, elle souhaitait etre à ses cotés non pas pour le guérir, mais plutot en tant que soutien moral. Après tout, elle était la personne qui le comprenait le mieux, et, meme si elle n'était pas toujours suffisament aimante, ou si elle ne savait pas trop bien gérer ses sentiments, ce qui la poussait parfois à dire des choses méchantes qu'elle ne pensait pas, elle voulait qu'il se sente bien, et qu'il retrouve sa vigueur et sa mobilité. Pourtant, elle ne se sentait pas capable, pour le moment, de dire au docteur "Je ne souhaite pas revoir votre frère, vous lui direz de ma part que je suis désolée, et que je ne veux plus qu'il m'appelle". Elle ne dit pas cela, pour deux raisons : la première était purement égoiste, car elle se dit que le frère d'Andrew était le médecin d'Alex, et elle aimait autant qu'il ne venge pas son cadet en faisant du mal au jeune Hellwood, et, deuxièmement, elle appréciait Andrew un minimum, légèrement plus que le reste de ses amants, car il était d'une gentillesse attendrissante, et donc, elle ne voulait pas lui faire autant de mal en étant aussi brutale dans ses propos. Donc, elle acquieça, et referma doucement la porte derrière le médecin.

    Revenant vers Alex et le docteur Sloan, elle n'avait pu entendre ce qu'ils s'étaient dit, et, à dire vrai, n'en n'avait rien à faire. Tout ce qu'elle voulait, à présent, c'était se trouver de nouveau seule en compagnie du blessé. Le médecin acheva son discours protocolaire :

    - Nous allons donc vous garder en observation entre quatre et huit jours, mais rien de grave ne devrait survenir. Votre état s'est stabilisé. Je reviendrai vous voir demain matin... Bonne journée.

    Il hocha la tete en direction d'Alex, et Ele fut bonne pour le racompagner à la porte à son tour (ne faisons pas de jaloux parmi les médecins !).
    Quand elle fut de nouveau assise sur le lit d'Alex, elle sourit avec douceur à celui-ci.

    - Enfin seuls, murmura-t-elle alors que ses yeux se remettaient à briller de la meme lueur qu'auparavant, à l'époque où ils pratiquaient leurs jeux favoris tous les deux.

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Jeu 20 Nov - 15:31


    La mort arrivait elle aussi vite que cela? Un mauvais coup de frein ou de pneu vous plongeant dans le ravin, une douleur dans la poitrine vous condamnant a tomber sur le sol, un revolver chargé contre la tempe avec la caméra qui tourne et un "pan" qui retentit? Cela arrvait au quotidien, on donnait la vie, et la mort vous reprenait. Elle n'avait surement pas de faux, ni de grande robe noire, mais cette figure, rien que sur une carte de tarot, arrivait a faire passer dans les corps de certaine personne un frisson imperceptible. De plus, rien que ce mot, mort, exprimait en quatre lettre toute la douleur qui accompagnait cet évenements. Il n'y avait surement rien a craindre d'un simple mot, car les mots n'ont pas vraiment de pouvoir mais apres tout, qui savait vraiment ce que c'était que la mort.
    Personne n'en était jamais revenu pour expliquer ce qui arrivait apres la fin de la vie, pour rassurer les personnes croyantes et dire qu'il y avait bien un paradis, et au non croyantes qu'il y avait quelques choses qu'ils éspéraient au dela. Alex n'avait jamais eu de croyances particuliéres, il fallait comprendre que le jeune homme était des plus terre a terre avec une enfance et un début de vie comme il en avait eu. Il ne savait pas ce qui se apsserait quand il serait vieux et qu'il mourrait, et ne voulait pas vraiment le savoir. Ceci n'était pas un but dans sa vie. Mais voila, alors qu'il avait toujours pensé qu'il mourrait tres vieux, enfin en tout cas apres soixante ans, il avait vu la mort de beaucoup trop pres a présent pour ne pas changer légérement. Non il n'allait pas se mettre a croire dans quelque chose, bien au contraire, mais il y penserait différement. Il penserait au fait qu'il pourrait passer l'arme a gauche beaucoup plus vite qu'il ne l'avait toujours imaginé. Cet accident, enfin cet accident provoqué non accidentellement lui avait fait penser que la vie continuerai bien sans lui, mais qu'il manquerait surement a certaine personne d'apres l'inquiétude qu'elles avaient eu pour lui.

    Tentons d'imaginer ce qui se serait passer dans le cas ou Alexander Hellwood, premier du nom, serait mort, vidé de son sang dans le fond d'un ravin vraiment tres noir. Une marre de sang rouge vif aurait envahit l'habitacle de la voiture, transformant la voiture de collection en piece a conviction d'un meurtre tres sanglant. Evidemment, dans le noir, personne n'y aurait pris garde dans le noir de ce ravin. Alex aurait été étendu sur une table a la morgue, attendant que pére prenne le premier avion venant de las vegas et allant jusque Blueside pour identifier son corps vide de tout esprit. Il aurait eut la peau encore plus pale qu'en temps normal et une certaine forme de rigidité appelée cadavérique aurait remplacée la rigidité caractérielle du défunt. Il attendrait peut etre bien deux ou trois jours car son pére se chargerai de tué de ses mains ceux qui avaient tués son propre fils. De nombreuses méthodes étaient bien pour cela, les regarder mourrir d'une maniére aussi douloureuse que possible et tres lente. La pitié n'entrait plus vraiment en jeu lorsque c'était comme cela ce n'était qu'une histoire de vengeance aussi banale qu'une autre, celle du genre ou vous ne pouviez pas vraiment vous en sortir par la meilleure des solutions si vous étiez celui a exterminé.
    Son pére serait donc arrivé par la suite, en pére éprouvé et tenant sa mére par la main, moment de proximité comme ils n'en avaient surement pas eu depuis des années. Ils auraient vu le corps sans vie de leur fils de vingt ans et auraient décidé que la vie n'avait vraiment plus rien de bon. Ils auraient organisés un grand enterrement fastueux ou serait venu une masse de gens tous plus important les un que les autres, mais Alex ne serait pas sortit de son tombeau comme dans le clip de this ain't a scene, it's an arm race par fall out boy, il serait tranquillement resté dedant, écoutant avec attention les conneries que l'on pouvait raconter sur les bonnes choses qu'il avait fait dans sa vie. Il était mort comme dans sweeney todd, sauf que ce n'était pas un rasoir mais une ceinture de sécurité qui lui avait fait cela. Ironique alors qu'on dit a tout le monde de ne jamais oublié de bouclé sa ceinture en voiture.
    Au milieu de cette foule compatissante, on aurait surement pu appercevoir le joli minois endeuillé d'une certaine brune nommée Eleonore Carrington, mais cela serait encore a prouver. Il savait que un nombre certain de personne se rejouirait de sa mort. Par exemple, les actionnaires des société de son pére qui sauraient qu'apres la mort de hellood sénior, la société serait a eux et non pas a son fils. Ha que la mort pouvait être une chose triste et étrange pour les vivants...

    Mais voila, Alexander Hellwood, toujours premier du nom, était bel et bien vivant, il respirait, éprouvait des sentiments, mentait, avait son coeur qui battait, sentait le parfum médicamenteux de l'air, sentait l'aiguille qui le perfusait dans son bras, sentait la main d'Eleonore dans la sienne. Tout cela faisait de lui quelqu'un de vivant, réfléchissant a ce que serait la meilleure excuse pour cet accident a balancer aux médecins. La situation n'était pas vraiment facile ni gagnée d'avance tant les faits qu'avaient vécu Alex était pour le moins étrange et inordinaires. Dire la stricte vérité aurait été signé son arret de mort certain, ne pas la dire vous condamnait a trouver a mensonge meilleur, plus étudié en l'espace de cinq secondes ou alors de jouer le parfait amnésique devant des médecins relativement spécialisé. Qui a dit qu'être le grand blessé était le role facile de la piece? Alors Alex avait choisi la solution qui semblait la plus facile a ses yeux, jouer celui qui ne se souvenait plus bien accompagné du facteur négatif de la nuit. Apres tout, il venait juste de rentrer d'europe et avait peut etre oublier les méandres de la route apres tout? Beaucoup de choses étaient possible mais curieusement, le médecin bogosse qui devait etre de la famille du remplacant d'alex ( remplacant, bien grand mot) ne sembla pas croire aux mensonges de l'héritier. A croire que tout ne pouvait pas s'acheter malheureusement. C'est ce que le docteur Sloan lui dit, qu'il ne croyait pas en son histoire alors qu'Eleonore racompagnait le dr Shepperd a la porte.

    [color:fc99="Purple"]- Vous savez que vous avez tout intéret à nous dire la vérité, monsieur ?


    Alex fronça quelques peu les sourcils et durcit son regard qui avant n'avait rien de plus que celui d'un autre blessé. La on revoyait le Alexander Hellwood qui était redouter a Blueside, celui qui avait vécu de nombreuse années dans la cité du vice sans être pris par le vice. Il n'avait plus rien de compatissant pour ces médecins qui se mélaient de ce qu'ils ne connaissaient pas et se permettaient de faire des mini leçons de morale a Alex. Arretons de jouer s'il vous plait. Le jeune homme n'allait absolument rien dire a ce médecins qui s'était approché de lui de maniére a ce qu'Alex lui dise quelque chose sans être entendu par Eleonore. Evidemment, il ne savait pas de quelle nature étaient les liens qui liaient les deux jeunes gens, surtout que d'apres son collégue, elle sortait avec son petit frêre. Mais alors pourquoi lui n'était il pas avec elle et son ami dans cette chambre. Il fallait que le docteur sloan arrête de se poser des question sur Ele mais surtout sur le véritable accident d'Alex. L'héritier lui dit a voix basse de maniére a ce qu'Eleonore n'entende rien:

    - Ecoutez, je ne sais pas ce que vous cryez mais quoi que ce soit, c'est faux. Je vous donne 30 000 dollar et vous vous taisez, c'est d'accord?

    Le seul regard d'Alex suffit a faire comprendre au médecin que pour une fois, il vallait mieux ne pas être intégre et accepter cette jolie somme. A Blueside, il pourrait la dépensée comme il le voudrait en plus. Il fit un signe, mouvement a la fois de tête et d'yeux qui disait a alex qu'il acceptait. Parfait, deja un de moins a surveiller de pres. Alors il finit de dire son baratin a Alex qui poliment le remercia d'un signe de tête avant qu'Ele ne le raccompagne lui aussi a la porte. Elle ne saurait probablement rien de leur arrengement, et c'était peut être pour le mieux car sans cela, ça l'aménerait a poser encore plus de question, ce qu'elle voulait a tout pris éviter. Il n'était pas réellement facile de mentir a quelqu'un pour qui on avait réellement des setiments, si difficiles soient ils a avouer évidemment.
    A nouveau, les deux jeunes gens étaient ensemble, se retrouvant ncore une fois seule apres qu'on ne les ait presque séparé, et avant qu'on ne les dérange ensemble. Visiblement, tout le monde était contre eux, personne ne voulait voir le bonheur de deux personnes qui n'étaient pas fonciérement gentilles. La vie était injuste n'est ce pas? Alors que la jeune femme venait s'assoir de nouveau pres de lui et lui dire qu'ils étaient enfin seul, Alex lui souria a son tour, se remémorant briévement qu'il venait d'acheter leur solitude trente mille dollars, ce qui n'était pas grand chose sur sa fortune. De toute maniére son pére le rembouserai surement. Il se mordit doucement la lévre, tic qu'il avait prit et qui lui donnait un air craquant et dit:

    - Oui ce n'est pas trop tot...

    Spoiler:
     

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Sam 22 Nov - 0:25


    Toutes les morts ne sont pourtant pas de sang et d'arret cardiaque. Eleonore était portée à croire que certaines existence vallaient bien la mort. Certains de ces cadavres raides doivent en vérité etre bien heureux lors de leurs sépultures, peut-etre chérissent-ils meme leur paleur livide et leur expression sans vie, qui sait ?... La jeune femme n'avait assisté qu'à un ou deux enterrements. La plupart des gens évitent de se pencher au dessus du tombeau trop longtemps, n'ayant nulle envie de voir l'etre aimé ainsi figé, sans souffle et sans chaleur. Ele, elle, avait à chaque fois analysé l'expression du mort. A la voir si jolie et si souriante, on a peine à croire qu'elle se serait penchée sur cette vision mortifère, n'est-ce pas ? Encore une chose que tout le monde, ou presque, ignorait, au sujet de la demoiselle : elle aimait comprendre. Comprendre pourquoi on lui sourit quand elle incline la tete, comprendre pourquoi elle frissonne quand elle est troublée, et ce, de la meme manière qu'elle cherchait à savoir pourquoi le mort arborait cet air roide. La première fois, il s'agissait d'un membre de sa famille, et elle n'avait donc pas vraiment été intéressée par cette analyse qui s'offrait à elle, trop occupée à se forcer à verser quelques larmes. Mais, la fois suivante, elle avait été invitée par des amis aux funérailles de quelqu'un qui lui était inconnu. Alors, voilà, elle s'était prise à apprécier de regarder cet homme étendu qui jamais plus n'ouvrirait les yeux. Il lui avait semblé, curieusement, qu'il était heureux. Il eut été difficile de dire qu'il souriait à proprement parler, mais son expression n'était absolument pas celle d'un homme qui a souffert ou qui a senti la fin arriver. C'était très étrange, et cela changea imperceptiblement la vision que la jeune femme avait de la mort.

    Mais, voilà, tant qu'il s'agissait du décès d'un inconnu, Eleonore pouvait en supporter la nouvelle sans trop de peine. Mais parlons un peu -chose affreuse- de ce qu'aurait été la mort d'Alex Hellwood. Si lui, égoiste cadavre, avait été étendu le jour de son enterrement, tranquillement couché sur le dos au fond de son cercueil, Ele, elle, aurait été forcée de rester bien droite, postée sur ses deux jambes. Comme elle aurait détesté le jeune homme ! Elle l'aurait maudit, aurait juré sur sa tombe -à mi-voix cependant, pour qu'aucun des tristes invités ne l'entende. Elle n'aurait pas eu le droit à trop de larmes, n'étant pas un membre de sa famille. A vrai dire, Alex mort, elle n'était plus rien pour lui. Elle n'avait de place dans son existence qu'à travers ce vif regard chocolat, que par ces mots qu'il lui lançait, prononcé de sa voix particulière, suave et sensuelle... Mais cette flamme éteinte et cette voix tue, elle n'avait aucun droit particulier. Aucun lien, que ce soit celui du sang ou de l'alliance, ne la retenait à lui. Officiellement, elle n'était rien pour lui. L'officieusement ne peut rentrer en compte, lors d'une cérémonie aussi glauque et protocolaire qu'était l'enterrement. Donc, il lui faudrait s'éclipser assez rapidement, avant meme que les petits-fours soient à disposition des membres de la famille Hellwood. Ainsi, elle n'aurait nul espoir de pouvoir laisser sur les lèvres glacées du jeune homme un dernier baiser, en murmurant d'une manière théatrale la réplique célèbre : "un peu de poison peut-etre y est-il encore suspendu, qui me ranimerait en me faisant mourir", réplique de Juliette à son Roméo, et qui, finalement, serait une conclusion ironique et assez belle... Elle n'aurait nul droit d'abandonner dans son tombeau son livre Les liaisons dangereuses, ce qui, là encore, résumerait pourtant bien leur relation passée... Rien de tout cela. Elle n'était rien qu'une étincelle au fond des yeux du jeune homme, une présence finalement fragile dans sa chambre d'hopital, une ombre qu'un vent chasse.

    Il est fort heureux, lecteur, que notre miss Carrington n'ai pas eu ce type de pensées en cet instant, car la peur qu'elles auraient exercé sur son esprit (déjà bien malmené ces derniers jours), l'aurait sans doute rendue folle de chagrin, et l'aurait figée d'effroi. Alex n'avait pas besoin de cela. L'étincelle devait etre brillante aussi longtemps que possible, avant qu'un vent nouveau ne vienne tenter de séparer pour la quatrième fois les deux amants... Le sort semblait en effet s'acharner sur eux, et, la dernière fois qu'il avait agi, cela avait bien failli etre fatal pour Alex... Avec du recul, peut-etre se diront-ils que c'était cela qui faisait la beauté de leur histoire, cette prise de risques, cette passion tumultueuse... Mais, en attendant, Ele en venait presque à prier pour que plus rien de facheux ne leur arrive...

    Elle n'avait pas entendu la brève conversation entre le médecin et son patient adorablement riche. D'ailleurs, quand elle repartu auprès d'eux, rien de suspect ne la poussa à se méfier : le docteur tenait des propos très dignes d'un médecin, et n'avait pas la tete de quelqu'un que l'on vient de corrompre à trente mille dollars. Le silence a un prix, mais rares sont ceux qui ont les moyens de l'acheter. Pourtant, Alex, comme Ele, était de ceux qui peuvent débourser des fortunes sans que cela leur paraisse hallucinant... Ah ! C'est beau la vie des enfants de riches...

    - Oui ce n'est pas trop tot...

    Comme si de rien n'était (ou, plus précisément, comme s'il n'avait pas payé son médecin pour arreter de poser des questions embarrassantes), Alex reprenait la conversation, en servant un de ses irrésistibles sourires à la jeune femme. Additionné avec ce petit tic qu'il avait depuis quelques temps, le résultat était étourdissant. Le jeune homme savait-il au moins qu'il ne pourrait pas corrompre la demoiselle comme il l'avait fait avec ce médecin ? Elle, elle poserait des questions, beaucoup de questions, et entendrait obtenir de vraies réponses. Ce n'était pas avec des sommes d'argent qu'il l'aurait. Il y avait d'ailleurs très peu de chances pour qu'elle lache le morceau, et, donc, Alex risquait de devoir tout lui dire. Elle ne voulait que la vérité.

    - Tu te doutes bien que je n'ai pas plus cru à ton histoire de perte de controle de ton véhicule lorsque tu l'as servie aux médecins que quand tu me l'as sortie juste avant ?

    Le ton était très doux, un brin taquin. Elle n'avait pas du tout l'air de l'attaquer, et semblait plutot s'amuser de la situation. Elle ne voulait pas qu'il se braque et ne dise absolument plus rien, bien au contraire. Elle ferait tout pour qu'il se sente à l'aise, et qu'il ait envie de lui parler ouvertement sans qu'elle n'ait besoin de le questionner trop longtemps.

    Au dehors, le temps avait tourné, et il faisait assez sombre. Elle regarda un instant la pluie glisser le long des vitres, et cela lui rappela certaines choses, de quand elle était enfant. Ses parents, trop occupés pour s'occuper d'elle, ne daignaient pas la laisser s'endormir sur le canapé, les soirs d'orage. Pourtant, le tonnerre la terrifiait. Elle aurait voulu entendre leur voix et etre rassurée par cette présence sonore, mais, toute seule dans sa chambre, elle regardait le noir, et se sentait trop effrayée pour dormir. Aujourd'hui, elle n'aimait toujours pas les orages. Cela lui rappellait sa frustration de petite fille, avait un gout de peur et de sanglots. Ainsi donc, la vue par la fenetre de Blueside sous la pluie, et ces éclairs striant le ciel de temps à autres, n'étaient pas pour la mettre à l'aise. Elle n'avait plus peur, il aurait été absurde de dire cela, mais, pourtant, elle frissonnait malgré elle. Elle n'aimait pas cela.
    Pour penser à autre chose, elle regarda de nouveau Alex, et se sentit légèrement rassurée de cette vision absolument incroyable. Elle en vint meme à se demander s'il avait complètement conscience de sa beauté, ou si cette manière de sourire de façon craquante était involontaire. Elle se prit à lui adresser un sourire un peu trop tendre, et, s'en voulant un peu, elle préféra l'embeter.

    Evidemment, elle avait l'intention de profiter du fait qu'Alex avait du mal à bouger pour le torturer doucement sans qu'il ne puisse trop se défendre. Elle se força d'ailleurs à prendre un air de bourreau sadique, et se leva un instant du lit, pour en faire le tour, et venir se placer à la tete. Vous savez, il y a toujours ce petit bouton à portée de main des blessés, qui savent bien que, s'ils appuient dessus, un infirmière devrait normalement arriver assez promptement (je dis normalement car il suffit qu'elle soit au téléphone avec sa meilleure amie pour qu'elle ait vingt minutes de retard, temps suffisant pour mourir trois fois...). Quoiqu'il en soit, Ele considéra qu'elle n'aurait nul besoin de témoin genant lorsqu'elle commencerait la séance de torture sur son adorable prisonnier, et lui retira ce bouton, le posant suffisament loin de lui pour qu'il ne puisse pas meme l'attrapper en tendant le bras. Elle prit son temps pour retourner se placer auprès de lui, temps destiné à faire "monter la pression" (certes, Alex se doutait bien qu'Ele n'allait pas lui faire le moindre mal, mais la demoiselle trouvait cela très amusant e se prendre pour une grande tortionnaire prete à faire souffrir son captif).

    - Vos blessures de guerre sont très intéressantes, dit-elle à mi-voix en faisant son possible pour garder un air sérieux. Voyons voir si je peux vous en infliger de pires...

    C'était clair, net, et précis. Tremblez Alex Hellwood ! Eleonore Carrington a la ferme intention de vous planter un... oh ! Un baiser dans le cou ! Hum hum... Il faudrait peut-etre qu'elle revoie un peu ses méthodes de torture...
    Quoiqu'il en soit, elle venait de se pencher sur le détenu, et l'embrassait dans le cou (évidemment du coté qui n'avait pas été meurtri par la ceinture de sécurité). En réalité, elle était très délicate et applquée, ne voulant pas -surtout pas- lui faire de mal. Mais, pour le petit jeu, elle arborait un sourire en coin aussi sadique que délicieux. En réalité, elle se délectait de sentir la peau d'Alex sous ses lèvres. Mais, pour le jeu, elle faisait mine de ne pas etre troublée par les baisers qu'elle meme déposait sur son cou. Elle était finalement une assez bonne comédienne, et la réplique un brin ironique qu'elle sussura à l'oreille d'Alex (qui, en réalité, était pleine de tendresse et montrait toute l'importance qu'elle accordait au jeune homme, mais qui, pour le jeu, se voulu provoquante) fut le clou du spectacle :

    - Je te fais mal, j'espère...

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Dim 23 Nov - 22:56


    La mort. Un simple mot mais une réalité bien trop pénible pour la majorité des personnes présentes sur cette bonne vieille planète terre. Ne pas prendre conscience de son impact sur nous était tout simplement idiot, la côtoyer de trop prés au quotidien vous condamnait a des problèmes psychologiques importants. Etre un tueur a gage vous imposait a devenir un ange de la mort, être quelqu’un ne se souciant pas du fait que les gens meurent signifiait que vous vous fermiez obligatoirement les yeux face a des événements tragiques. Alex savait bien qu’il aurait pu mourir ce soir la, qu’il aurait pu laisser la vie dans ce ravin qui n’avait jamais été considéré comme réellement dangereux. Il ne pouvait pas vraiment s’empêcher de penser a cette vision apocaliptique de lui, au volant d’une voiture incontrolable, pousse par un pick up énorme a l’arriére et la projetant inexorablement dans ce fossé vertigineux. Cette image resterait surement ancré dans son esprit pour un bon moment, d’autant plus qu’il savait excactement ce qui avait motivé ce geste. Alex avait été pour une fois dans sa vie intégre. Il se promit une chose mentalement, c’était en sortant l’hopital d’aller s’acheter deux voitures : Une nouvelle, modèle de coupé tres cher d’une marque allemande tres chére elle aussi, ainsi qu’un énorme 4*4 hummer, tres polluant pour la planéte mais tellement plus fiable s’il devai subir un jour une nouvelle attaque.
    En ce qui concernait la mort et sa proximité, Alex se trouvait plutôt chanceux. Il était en vie. Il se disait qu’Eleonore n’aurait pas a jouer la veuve épleuré. De toute maniére, elle n’aurait pas eu a le jouer car entre eux il n’y avait absolument rien d’officiel, aucune présentation aux parents ni aux amis a Blueside. Tout le monde savait intimement qu’entre les deux gosses de riches plutôt méchants se passait quelque chose, un truc intime, mais ce furent bel et bien les deux protagonistes qui ne savaient pas vraiment a quel jeu ils jouaient ? Evidemment, ils se cachaient leurs sentiments profonds, essayaient de toutes les maniéres possibles et inimaginables de trouver des parades a des attitudes les trahissant trop. En général, ils y arrivaient avec pas mal de brio, mais leur volonté de fermerles yeux sur cela les aidaient surement. Face a la fatalité, Alex et Ele n’avaient pas le meme point de vue que par exemple une jeune femme attendant son fiané de soldat . Cet exemple était relativement courant en ces temps de crise aux etats unis. Un président avait déclenché une guerre pour absolument rien et transformait ses concitoyens en chair a canon. Mettons nous a la place de cette jeune femme ne connaissait certainement pas grand-chose de la vie. Elle avait dix neuf ou vingt ans et était déjà fiancée a un jeune homme du meme age que l’on avait envoyé loin de chez lui. Elle redoutait les coups de téléphone ou le son de sa propre sonette qui viendrait lui annoncé que celui qu’elle aimait était mort. Alors, le jour ou elle voyait débarqué devant chez elle un officier de l’armée en uniforme et qu’elle sentait es larmes lui couler déjà au visage, elle comprenait ce que c’était que sentir la mort si proche d’elle, et comprenait que toutes les choses qu’elle ne lui avait jamais dite, elle ne pourrait jamais lui dire. Alors heuresement qu’Alex n’était pas mort car sans cela, il s’en serait voulu dans l’au dela d’avoir laissé son Eleonore, celle dont il ne pouvait pas vraiment se passer, malgré tout ce qu’il se disait pour croire le contraire.
    Il était heureux de pouvoir enfin pêtre avec elle. Même si on lui avait imposé un certain nombre d’epreuves aussi bien physique que moral pour la retrouvée, il les avaient bel et bien passées les unes apres les autres et maintenant, il était avec elle. La sentir a ses cotés était surement un des meilleurs effets bénéfiques que l’on pouvait trouver dans le milieu médical. Maintenant, pour guérir les gens, les médecins indiqueraient sur leur prescriptions qu’il fallait impérativement se procuré une Eleonore Carrington. Effet immédiat garanti. Mais malheuresement pour tous ces autres patients, les effets ne seraient sensiblement pas les mêmes car ils n’apprécieraient surement pas le caractére si spécial de la demoiselle. Ils se contenteraient surement d’apprécier l’extérieur, ce sourire qui était expressif tout en étant aussi beau que celui d’une mannequin d’une pub dans des magasines de luxe, ces traits fin et éguliers montrant de quelle société elle venait, ce corps sculpté presque naturellement, ces yeux qui disaient en un regard tout ce que la jeune femme voulait faire croire. Elle se métrisait relativement bien avec le monde extérieur, mais beaucoup moins avec Alex. Elle n’avait pas pu cacher son inquiétude et avait vite pardonné au jeune homme son absence si longue. Il l’appréciait, l’aimait surement même si ce mot avait tendance a être tabou, au dela de cet aspect physique si cher au reste de l’humanité. Il avait su mettre a jour un veritable caractére, une nature profondément différente de celle des autres car brodée par une certaine éducation anglaise. Elle était la perfection glacée alors qu’Alex était le feu. Deux personnes étant contraire mais s’attirant irresistiblement, malgré le fait que tout le monde voulait les séparés.
    La jeune femme se leva du lit ou elle était assise a coté du grand blessé. On aurait pu croire que ce dernier revenait du front avec sa grande balafre dans le cou. Super esthétique ? Il s’en moquait car il comptait bien repasser sur la table d’opération pour se faire enlever cette trace d’un mauvais souvenir. Il ne voulait plus rien qui ait rapport avec cet accident, et la chirurgie esthétique ferait surement des miracles pour lui. Alex ne souhaitait qu’une chose en fait, revenir, ou alors remettre en place la même situation que lorsqu’il était chez Eleonore avant son rendez vous. Il voulait juste se retrouver avec la jolie brune, la tenant dans ses bras, la sentant l’embrasser la ou il n’y avait aucune cicatrice. A présent, l’époque était revolue, pourtant deux uniques jours s’étaient passés. Tout basculait si rapidement que parfois on avait du mal a croire que la vie évoluait si rapidement. L'effet papillon était plus que vrai: la moindre petite chose, le moindre avis et la moindre décision pouvait changer tout ce que vous aviez autour de vous. Si Alex n'avait pas décidé d'aller a ce rendez vous, il ne serait surement pas la. Si Alex avait dit oui a la proposition des deux mafiosos, il ne serait surement pas la non plus. Chaque acte avait sa propre conséquence qui n'était pas forcément issue d'une facteur chance mais plutot d'un facteur fait.
    Alex regarda la jeune femme éloigé le bouton d'appel d'infirmiére loin de lui mais ave cun regard tres peu attentif. Ses pensées se perdaient légérement en ce moment. La pluie battait les fenetre, provoquant un son relativement fort contre les paroies de sa chambre. Cette violence, cette rapidité lui faisait se souvenir de son accident, du moment ou il sentait les barriéres de protextion rompre devant le capot de sa voiture. Il ne voulait plus y pensé, il voulait se reveiller sans avoir aucun bleus, aucune trace au cou, aucune rancune envers son propre pére. Mais c'était impossible, personne n'avait encore inventé la machine a remonter dans le passé si? Car dans ce cas la, Alex aussi riche qu'il était aurait payé une tres grosse somme pour en profité. Pour oublier ces pensées qui occupaient momentanément son esprit, il reconcentra son attention sur la jeune femme présente devant lui. Qu'etait elle en train de faire? Visiblement, il avait choisi la bonne personne pour être aupres de lui. Elle savait commencé piquer sa curiosité et capter son attention. Pour le moment, il n'avait rien dit sur le fait qu'elle l'avait questioné de nouveau sur sa véritable cause d'accident. Il se dit qu'avec tout ce qui s'était passé, il pourrait bien attendre d'être rentré chez lui pour prendre une réelle décision quand au fait de lui dire la vérité ou non. Il se contenta alors d'un sourire énigmatique alors qu'elle tournait son visage fin et gracieux face a lui.
    Le petit air sadique qu'arborait la jeune femme était totalement craquant. Evidemment, il ne lui dirait pas, ou ferait simplement une ou deux remarque qui serait tellement détournées qu'elle ne comprendrait qu'en cherchant bien le sens véritable de ses paroles. Même si elle avait l'air peut etre sévére comme cela, elle avait toujours ce coté si charmant qu'Alex savait bien qu'il n'avait absolument rien a craindre d'elle. Elle était loin d'avoir cet air si terrible qu'il avait deja chez bien des gens, néammoins, elle s'y essayait avec une sorte de brio qui lui était relativement propre. Il lui lança un regard quelque peu interrogateur, se demandant a quel jeu elle commencait a jouer. S'était elle faite engager par les hommes de main de son pére elle aussi? Oh Alex devenait peut etre aussi parano ... Cela devait etre tout bonnement impossible, surtout a la vue du petit sourire qu'elle arborait bien malgré elle. Il se disait que quelques mois auparavant, c'était elle qui était étendue dans un lit d'hopital et lui n'était même pas la...
    La phras de la jeune femme l'intrigua des le début. Blessures de guerre, parfaitement, mais elle ne savait pas de quelle guerre elle parlait alors. Il sentit son regard passer sur sa toute nouvelle cicatrice qu'il se ferait surement enlevé par un chirurgien esthétique des qu'il sortirait de l'hopital. Qui sait, le fameux docteur Sloan qu'il venait tout juste de congédier a grand renfort de billet vert était peut etre un spécialiste dans ce domaine. La seconde parti de la phrase arracha un sourire au détenu. Des pires? Eleonore était elle entrée avec un couteau ou un 9millimétres? Il en doutait fortement, mais en général, douté de la jeune femme n'était pas la meilleure chose a faire.
    Alors qu'il croyait qu'elle allait comme a leur précédente retrouvaille lui faire une morsure dans le coup digne de dracula, elle ne fit que l'embrasser, ce qu'il apprécia bien plus que légérement. Sentir ces levres contre sa propre peau était un contact tout a fait délicieux qui, il fallait l'avouer, lui avait cruellement manqué tout au long de son séjour. Visiblement, les autres jeunes femmes n'avaient pas autant de talent, mais tout comparaison a Eleonore était veine. Alors qu'elle venait de susurrer quelques mots délicieusement provocateur, il répondit en chuchottant a sa belle tortionaire:

    - Disons que j'apelle cela une délicieuse torture...

    Une chose était sure, c'est que Sainte Eleonore de la Charité avait complétement disparue, on ne pouvait plus exactement la comparé a la Antoinette de Langeais qui s'était faite bonne soeur dans un couvent espagnol pour oublier son chér amant chez Balzac... Imaginez vous la scéne avec Alex et Ele... Finalement, la littérature leur va plutot bien...

    Citation :

    - Antoinette, veux tu me suivre?
    -Mais je ne vous qutte pas. Je vis dans votre coeur, mais autrement que par un interet du plaisir mondain, de vanité, de jouissance egouistre; je vis ici pour vous, pâle et flétrie, dans le sein de Dieu! Sil est juste, vous serez heureux...
    -Phrases que tout cela! Et si je te veux pâle et flétrie? Et si je ne peux être heureux qu'en te possédant? Tu conaittras donc toujours des devoirs en présence de ton amant? Il n'est donc jamais au dessus de tout dans ton coeur? Naguére, tu lui préférais la société, toi, je ne sais quoi, maintenant, c'est Dieu, c'est mon salut. Dans la soeur thérese, je reconnais toujours la duchesse ignorante des plaisirs de l'amour, et toujours insensible sous les apparences de la sensibilité. Tu ne m'aime pas, tu n'as jamais aimé ...
    -Ha, mon frêre...
    - Tu ne veux pas quitter cette tombe, tu aime mon âme dis tu? Et bien, tu la perdras a jmais, cette âme, je me tuerai...
    - Ma mére, cria la soeur thérese en espagnol ( qui était la duchesse antoinette de langeais^^) je vous ai menti, cette homme est mon amant!

    Aussitot le rideau tomba. Le général demeuré stupide, entendit a peine les portres interieures se fermant avec violence.

    - Ah, elle m'aime encore! s'écria til en comprenant tout ce qu'il y avait de sublime dans le cri de la religieuse, il faut l'enlever d'ici. >>



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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Lun 24 Nov - 20:31


    Penser à sa propre mort peut paraitre assez mortifière, pourtant, chacun se doit d'y songer ne serait-ce qu'une fois. N'avez-vous jamais ressenti un très léger pincement lorsque, trop occupé pour tourner la tete, vous traversez la route sans prendre garde à ce qui arrive ? N'avez-vous jamais eu conscience du fait que, tous les jours, l'occasion de mourir se présente nombre de fois ? Une ombre qui semble vous suivre dans une rue mal éclairée vous fait accélérer le pas, un craquement derrière vous vous fait sursauter, un souffle près de vous vous effraie. Pourtant, on vit. On vit, et ce, sans se demander dès que l'on sort de chez soi si la probabilité de se faire agresser ou, pire, de mourir brutalement, est forte ou si nos chances de survies sont plus importantes. Lorsque l'on met le contact, confortablement installé dans le fauteuil capitonné de cuir de notre voiture de collection, on ne se dit pas "c'est peut-etre la dernière fois que je conduis cette voiture", mais plutot "viiiite ! je vais manquer mon entretien, bon sang !". Je connais quelqu'un, lecteur, qui m'a dit qu'il ferait tout pour mourir d'un accident de moto. Une autre personne affirme vouloir s'en aller avant ses quarante ans. D'autres encore préfèrent attendre leur belle mort. Ils n'y connaissent rien. Qu'en est-il des personnes qui ont déjà senti la mort s'approcher ? Le froid de la lame de la Faucheuse a déjà parcouru leur gorge avec lenteur, les faisant frémir, les voulant tremblants et terrifiés, mais, au bout du compte, Elle n'a pas appuyé sur son arme plus que nécessaire. Dans les premiers instants, on se demande pourquoi est-ce que la Mort ne nous a pas emporté, comme d'autres. Qu'est-ce qui a fait que l'on soit resté en vie alors que tant de personnes meurent chaque jour ? Mais ces interrogation ne durent qu'un temps. Si notre voiture est tombée dans un ravin et que l'on a vu notre vie défiler, on se fait, durant les trois secondes de chute, toutes sorte de serments pour "si jamais on s'en sort", on regrette éventuellement tout ce que l'on n'a pas dit, et tout ce que l'on aurait pu faire si on avait eu plus de temps. C'est tout. Mais quand on passe des mois allongé sur un lit d'hopital à fixer un plafond blafard, un autre type de pensées nous assaille. On ne se demande pas vraiment ce que l'on aurait pu faire et ce que l'on fera, mais plutot ce qu'il est très important de faire dans l'instant présent.

    Angélique Dubois est une infirmière travaillant dans un grand hopital parisien. Elle sait bon nombre de choses importantes : les patients de la "liste spéciale" n'ont aucun droit de communication vers l'extérieur, elle devait visiter chacun d'entre eux chaque jour, et répondre à leurs appels, et elle prenait sa pause à treize heures, durant trois-quart d'heure. Eleonore Carrington fut durant quatre mois une patiente hospitalisée de ce meme hopital. Elle savait alors bon nombre de choses : elle était sur cette mystérieuse "liste spéciale" de patients, durant les visites d'Angélique, cette dernière la forçait à avaler des calments et finissait toujours par une piqure de morphine, et, enfin, la pause de cette tortionnaire durait très exactement trois-quart d'heure. Trois quart d'heure pendant lesquels la morphine perdait de son effet, mais les calments aussi. Donc, c'étaient-là trois-quart d'heure de lucidité coupée d'un peu de souffrance, mais, au moins, la jeune femme pouvait réfléchir correctement, et ne déblatérait pas des propos incohérents. Dans ces moments-ci, Eleonore avait de nombreuses fois pensé à la mort, mais pas d'une façon commune. Elle, elle ne tremblait pas, elle, elle n'avait pas peur de mourir. La Faucheuse était bien agacée de voir cette personne si jeune et si peu effrayée par elle. Nombre de fois, elle s'était énervée, et avait fait exprès d'appuyer plus fort sur la gorge de la jeune femme, ce qui envoya celle-ci au bloc opératoire plusieurs fois durant son hospitalisation. Mais la Mort voyait toujours avec dépit revenir dans sa chambre la jeune femme, éternellement confiante et absolument pas craintive. Comment diable se faisait-il qu'elle ne lui fasse pas plus peur que cela ?! La Faucheuse essaya pendant quatre long mois d'infliger nombre de tortures physiques à la demoiselle, sans parvenir à l'effet escompté sur elle, et, résignée, elle finit par la laisser en paix, le temps de trouver comme lui faire vraiment peur... Ele, pour sa part, quand elle pensait à sa mort, ne se voyait nullement dans un hopital, donc, il avait toujours été assez peu probable, dans son esprit, qu'elle meurt durant ces quatre mois. Ce qui la terrifiait, c'était de vieillir. Quoi de plus angoissant que de voir sur son visage les marques du temps qui passe, ce temps qui nous amène lentement vers le crépuscule de notre vie ? Elle ne voulait pas sentir la mort approcher, ne voulait pas la voir venir, et, surtout, ne voulait pas que les autres la regardent un jour en se disant "la pauvre, c'est bientot la fin". La fin d'Eleonore Carrington. Y croyez-vous ? Pas elle. Elle préfèrerait faire comme Marlène Dietrich, cette chanteuse du siècle passé, qui, folle de désespoir en voyant sa beauté se faner avec l'age, s'était enfermée dans un hotel parisien jusqu'à la fin de ses jours, plutot que de subir le regard plein de pitié des autres. Elle se demandait comment Alex envisageait la mort, lui, et s'interrogea sur la possibilité de le lui demander, mais rejeta finalement cette question. Elle se voyait mal lui prendre la main et lui demander avec sérieux : "Quel est ton avis sur la Mort ?", alors meme qu'il était allongé sur un lit d'hopital...

    Ce qu'elle était entrain de lui faire subir était autrement plus intéressant, d'ailleurs. Elle fut surprise de se rendre compte de l'avidité avec laquelle elle embrassait la peau si chaude du jeune homme, comme si le fait de savoir qu'il aurait pu mourir la poussait à se montrer plus passionnée que d'habitude. Mais il aurait bel et bien pu mourir, et, donc, elle n'aurait plus jamais pu l'embrasser ainsi, alors, autant en profiter...

    - Hum... Délicieuse ? miaula-t-elle sans décoller ses lèvres de son cou. Ce n'était pas vraiment mon but. Mais, puisque tu es coincé là pour au moins quatre jours, si je calcule bien -ce qui risquait d'etre relativement difficile étant donné qu'elle commençait à etre un peu ivre de lui- cela me laisse... disons... quatre-vingt-quinze... non : quatre-vingt-seize heures, pour te torturer...

    Elle venait de fermer les yeux et laissait tout calcul mathématique en suspend, car, à dire vrai, elle aimait bien mieux se concentrer sur ce qu'elle était entrain de faire. Peut importait l'endroit, peu importait le fait qu'il y ait cent médecins aux alentours, peu importait le fait qu'il était blessé. Ils pourraient très bien etre chez elle, comme deux jours auparavant : la nuit dans laquelle la plongeait ses yeux clos permettait de croire qu'ils étaient seuls au monde, et en bonne santé. La peau d'Alex avait une odeur de médicaments, en premier lieu, mais, elle se concentra et finit par retrouver celle qui était propre au jeune homme, et qu'elle aimait tant. Les blessures et le platre du jeune homme l'empechait de la serrer contre lui comme avant, pourtant, elle frémissait exactement comme lorsqu'ils étaient chez elle, rien qu'à sentir son souffle tiède sur sa nuque. C'était vraiment très agréable, mais, lorsqu'elle se rendit compte qu'elle aimait cela plus que toute autre chose -plus que le chocolat noir, c'est dire !- elle eut un peu peur de perdre la raison. C'est pourquoi elle se recula un instant. C'était elle qui avait attaqué le jeune homme, mais, à la voir ainsi, l'histoire de l'arrosoir arrosé pouvait facilement nous venir à l'esprit. Ce genre de moments où Eleonore n'était plus tout à fait maitresse d'elle meme étaient si rares qu'ils devaient etre très plaisants à regarder. Cette statue de glace avait actuellement le souffle court et se trouvait en un état de synesthésie absolu. De plus, elle commis l'erreur de rouvrir les yeux un peu trop vite, et le visage d'Alex -tant de beauté devrait etre interdite par la loi, enfin !- lui apparaissant tout à coup, elle crut qu'elle allait tomber du lit. Ce sourire à la fois brillant et obscur qui montrait toute la confiance qu'il avait en lui-meme, ce regard de braise, pénétrant comme s'il pouvait lire l'ame de son interlocuteur, ces traits aristocratiques d'une grande beauté... Tout en lui n'était que perfection, tentation, et contrastes. Il était, pour bon nombre de personnes, un homme dangereux. Pour Ele, il l'était d'autant plus qu'il exerçait sur elle de temps à autres une force d'attraction telle qu'elle était toujours à la limite de tomber dans le piège de ses sentiments. Elle ne devait pas. Il fallait qu'elle puisse continuer à jouer comme ils l'avaient toujours fait sans se retrouver coincée à un seul instant. Elle était plus forte que ses émotions, et entendait les vaincre.

    Pendant tout le temps que parut durer son étourdissement, elle ne se rendit nullement compte que toute ses émotions, justement, étaient clairement visibles sur son visage. Visibles comme jamais elles ne l'avaient été. Pourquoi fallait-il qu'il existe un homme sur Terre capable de lui faire éprouver tout cela ? De quel droit avait-il une telle influence sur elle ? Lorsqu'elle repris un peu d'empire sur elle-meme, elle pria de tout son coeur pour qu'il n'ait rien remarqué, et fit tout son possible pour calmer sa respiration heurtée. Tout cela pour quelques baisers dans le cou ! Ce n'est meme pas comme si elle l'avait embrassé pour de bon... Tous les jurons qu'elle avait à sa disposition passèrent dans son esprit, mais aucun n'eut assez de force pour qu'elle parvienne à se blesser elle-meme. Du coup, elle préféra retenter l'expérience, et alla de nouveau poser ses lèvres sur le cou du jeune homme, franchement déterminée à ne pas gacher son plaisir pour une bete histoire de sentiments un peu trop violents.

    Pour revenir à Antoinette de Langeais -quel prénom affreux, doublé d'un nom tellement moin beau que celui de Merteuil !- il est clair qu'Ele n'aurait jamais eu le courage de se faire bonne soeur, et surtout pas pour oublier un amant. Les amants encombrants, Ele préférait nettement en tirer tout ce qu'elle pouvait, et les jeter après leur avoir fait subir une humiliation complète (non, je ne parlerai pas d'Alex... Disons qu'il est la belle exception qui confirme la règle...). Les femmes de cette époque étaient de petites écervelées que les hommes manipulaient avec adresse. Elle croyaient fort en la vertue et avaient foi en le mariage, étaient conditionnées pour avoir des enfants -beurk !- ou, pour celles qui ne pouvaient ou ne voulaient d'une telle vie, se cloitraient dans des couvents insalubres. Quelle idée ! Et dire qu'il leur a fallu des siècles pour remettre ces faits en question, et pour se battre pour leurs droits ! Eleonore, à l'époque, aurait surement été une féministe engagée des plus farouches. Son ame était un volcan malgré ses dehors glacés et hautains. Seulement, Alex devait etre le seul à connaitre toute la passion dont elle était capable. Tant pis pour les autres, après tout, ils ne vallent sans doute pas la peine qu'on s'intéresse à eux, puisqu'ils étaient incapables d'essayer de comprendre les gens comme Alex et Ele, qui s'amusaient au dépend des autres et qui, du coup, étaient classés dans la catégorie des "cruels et machiavéliques qui sont incapables d'éprouver des sentiments humains". Si ceux qui tenaient de tels discours à leur sujet étaient entrés à cet instant dans la chambre du machiavélique blessé, ils auraient été surpris de voir toute l'étendue des sentiments qu'ils pouvaient éprouver, et, surtout, la manière tellement humaine et délicieuse dont elle s'exprimait en cet instant.

    Ele, en effet, venait de trouver -o surprise !- les lèvres d'Alex, et y passait doucement les siennes. C'était un geste plein de délicatesse et d'intimité que celui-ci... Mais bon. Elle s'appelait quand meme Eleonore Carrington, et, comme pour donner raison à ceux qui les disaient, l'un comme l'autre, sadiques, elle n'embrassa nullement le jeune homme, prenant son temps, dans le but ultime de l'embeter.

    - Qu'est-ce que cela fait d'etre sans défense, très cher ? persiffla-t-elle contre ses lèvres.

    L'inflexion provoquante de sa voix sonnait comme une menace, quoique l'ensemble fut plutot taquin. Par ailleurs, elle finit par mordiller la lèvre infèrieure de son compagnon, l'empechant momentanément de répondre. Qu'importe, un détenu n'est pas censé discuter avec sa tortionnaire, après tout. Il devait déjà s'estimer heureux qu'elle ne l'ait pas baillonné et ligoté ! En fin de compte, elle était une très gentille et très conciliante demoiselle, n'est-ce pas ?...

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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Mar 2 Déc - 0:14


    Le temps passe et les gens changent: ceci est un phénoméne des plus inaltérable, profondément ancré dans les moeurs humaines. On cherche pourtant desespérament a ralentir la course du temps, a rendre les moments que l'on apprécie plus long et ceux ou on s'ennuit plus courts. Tout n'est que question de perceptions alors, c'est l'esprit qui ne fait que s'accomoder a la course folle du temps qui passe. Pourtant, quand on était quelques part et que le temps semblait s'être arreter, on priait son esprit de le faire passer plus vite: souvent sans succes. On ne pouvait pas faire grand chose pour le faire changer, le faire aller a son propre rythme: on pouvait juste suivre le sien.
    Beaucoup de gens cherchaient a éviter de voir son impact sur eux: Que cherchaient réellement les femmes faisaient de la chirurgie esthétique des trente ans? Le temps laissait des marques sur nous, si bien physiquement que mentalement ce qui contraignait les gens a vivre presque dans une psychose continuelle vis a vis de ces effets. Le bistouri effacait les marques surement, mais créait une dépendance tres forte. La premier question qu'il restait a poser alors était de savoir pourquoi le temps faisait si peur aux gens?

    La premier chose qui arrivait a l'esprit avec l'idée que le temps passait était indéniablement le fait que la mort arrivait bien plus vite que l'on ne pouvait l'imaginer. La majrotié des personnes se voyait a environ soixnate dis ou quatre vingts ans, allongées dans leur lit et avec des cheveux blancs, expiré leur dernier soufle avant de rendre l'ame et s'en aller paisiblement. C'était alors la fin d'une vie, la fin de tout pour eux qui ne savait pas ce qui pouvait bien les attendre derriére le fin linceul qui reliait la vie a la mort. Un rien qui effrayait toute personne normalement consitutée. La vraie vie n'était pas un film nommé big fish ou l'on savait d'avance comment l'on mourrait. La vraie mort était en générale sournoise et l'on ne s'attendait pas vraiment a ce qu'elle nous frappe le moment ou elle le faisait. Et puis le monde s'écroulait, non pas pour le mort, mais pour son entourage. La, le temps s'arrêtait vraiment, tout comme le coeur a la fois du mort et de son proche, un court instant où l'oxygéne semblait manquer autant que les mots. La terre semblait s'arrêter de tourner, mais au contraire, elle continuait malgré le chagrin qui s'abatait quelque part sur sa sphére ronde. Elle l'avait fait depuis toujours, depuis non pas que le premier homme était né entre guillemets, mais plutot depuis qu'il était mort.

    D'ailleurs, tout le monde mourrait bien un jour non? Chacun sa date d'expiration, ok plus ou moins brutale. Valmont dans les liaisons dangereuses était bel et bien mort non? D'accord, les circonstances étaient spéciales mais il n'était plus de ce monde a la fin du roman. Avait il accepté le combat a cause du desespoir ou un ultime exces d'orgueil? Peut importait tant la fin était cruel. Bien évidemment, aucuns des personnages de ce funeste roman épistolaire n'avait de réels enviables. Que ce soit la maquise de Merteuil ou la présidente de Tourvel, Alex ne souhaitait absolument pas leur fin a Eleonore, quoi que celle de la présidente aurait eu un petit coté fort appréciable pour l'égo du jeune homme; une femme tombant dans la folie pour, et a cause, de vous. Admirable. La fin arrivait de maniéres tellement différentes que l'on ne pouvait jamais réellement etre sur de savoir ce qui nous atteindrait en premier lieu. L'homme le plus commun pouvait avoir une mort exceptionelle, digne d'un scénario des experts, tandis qu'un riche millionaire pouvait juste s'endormir dans son lit et ne plus jamais se reveiller. Quelle serait la mort d'Alex? Surement a l'image de sa personnalité, pleine de surprise pour tout le monde. Au final, l'accident aurait été une belle mort qui illustrait bien le personnage, mais il n'aurait surement pas supporter d'abandonner son Eleonore.

    Il sentait les baisers avides de la jeune femme sur sa peau chaude, dans son cou. Le contraste de chaleur entre eux deux était saisissant. D'un coté, on aurait pu assimiler la jolie brune a la mort tant elle était pale et froide. Néammoins, une certaine aura se dégageait d'elle, ce qui fichait totalement en l'air cette théorie. Elle était belle et bien vivante, tout comme lui. Un sourire lui échappa lorsque la jeune femme répondit a son impression sur ces délicieuses tortures qu'elle lui faisait subire. Il ajouta dans un souffle:

    - Tu vois, j'aurais tendance a penser que ces quatres vingts quinze ou seize heures vont être beaucoup trop lentes.

    Il se grisait du contact avec Eleonore. Il était comme un miraculé qui apres une expérience traumatisante se sentait de nouveau vivre. Bien évidemment, il aurait souhaité bien plus que tout que tout cela ne soit jamais arrivé, que son portable n'ait jamais sonné, qu'il ne soit jamais parti et qu'il ne soit jamais arrivé a l'hopital, mais c'était arrivé. Il préférait largement repensé a la soirée de retrouvaille desdeux jeunes gens quelques jours auparavant, la ou on les retrouvait tel qu'avant, amants dangereux dans toute leur splendeur et au sommet de leur art. Une passion habitait leurs deux corps, les rapprochant malgré le fait qu'ils faisaient tout pour cacher a l'autre leur propres sentiments. Ils étaient finalement bien plus proches que ce qu'ils voulaient montrer, alors dans cette situation, les contrastes se faisaient plus saisissants.

    *Flash Back :

    Alex était en ville depuis plus d'un mois quand il avait décidé, ennuyé par les programmes télés et le manque de loisirs de la ville, d'aller en cours. On ne pouvait pas excatement dire qu'il était quelqu'un de tres assidu, mais l'argent de sa famille suffisait largement a compensé ses absences. Le cours auquel il avait décidé d'assister était un cours de littérature, et le texte étudié, enfin plutot l'oeuvre était les liaisons dangereuses. Quand on savait cela, on comprenait alors mieux pourquoi les deux jeunes gens semblaient l'un et l'autre si attachés a ce livre et pourquoi les personnages leurs ressemblaient si bien. Il était allé s'assoir dans l'amphi a la seul place qu'il avait pu trouver: en plein milieu de l'amphi, la ou il ne pouvait rien faire d'autre que d'écouter. Assis entre deux jeunes femmes, il avait vite décidé qu'en séduire une serait bien plus passionant que le cours qu'il avait deja étudié. Apres avoir branché son ordinateur en réseau, il lui siffit de cliquer sur un plan de l'amphi pour envoyé un mail a la jolie brune aux traits aristrocatiques qui se tenaient a coté de lui. A sa gauche se trouvait une autre jeune femme, les cheveux chatains, habillé presque vulgairement et ne cessant de jouer avec son portable, visiblement a envoyé des mdr, XD et autres Lol. Pitoyable.

    Son autre voisine était bien plus interessantes: Profil altier, cheveux bruns aux boucles légéres, yeux marrons exprimants une fierté venant d'une famille stricte, excatement le genre de jeune femme qui représentait un défi pour le jeune homme, passé lui même maitre dans l'art d'avoir absolument n'importe qu'elle femme qu'il voulait. Il se demandait si elle était comme toute les autres, mais l'air qui se dégageait d'elle lui repondait clairement que non. Frappant légérement les touches de son ordinateur, il marqua quelques lettres qui formérent bientot un mot et une phrases qui furent envoyés a ladite superbe jeune femme.

    * Vous me semblez être une marquise de Merteuil a laquelle aucun Valmont ne sacrifierai une présidente de Tourvel, si innocente soit elle.*

    Ces quelques mots avaient visiblement piquée la curiosité de la jeune femme. Et voila, Alex Hellwood avait rencontré Eleonore Carrington.

    * Fin du FlashBack.


    Le geste de recul de la jolie brune surprit légérement Alex. Il observa son teint livide ou passait des expressions tellement rapides qu'il n'aurait su les decripter. Mais l'aurait il voulu? Ils gardaient l'un vis a vis de l'autre une part de secret tellement fine que la briser serait surement la fin de leur jeu. Tout comme prononcer ces sept lettres si cruellement désirables. Alex croisa son regard alors qu'elle le regardait a nouveau, ouvrant ses prunelles couleur chocolat et offrant alors a son compagnon de jeu un regard qu'il n'avait jamais réellement su décripter chez la jeune femme. Etait ce de la passion? De l'excitation pour ce jeu? De l'**our? Il ne voulait surement pas y penser, de peur de se reveler lui même. Hellwood était ce genre de gars qui ne préférait rien dire sur lui, sorte de maniére d'assurer ses arriéres en quelques sortes, alors qu'il savait parfaitement qu'Eleonore était surement la personne la plus digne de confiance pour lui dans tout Blueside. Dans tout le monde même. Elle était la, a coté de lui, ses levres revenant froler sa peau tendre non?

    Il était vrai qu'a ce moment, les deux amants avaient l'air plus humains que jamais. Terrible tendresse d'Eleonore avec Alex qui contrastait tellement avec ce qu'il avait pu vivre pendant les deux derniérs jours. L'un avec l'autres, ils étaient différents, mais gardaient pourtant ces caractéres qui les caractérisaient si bien. Ils étaient différents en étant eux même, si difficile a expliquer ou a démontrer, c'était pourtant la réalité de ces deux jeunes gens que tout dans ce monde semblait vouloir séparer.
    Ele posa ses lévres sur celle d'Alex, contact de la glace contre le feu. Elle ne l'embrassa pas, faisant durer le supplice, lui faisant presque atteindre son paroxysme. Si on devait presque mourrir pour ne pas être embrassé, alors fallait il peut etre préféré la carcasse d'un bolide plié en quatre. Non tout de même pas, ce n'était rien de plus qu'un de leur multiple petit jeu dont la régle évoluait a mesure que les circonstances le nécessitait.

    - Disons que dans cette situation, je réfléchie deja a une sorte de douce vengeance... Tres chére...

    Ce ton laissé en suspensant, ce sourire machiavélique associé a ce regard si déterminé et pourtant clair qui faisait passé un frisson dans l'échine de quiconque le croisait. On pouvait aisément comprendre comme Alex avait réussi a avoir ce nombre si grand de conquête, tout en lui était désirable. Mais en ce moment pour lui, plus qu'une jeune femme était désirable. Etait ce normal? Il n'arrivait pas tres bien a comprendre, alors accepté était une autre paire de manche pour le ténébreux Hellwood. Il n'avait pu répondre qu'apres le baiser de la jeune femme... Ah enfin une délivrance adorable...


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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Sam 6 Déc - 0:28


« Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
 »

Alphonse de Lamartine


***





    Eleonore se rappelait avec précision du jour où, durant un cours de français, il y a de cela quelques années, son prof de français avait lu le texte de Lamartine intitulé Le Lac, poème du XIXème siècle. Chose faite, il avait relevé la tête, et déclaré d'un ton sombre et mystérieux : "Pour devenir un romantique, il faut être malheureux". L'auteur qui occupait alors l'attention de la classe (nous passerons sous silence les bâillements très peu discrets du voisin de droite d'Eleonore), avait été éperduement amoureux de la femme d'un autre, mais cette passion n'était que spirituelle, cela va de soit. Julie, puisque tel était le nom de la belle, allait se promener au bord d'un lac loin de la ville, de temps à autres, et y a un jour rencontré le poète. Ils se firent le serment de se retrouver en ces lieux paisibles, que seul le bruit de l'onde agitait parfois. Le rendez-vous était fixé pour quelques mois plus tard, et, le jour dit, Alphonse de Lamartine se trouvait sur place. Elle ne vint pas. L'attente fut longue, l'atmosphère tendue, mais jamais la fine silhouette de la jeune femme ne devait paraitre de nouveau aux yeux du poète. En effet, il apprit quelques semaines après cet épisode qu'elle était morte entre temps, d'une maladie de coeur qui la rongeait depuis de nombreuses années. Ce poème émouvant fut écrit à cette époque.

    L'océan des âges continue ses flus et ses reflus, sans cesse, inlassablement, d'une manière aussi implacable que téméraire, sans ardeur mais avec assiduité. La cruauté de ses flots emporte chaque être, un par un, vers un au-delà sans doute hostile, incertain, du moins. Est-il possible d'y changer quelque chose ? Nullement. Depuis la nuit des temps, le temps finit par déboucher pour chacun sur sa propre nuit. La nuit éternelle, comme l'a si joliment dit Lamartine.

    D'ailleurs, il est vrai que, des années avant lui, Laclos s'était sans doute déjà interrogé sur la mort. Il faut croire que cet auteur était en quelque sorte un sadique : rappelons-nous qu'il fait mourir son héros, qui se vide de son sang sur le pavé, une épée plantée dans le corps, que son héroïne finit absolument défigurée, comble de l'humiliation, et que la Présidente sombre dans la folie, désespérée et ravagée par un amour trop puissant auquel sa vertu a pourtant voulu échapper... Finalement, l'on peut se demander s'il vaut mieux mourir lors d'un combat d'homme à homme, finalement plutôt honnorable, ou continuer de vivre, mais sans pouvoir jouir de l'existence que l'on aimait jadis : madame de Merteuil aimait sa vie pleine de cruauté exaltée, tandis que la Présidente de Tourvel était une jeune femme mariée qui pouvait se vanter d'être pieuse et dans le droit chemin, dotée d'un esprit saint et raisonnable... Tout cela avait été perdu, pour elles, ce qui, sans doute, les a anéanties plus sournoisement que ne le fit la lame en passant dans le corps de Valmont. Mais pourquoi s'interroger à ce propos, après tout ? Ele, même pour les beaux yeux d'Alex, ne serait pas tombée dans un état aussi misérable que celui du doux et vertueux personnage de Laclos. Elle ne se serait pas non plus suicidée comme le fit Sybil Vane, dans Le Portrait de Dorian Gray, qui, folle amoureuse d'un héros cruel, égoïste, et méprisant, mit fin à ses jours avant même d'avoir atteint ses vingt ans... Non, Ele vivrait, puisqu'il le faut bien. Elle s'était promis un jour -et ce souvenir lui revint en mémoire promptement- qu'elle ne laisserait jamais personne décider à sa place de ce que doit être son existence. Or, si elle ne survivait pas après Alex, c'est bien qu'il dirigeait sa vie plus qu'elle-même ne le faisait, n'est-ce pas ? C'est là de l'orgueil. Purement, simplement. Elle irrait jusqu'à se forcer à manger, pour ne pas se laisser mourir de faim, à sortir de chez elle, à voir du monde, à continuer ses machiavélismes... Qu'importe si tout cela n'a plus de goût sans lui, qu'importe la souffrance intérieure, le principal est de sauvegarder les apparences. Eleonore Carrington ne mourrait pour personne. Ce serait porter atteinte à son caractère farouche et indépendant. Cela lui retirerait son charme. Une Ele complètement transie d'amour, absolument liée aux désirs d'Alex, s'abandonnant entièrement à lui, ne serait pas une vraie Ele. Il n'apprécierait sans doute pas celle-ci, d'ailleurs. Il avait lui-même besoin de défis à relever, pour vivre comme il l'entendait. Se chercher, se trouver, puis se quitter, c'était leur manière de s'aimer.

    - Je ferai mon possible, murmura-t-elle en faisant glisser sa bouche le long de la mâcheoire du jeune homme, pour que tu les sentes douloureusement passer, crois-moi...

    Dire des méchancetés n'était pas un problème, pour Eleonore. Cela faisait partie d'elle. Pourtant, elle ne saisissait toujours pas pour quelle raison incroyable elle n'arrivait pas à être aussi cassante ou cruelle avec Alex qu'avec les autres. Sans qu'elle ne le veuille, sa voix prenait trop souvent une inflexion câline, lorsqu'elle s'adressait à lui. Evidemment, elle arrivait à modérer cela en parlant avec beaucoup d'ironie, mais elle n'était jamais entièrement tranchante, avec lui. Ainsi, en cet instant, son ton moqueur ne parvenait cependant pas à se départir de ce rien sensuel et caressant qui donnait à la voix de la jeune femme un timbre très particulier, pas désagréable, mais rare chez elle. Elle était heureuse cependant : elle sentait le jeune homme se détendre, peut-être parvenait-il à oublier un peu les évènements récents ? Peut-être qu'elle avait réussi à remplir une noble cause, elle qui, d'habitude, servait plutôt le mal et aimait les plaisirs hédonistes... Peut-être qu'elle pouvait être fière d'elle, voyant qu'elle était capable d'apporter un tant soit peu de réconfort à un être humain (même si elle était la seule à savoir qu'Alex était vraiment humain)... Mais elle ne ressentait aucune fièreté. Pour une fois, Eleonore n'était pas fière d'elle, n'arborait pas son air hautain, ne semblait pas maîtresse de la situation et ne portait pas son masque d'Impératrice hautaine. En cet instant, elle frissonnait, elle se brûlait, elle avait froid, se sentait fièvreuse, elle haletait, et était juste heureuse. Alex était vivant, s'en sortait relativement bien, et les voici qui reprenaient leurs bonnes habitudes... Leurs jeux de provocation passionnée, de sentiments à peu près dissimulés et entièrement tus, et de contacts ardents... Ils avaient pris ces habitudes presque dès leur première rencontre, à dire vrai...


•|• Flash-Back •|•


    " Ce soir, 8h ?? "
    C'était trop facile. Voilà un quart d'heure qu'elle communiquait avec Lucas, jeune homme assis à l'autre bout de l'amphi, et qu'elle ne connaissait que depuis deux semaines. Ils se voyaient en fait toutes les semaines, dans ce même cours. Il la désirait comme jamais il n'avait désiré aucune femme. Et elle avait l'intention de le planter là dans trois minutes... Juste après qu'il lui ait dit quelque chose d'important. Ainsi, elle répondit à son bref message par quelques mots : " 8h... Je ne sais pas si je serai prête pour huit heures... Il faut que je consulte mon angenda " Elle rit intérieurement de sa réplique idiote et profondément moqueuse. Sauf que lui ne comprendrait pas qu'elle se fichait complètement de lui. Il mit du temps à répondre mais le message finit par arriver à son ordinateur : " Stp ! Qu'est-ce que tu veux pour accepter ? Des aveux ? Ok... Eleonore, je t'aime. Franchement je ne pense qu'à toi, tout le temps... Laisse-moi t'emmener au restau ! Ce n'est pas grand chose, après tout... " Et voilà. Elle ricana intérieurement. Elle n'avait nulle intention de sortir avec lui. Tout ce qu'elle voulait, c'était ces trois mots, et, maintenant qu'elles les avait eu, elle n'allait pas se forcer à quoique ce soit. Tout ceci n'était qu'un pari idiot avec une copine, qui lui avait dit "je suis sûre que tu ne pourras pas faire craquer Lucas Stanley"... Trop facile, décidément. De toute façon, les hommes qui écrivaient "s'il-te-plait" "stp" ne valaient pas la peine qu'on s'intéresse trop à eux. Un peu d'élégance, bon sang ! Les doigts fins de Ele coururent avec légèreté sur son clavier, pour écrire quelques phrases piquantes au Roméo assis de l'autre côté de la salle : " Je suis déçue. Il parait que tu étais l'homme à ne jamais flancher... Pour le restaurant, cela ne sera pas possible : je ne sors avec aucun homme qui craque en moins d'un mois. All's sera au courant du fait que tu n'es pas infaillible, ne t'inquiète pas... Sur ce, à jamais... et, regarde un peu sur ta droite, la petite blonde aux yeux de merlan frit se fera un plaisir de te consoler... "

    Chose faite, elle poussa un soupir d'intense satisfaction. Un de plus qui tombait dans son piège. Pourtant, elle n'était pas entièrement contente : " A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ", n'est-ce pas ?... Elle n'était jamais tombée sur personne capable de ne pas lui dire des mots d'amours dès les premiers sms... C'en était blasant, à la fin... Quoiqu'il en soit, elle venait de reporter son attention sur le cours au sujet de l'oeuvre Les liaisons dangereuses, quand quelque chose sur sa gauche se mis en mouvment. Un jeune homme venait de s'asseoir auprès d'elle. Il faut dire que l'amphi était bondé, plein à craquer. D'ailleurs, une chaleur humaine se dégageait de tous ces corps d'étudiants. Chaleur qui ne réchauffait nullement la demoiselle. Son teint était d'une telle blancheur qu'on l'aurait crue volontiers incapable de rougir, toute dans un marbre sculptée. Du coin de l'oeil, elle étudia, sans en avoir l'air, le nouveau venu. Une première vérité saisissante la frappa : il était d'une beauté à couper le souffle, sublime en tous points, mais pas de cette beauté conforme aux règles que l'on rencontre, somme toute, assez souvent. Il était à la fois captivant et mystérieux. Le sombre éclat de ses yeux avait quelque chose qui donnait envie de se noyer dans ses iris d'encre, et ses traits réguliers et nobles ne trompaient pas sur ses origines, de même que le bon goût avec lequel il était vêtu. Ce corps sculptural dompté par un attitude détendue et sûre, montrant toute la confiance qu'il avait en lui, n'était pas sans charme. En un mot, Ele n'avait jamais vu un individu semblable à celui-ci, et, pour le coup, elle sentit qu'elle aurait pu rougir, en le regardant, si elle ne s'en était pas formellement empêchée. D'ailleurs, un message apparut sur son écran d'ordinateur, et, jetant un coup d'oeil au plan de l'amphi, elle fut absolument surprise de constater que c'était lui qui l'envoyait.

    " Vous me semblez être une marquise de Merteuil a laquelle aucun Valmont ne sacrifierai une présidente de Tourvel, si innocente soit elle. "

    Etait-ce possible ? Jamais on ne lui avait dit de tels mots, si bien pensés, si amusants, et si profondément démonstratifs de l'aisance de son expéditeur... C'est très intriguée mais avec un sourire en coin que la demoiselle répondit à cet étrange personnage, lui envoyant un message de réponse :

    " Il semble que vous soyez un Valmont à la recherche de distractions. Rassurez-vous : aucune Merteuil n'oserait vous envoyer auprès d'une petite Volanges : elle préfèrerait vous garder pour elle, avec tout l'égoïsme dont elle est capable. "

    Et voilà, Eleonore Carrington avait rencontré Alexander Hellwood.


•|• Fin du Flash-Back •|•



    En fait, elle était bien aise de concerver une part de mystère pour Alex, même après tout ce temps passé à jouer ensembles. Ainsi, il y avait encore certaines choses qu'il ne parvenait pas bien à cerner, chez la jeune femme, et le regard qu'elle lui lançait involontairement faisait fort heureusement partie de ces choses indéchiffrables qui, pourtant, la caractèrisait bien. Ses yeux sombres restaient vifs et perçants, mais, au vu de l'état de trouble intérieur dans lequel elle était, des pupilles étaient comme voilées, noyées dans le trop plein de sentiments que le miroir de l'âme ne parvenait pas à faire passer correctement au beau blessé. C'était une chance. S'il avait su... Su quoi ? Il n'y avait rien à savoir, après tout, puisque Ele ne savait pas (ou ne voulait pas savoir) elle-même. Le jeu continuait, et les deux l'entretenaient chacun de leur côté, comme si un accord non prononcé avait été conclu entre eux, tombé comme une évidence : le jeu ne doit pas prendre fin, de quelque manière que ce soit. Pour deux êtres avec des telles personnalités (je veux dire par là avec des personnalités qu'ils aimaient, et qu'ils avaient travaillées longtemps, pour en arriver à un tel degré de perfection dans leur Art), le changement sous n'importe laquelle de ses formes remettait en cause tout un idéal construit et adoré depuis longtemps. Cela représenterait le bouleversement total de leurs valeurs. Cela serait terrifiant. C'est pour cette raison que, aussi désirables que soient ces trois mots, ils ne seraient sans doute jamais prononcés consciemment par l'un ou par l'autre des deux protagonistes de ce tableau.

    - Disons que dans cette situation, je réfléchie deja a une sorte de douce vengeance... Tres chére...


[ Suite de ce message ci-dessous ]

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Dernière édition par Eleonore E.Carrington le Sam 6 Déc - 0:33, édité 1 fois
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Eleonore E.Carrington
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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Sam 6 Déc - 0:29

[ Suite du message ci-dessus : ]


    Ele venait de finir d'embrasser le jeune homme, lui laissant par la même occasion la possibilité de lui répondre. Les lèvres d'Alex avaient un délectable goût de liberté, de passion, et de désir, mélange mi-acidulé mi-sucré des plus piquants. Cette caresse mêlant leurs souffles et leurs âmes faisait toujours un drôle d'effet à la jeune femme, et elle ignorait si son compagnon était toujours aussi perplexe qu'elle, après leurs embrassades. C'était pour elle à la fois profondément doux, exaltant, et mystèrieux, et violent, terrassant, presque brutal. C'est pour cette raison qu'elle se forçait souvent à détourner la tête avant de se sentir complètement bouleversée par toutes ces notions différentes...
    Elle émit un petit rire, aux paroles du jeune homme, et éloigna un instant ses lèvres des siennes. Son regard avait repris toute son intensité, mais, surtout, toute sa sereine passion. Il n'était plus question de montrer un quelconque signe de trouble intérieur.

    - J'aime quand tu te venges : tu manques toujours ton effet, et c'est plutôt amusant pour moi...

    Provoquante ? Rien qu'un peu !
    Elle disait cela juste pour l'embêter, qui plus est. Ce n'était d'ailleurs pas tout à fait vrai. Les vengeances du jeune homme étaient généralement très réussies, mais, simplement, la demoiselles ne les considérait jamais comme une manière de la punir de tous les affronts qu'elle pouvait lui faire, pour l'unique raison que, le plus souvent, elles lui plaisaient bien. Ils avaient des manières de se venger ma foi très spéciales, parfois cruelles, que d'autres peut-être auraient trouvées insoutenables, mais que deux personnes comme Alex et Ele trouvaient juste très divertissantes.

    - En attendant que tu aies fini de rassembler les forces suffisantes pour essayer vainement de te venger, donc, continua-t-elle en arborant un sourire mutin sauvagement irrésistible, j'ai le droit de profiter de ton inactivité actuelle pour prendre ma revanche sur les fois où tu as été méchant avec moi... Ce n'est que légitime et de bonne guerre, n'est-ce pas ?

    Hum... C'était plutôt déloyal et sadique. Profiter du fait qu'Alex ne soit pas encore remis de ses blessures pour le torturer à souhait n'était pas vraiment gentil, mais, après tout, qui a dit qu'Ele était gentille ?...

    Donc, l'adorable tortionnaire entrepris de faire souffrir à sa façon son délicieux prisonnier... Celui-ci avait d'ailleurs l'air tellement délicieux qu'elle ne put s'empêcher d'y goûter. En effet, elle faisait actuellement passer ses lèvres contre son cou, et, presque inconsciemment, elle y laissa une légère morsure, comme à leurs précédentes retrouvailles. Cette fois, elle ne fit pas de marque trop profonde, mais elle s'arrangea pour surprendre son compagnon : elle avait commencé par déposer des baisers très doux sur sa peau tiède, et l'effet de contraste avec la morsure fut sans doute plus pénétrant. Mais il ne faut pas penser que, parce que c'est Ele qui faisaitt du mal à Alex, il était le seul à souffrir : leur contact était, lui aussi, très contrasté, et Ele se brûlait ses lèvres froides à de nombreuses reprises, à trop embrasser Alex. Un glaçon, à côté d'un âtre imposant, fond invariablement. Mais qu'en est-il d'un glacier entier auprès d'une bougie ?...


Spoiler:
 

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Alexander Hellwood
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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Dim 11 Jan - 0:11

Il est impossible d'aimer une seconde fois ce qu'on a véritablement cessé d'aimer.
Francois de La RocheFoucault

Nous sommes habitués à juger les autres d'après nous, et si nous les absolvons complaisamment de nos défauts, nous les condamnons sévèrement de ne pas avoir nos qualités.
Honoré de Balzac.






    La passion pouvait s’exprimer de maintes façons. Aucune n’était vraiment supérieure a l’autre, ou en tout cas, on n’aurait surement pas pu dire laquelle. Quelqu’un qui avait pour passion de passer ses journées a jouer de la guitarre avait il moins de mérite que quelqu’un qui avait pour passion la crise 1929 ? Bonne question. Sur un point d’utilité, personne n’aurait pu dire. L’un finirait surement prof d’histoire dans une fac, le second bosserait pour un label de musique, écrirait, composerait, et se ferait voler sa musique sur des sites de piratages. Ils auraient le même salaire a l’age adultes, occuperait des fonctions a l’utilité et l’importance similaire aux yeux des gens. Alex lui n’avait pas de réelle passion. Se comporter en personnage désagréable en est elle une ? Cela dépent du point de vue. D’ailleurs le jeune homme excellait dans ce domaine, avouons qu’il pratiquait depuis de nombreuses années. Enfant trop gaté ou esprit trop cultivé ? Surement la deuxieme proposition, ce serait bien mieux le connaitre, lui et les méandres de son esprit. Il aimait se sentir supérieur par sa maniére d’agir, être solitaire dans son art d’accomplir les choses. Il faisait cela depuis longtemps. Trop longtemps ? On était en mesure de se le demander, mais a présent il était surement passer maitre dans l’art d’avoir des reflexions et pensées qui n’avaient rien a voir avec celles de gentils habitants de blueside. Alors quand il entendait d’autres qui se vantaient d’être mieux ou pires que lui, Alex s’en fichait totalement. L’important n’était pas qu’on parle de lui, ni même qui parlait, mais bel et bien de savoir qu’il gardait cette passion pour ce caractére qui l’imprégnait au quotidien, qui faisait qu’il était lui, et qui, malgré lui, faisait que les gens parlaient du jeune héritier.

    Alex avait toujours été quelqu’un de populaire, mais était tres loin d’appartenir a un stéréotype du genre capitane de l’équipe de lacrosse ou drogué de service. C’était un gosse de riche, cela, tout le monde le savait, mais un gosse de riche moins con que certains autres. Pour ête moins vulgaire, il n’était pas vraiment ce qu’on attendait d’un jeune homme né avec une cuiller dans la bouche. Il avait évidemment la voiture hors de prix, faisait les fêtes les plus énormes et avait des entrées partout, mais le cliché s’arretait la. Il appréciait les bons mots, ceux qu’on trouvait dans certaines formes de littérature, il avait une culture impressionantes et parlait tres bien trois langues différentes. Evidemment, son destin et sa naissance le prédestinait à une grande carriére internationale, a une gestion de quelques chose de grand et a une coquette somme d’argent tout les mois sur son compte en banque déjà bien rempli comme le montrait sa carte de crédit caviar. Se marierait il ? Deviendrait il pére de deux enfants qui seront riches eux aussi et tout simplement désagréables avec tout le monde ? Alexander Hellwood aurait un destin familial comme tant d’autres ? La question restait en suspens car comme je l’ai dit précédemment, Alexander Hellwood n’était tout simplement pas quelqu’un comme tout le monde, et l’on pouvait tres bien dire que Eleonore n’était pas non plus quelqu’un comme tout le monde. Sans cela ces deux la n’iraient surement pas aussi bien ensemble non ? Aller bien ensemble est toute une expression mais pour définir deux tempérament comme eux, il ne faudrait rien de moins que d’inventer un nouveau mot.


    Flash Back
    Alex a la fac, l’une des rares fois ou il daignait venir… C’était au début, enfin quelques mois apres son arrivée a Blueside. Il commeçait a se faire une sorte de petite notoriété, le genre qui vous suivait mais dont il était relativement facile de faire évoluer le contenu. Coureur de jupons et passablement agaçant pour les gars était ce qui correspondait le mieux a ce qu’on disait de l’héritier. C’était relativement simple a comprendre de plus. Il savait parfaitement dire quel mot pour faire enrager quelle personne, toucher le point sensible tout en était cynique et puis, il savait faire naitre la jalousie. C’était compréhensible : il était beau, attirant, avait un de ces pouvoirs de séduction presque old school qui, suffisament bien manié, pouvait prendre n’importe quelle fille au piége. Enfin presque n’importe qu’elle fille car en remarquant la jeune femme aupres de laquelle il était venue prendre place, Alex avait tout de suite su qu’elle n’était pas exactement de la même catégorie que les filles qui lui servaient de passade pour une nuit habituellement. L’héritier n’avait pas de type particulier, mais aimait en général les défis. Une fille s’habillant vulgairement, dansant avec un regard vide et la bouche entre ouverte, jouant la provocatrice ne le faisait que rire, et ne l’attirait surement pas. Il préférait qu’il y ait une sorte de jeu, de défis dans chacune de ses conquêtes. La chasse était surement aussi déléctable que la suite.

    Sa nouvelle voisine attirait les regards, cela se voyait et surtout se ressentait. Il savait relativement bien décelé ce genre de conditions dans un endroit comme celui-ci : étudiants qui n’écoutaient pas grand-chose au cours et focalisait leur attention ce qui retenait le plus leur regard : une beauté froide et altiére qui souriait en coin. Il ne la détailla pas plus que cela mais nota quelques éléments divers. Premiérement, l’origine. Elle avait des traits européens, bien plus distinguable qu’un quelconque accent d’ailleur. Ensuite venait la certitude qu’elle ne venait pas d’une classe populaire, le caractére altier de ses traits le criait ainsi que le bon gout de sa tenue. Et pour finir son regard posé, calme, elle était entiérement maitresse d’elle-même mais un œil d’expert pouvait voir une approche de satisfaction apres qu’elle eut envoyé un message de son ordinateur posé devant elle. Une sorte de défi s’imposa aux yeux de l’héritier d’une fortune hoteliére importante, celle-ci n’était définitivement pas comme les autres, il aurait pu le jurer, c’est pourquoi il se décida a envoyer un mail qui n’était composé que d’une seule phrase qui disait a la fois tout et rien. Si elle était assez intelligente, elle comprendrait ce qu’il entendait. Si elle était vraiment bête, elle lui renverrait quelque chose d’insipide du genre « tu peux expliqué s’il te plait ». Si elle était comme il l’imaginait, elle lui répondrait quelque chose d’aussi fin que ce que lui avait envoyé. Et la réponse ne tarda pas a venir :

    - * Vous me semblez être une marquise de Merteuil a laquelle aucun Valmont ne sacrifierai une présidente de Tourvel, si innocente soit elle.*

    - " Il semble que vous soyez un Valmont à la recherche de distractions. Rassurez-vous : aucune Merteuil n'oserait vous envoyer auprès d'une petite Volanges : elle préfèrerait vous garder pour elle, avec tout l'égoïsme dont elle est capable. "


    Un sourire naquit a la comisure de ses lévres rouges et bien dessinées. Pensée profonde et phrase parfaitement dans le ton espéré par le jeune homme, il semblerait qu’il ait enfin trouvé quelqu’un a sa mesure. Il espérait une réponse de ce calibre, mais ne s’y attendait pas vraiment car que ferait une fille comme cela dans une ville aussi pommée que Blueside. Lui était obligé d’y passer ses études, alors était ce aussi son cas ? Qui sait ? Il se décida a répondre quelques lignes à sa charmante voisine avant d’essayer de se focaliser sur le cours, chose qu’il savait perdue d’avance grâce à sa nouvelle poetesse qu’il avait passé de la case défi à la case « comment est ce possible qu’une fille de ce genre existe et qu’elle se trouve ici ».

    -Si j’étais un Valmont à la recherche de distraction, je n’hésiterai pas a profiter de l’égoisme d’une Merteuil ainsi que de la naiveté d’une Volange. Il s’agirait alors d’un art tout à fait particulier consistant a manier encore mieux les sentiments que les sens et les mots non ?

    Alex envoya le message à sa nouvelle amie dont il ignorait encore l'identité...
    Fin du Flash Back.



    Retour a l’hopital ou la nuit était bien tombé sur la ville. La lune était haute dans le ciel et une lumiére argentée filtrait par les interstices se trouvant entre les stores de la chambre du grand accidenté de la route. Alex se félicitait d’avoir une infirmiére comme Eleonore. C’était beaucoup plus agréable que n’importe qu’elle autre, cela il en était bien conscient. Il sentait ses lévres douces et pulpeuses glisser le long de sa machoire qui s’était décontractée depuis que les médecins étaient partis. Plus besoin de penser aux mensonges qu’il devrait inventé pour dissipé d’éventuels doutes du corps médical. Ceux d’Eleonore serait beaucoup plus durs a faire disparaitre mais il s’en inquiétrait plus tard. Pour le moment, il n’avait besoin que d’une chose, se sentir vivant, se sentir comme avant, avec la jolie brune a ses côtés. A chaque fois que les deux jeunes gens se retrouvaient, c’étaient pour être séparés. Le destin était cruel avec eux, et eux étaient cruels avec d’autres personnes, la chaine n’avait pas vraiment de fin. Ils auraient pu créer un livre dramatique, a la maniére de roméo et juliette en beaucoup moins romantique car c’était loin d’être leur genre mais en plus épique. Le genre d’histoire qui pouvait créer une légére boule dans le ventre sans qu’on se l’expique, l’emploi de mots insuffisant pour réellement décrire ce genre de passion, c’était un tout qui était inexprimable et qui ne voulait surement pas etre exprimer de peur d’être brisé par la simple expression de mot le rendant réel.


    La phrase de la jeune femme arracha un sourire au jeune homme. Eleonore, disant cela « Je ferai mon possible pour que tu les sentes douloureusement passer, crois-moi... » était assez drole tant il connaissait bien la jeune femme. Entre eux,pas de réels coups bas comme ils auraient pu en faire a d’autres, c’était quelque chose de différent, un consentement tacite ou des sentiments qui empêchaient l’un et l’autre d’être aussi détestable que dans la réalité. Evidemment, ne parler pas de sentiments devant eux car ils vous rirait au nez même si intérieurement la réponse serait bien différente mais ces sept lettres ne seront pas prononcées tant que l’un comme l’autre, ils resteraient et se sentiraient bien dans ce genre de relation étrange pour le commun des mortels.

    - Je n’en doute pas … Enfin si je doute de ton impact sur moi mais pas de ta volonté...

    La provocation était un petit jeu que l’un comme l’autre maitrisaient extremement bien, si ce n’est qu’ils étaient experts dans ce domaine particulier. L’art de provoquer quelqu’un revenait a trouver ce qui l’énerverait au moment présent, comment pousser cette personne doucement mais surement a bout. La provocation entre Alex et Ele était plus subtile, il fallait tout dire en n’exprimant rien, il fallait laisser les non dits parler a la place des mots et savoir les interpréter. Tout cela était compliqué mais c’était ce qui faisait tout le mystére et le caractére épique de leur relation, tout ce qui était implicitement tus était des sentiments qui chez les autres sortaient a grande clameur complétement tragique. Et si ils avaient fait comme tout le monde ? Et si l’un envers l’autre, ils n’étaient pas aussi compliqués ? Tout serait évidemment plus facile, mais serait ce meilleur que ces petits jeux dont les régles changeaient en fonction de circonstance ? Ils s’étaient trouvés grâce a leur coté hédoniste, dans cette salle de classe a parler d’un livre aussi passionant que passioné tant ce qui est inscrit a l’intérieur pourrait être un guide d’explications a leur relation si pleine de rebondissements divers et variés.

    Assise a coté de lui, ses lévres frolant la peau chaude de l’héritier, on pouvait dire qu’Eleonore savait comment faire vite guérir quelqu’un, en tout cas, Alex. Ok, a défaut de guérir, le faire se sentir mieux, lui faire oublier qu’il était dans une chambre d’hopital impersonelle alors qu’il pourrait se retrouver dans son lit dans sa suite d’hotel imposante. Cette même suite ou la vue sur Blueside était plus qu’impressionante. Cette même suite ou il avait vu Eleonore débarquée lors de son retour et ou il lui avait dit une phrase qu’il avait momentanément regrettée tant elle aurait pu le trahir inconsciement : « Je ne te hais point » , doux euphémisme pour signifier tout ce que signifiait pour lui son retour, le trait tiré sur six longs mois d’absence sans nouvelles alors qu’il était allé en europe pour la voir. Riche Dandy que l’héritier qi s’était pendant un temps languis d’elle, avant de s’en éloigner, comprenant trop bien qu’il lui fallait un moment la fuir plutôt que de devenir… Comme tout les autres.

    Le jeune homme venait de gouter a nouveau au lévres sucrées d’Eleonore. Il avait embrassé un nombre tres ( voir trop surement) important de jeunes femmes dans sa vie, mais aucune n’avait réellement su lui faire ressentir ce qu’il arrivait a avoir par un simple baiser de sa mme de Merteuil préférée. Ces minimes frissons tout a fait indécelable qui lui remontaient l’échine. Etait-ce juste une contre coup de l’accident ou plus ? Il ne voulait pas que ce soit plus, il ne voulait pas se dire qu’il s’attachait trop, qu’il commençait a changer. Non il était Alex Hellwood, et était tres bien comme cela. Il profita du baiser accordé par sa sublime tortionnaire. Le séjour a l’hopital sans la jeune femme aurait définitivement été différent et bien moins plaisant. Alors que les deux jeunes gens scéllaient une nouvelle fois leur retrouvaille, il entendit des bruits de pas s’approchant de sa chambre mais qui finalement allèrent à coté. Les deux jeunes gens rompirent leur baiser et Alex ne pu s’empêcher d’admirer le profil et ensuite le regard de la jeune femme éclairé par les diodes de la chambre et les rayons argentés provenant directement de la lune qui éclairait le ciel chargé de nuage de pluie. Une faible éclat brillant qui rendait presque cette nuit pluvieuse magique. Aucun trouble extérieurs ni chez l’un ni chez l’autre alors que les deux étaient plutôt secouez intérieurement. Leurs cerveau leur intimaient de mettre cela sur la frayeur des derniers jours mais la raison était surement autre. Malgré cela, l’autopersuasion marche plutôt bien quand on veut non ?

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Alexander Hellwood
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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Dim 11 Jan - 2:32



    Une nouvelle provocation sortit des lévres délicieuses d’Ele, visiblement, elle était motivée ce soir, ou alors pensait que l’état physique d’Alex l’empecherait de lui répondre ? Mais il n’en était rien. Alors que la jeune femme venait de finir sa phrase, Alex enchaina :

    -Mais je ne le manque pas, je ne fait que le ménager pour toi… le jeune homme aux yeux diaboliques prit un sourire angélique et continua, il ne faudrait pas que tu puisses en souffrir…

    Provocant ? Rien qu’un peu, une petite réponse entre amis-amants-partenaires, appelez les comme vous le souhaitez. Eux même ne sauraient pas comment se dénommer.

    Le jeune Hellwood ne se vengerait jamais d’Eleonore comme il le ferait de quelqu’un d’autre pour la simple et bonne raison qu’il se moquait éperdument de ce qui pouvait arriver aux autres mais pas a Eleonore. Ils avaient déjà été séparé trop de fois pour que ca recommence encore. Leur régne sur Blueside devait reprendre son cours normal. Les vengeances d’Alex n’étaient pas exactement douces ou gentilles, c’était même en général le contraire car pour mérité une vengeance du jeune homme, il fallait être vraiment allé loin. Sur ce coté la, il avait le tempérament de son pére, mais espérait bien ne jamais finir comme lui, ne jamais devenir ce bandit pourtant homme richissime et respecté. C’était la tout le paradoxe de sa famille, tant de choses restaient dans l’ombre que l’on ne pouvait réellement rien jugé sur sa valeur réelle.

    - En attendant que tu aies fini de rassembler les forces suffisantes pour essayer vainement de te venger, donc, j'ai le droit de profiter de ton inactivité actuelle pour prendre ma revanche sur les fois où tu as été méchant avec moi... Ce n'est que légitime et de bonne guerre, n'est-ce pas ?

    - Elé, ce n’est absolument pas de bonne guerre, je ne peux pas bouger… et puis aussi loin que je me souvienne je n’ai jamais été méchant avec toi…

    Le jeune homme arbora a nouveau son sourire angélique qui était divinement craquant mais que Eleonore connaissait déjà bien car c’était la le premier sourire qu’elle avait vu de lui. Il n’avait jamais réellement été faux avec elle en fait, car même dans la période ou il pensait qu’elle ne serait rien de plus qu’un défi, il savait déjà qu’elle ne pouvait pas se contenter de se role si maigre et sans saveur. Elle devait avoir bien plus, elle le méritait, cela était inscrit en elle, dans son caractére, dans ses traits altiers, dans son regard fiére ou Alex tentait d’apercevoir des bribes d’une toute autre Eleonore.

    Le jeune homme fut surpris par la morsure qu’elle lui laissa dans le coup. Il avai déjà été surpris la fois précédente, lorsqu’elle lui avait infligé le même traitement mais en plus douloureux. A moins qu’a présent la morphine atténuait les effets de ses lévres et de ses dents légérements pointues ? Elle était glaciale, comme d’habitude, mais la ses lévres lui faisait plus d’effet, nottament lorsqu’il sentit légérement sa peau s’hérisser sous le contact de la bouche de la jeune femme. A présent, il aait des marques des deux cotés du cou, un simple effet de symétrie ?

    - Envies vampiriques ?

    A défaut de faire fondre le glacier, la bougie brulerait quelque peu la jolie vampire…


    Spoiler:
     

    avec encore toutes mes excuses!

    (L.) Alex



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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Jeu 15 Jan - 21:21


    La passion pouvait s'exprimer de maintes façons. Pour certaines personne, voir grandir leurs enfants et les élever est une sorte de passion. Pour d'autre, armés d'ordinateurs portables et un téléphone-distributeur-de-café-et-porte-plume greffé à l'oreille, le travail est une passion. Quelques uns se passionnent pour l'Art, d'autres pour la collection de timbres et de petites cuillères... En apparence, Eleonore Carrington n'était pas une passionnée. Pour de nombreuses personnes, elle était comme ces femmes sur les gravures de mode : belle, mais dépourvue de sentiments et incapable de ressentir la moindre émotion. Il faut dire qu'elle se donnait du mal pour ressembler à une statue de marbre. Ce n'est pas qu'elle aimait que l'on dise d'elle qu'elle était hautaine et glacée, mais plutôt que c'était nécessaire à sa survie. On ne pouvait blesser quelqu'un que l'on croyait incapable de ressentir quoique ce soit. De toute évidence, elle aimait ses grands airs, et trouvait très amusant de se sentir hautement respectée. Pourtant, elle était animée en permanence pas des sentiments aléatoires et intense, qui la rendaient presque lunatique mais qui faisaient tout son charme, qui constituaient tout son mystère et son caractère instable. Et ces émotions n'étaient jamais aussi présente que lorsqu'Alex Hellwood se trouvait dans les parages.

    Elle-même ne s'en rendait pas vraiment compte, ou, plus précisément, elle faisait comme si elle ne le voyait pas, mais il la faisait changer. Il arrivait comme personne à la rendre douce et presque gentille, et, quand elle était avec lui, elle arrivait à chasser ses airs impénétrables pour se montrer sous un jour sans doute plus agréable. J'ignore, lecteur, si c'est cela qui faisait qu'ils "allaient bien ensemble". Etait-ce parce qu'ils arrivaient à se montrer mutuellement des facettes différentes de leurs personnalités qu'ils semblaient à priori faits l'un pour l'autre ? Cette entente qui les avait toujours réunis était-elle un signe du destin ? De ce même destin qui cherchait à les séparer continuellement ? D'ailleurs, cher lecteur, savourez bien ces instants de douceur qui les unissaient une fois de plus, car, le tempérament versatile d'Ele allait bientôt refaire surface (et qui sait si ce n'est pas le destin lui-même qui avait prévu cette saute d'humeur de la part de la jolie brune ?). Mais pour le moment, nous allons nous concentrer sur le passé commun des deux jeunes gens, si vous le voulez bien...

•|• Flash Back •|•


    Coup du sort, deux étudiants se trouvaient actuellement assis côté à côté dans un amphi plein à craquer. Nous aurions pu nous occuper du jeune homme au premier rang qui prenait des notes fort consciencieusement en réajustant ses lunettes, et qui rougissait lorsque la demoiselle assise auprès de lui lui posait une question sur le cours, en affiramant qu'elle n'avait "jamais rien compris à tous ces trucs littéraires... Mais tu sais que tu es trop mignon quand tu rougis ?..." (et le pauvre intellectuel arborait un magnifique teint pivoine). Evidemment, nous aurions pu raconter leur histoire, mais nous en avons choisi une autre, sans doute parce qu'elle serait plus ambiguë, plus passionnante, et plus longue que celle de la fille nymphomane et du gentil garçon.

    La fille qui nous intéresse à l'heure actuelle avait parfaitement conscience du fait que nombre de regards étaient posés sur elle. Elle avait pour ainsi dire l'habitude de suciter l'intérêt des hommes et la jalousies des jeunes filles. Elle s'accommodait plutôt bien de sa réputation de fille-super-jolie-mais-marche-tout-droit-et-ferme-la-bouche qu'elle avait auprès des garçons et de celle de sale-petite-peste-richissime-qui-a-un-affreux-accent-français que lui prêtaient les demoiselles. Peut lui importait, puisqu'elle savait d'une part que son accent était très mignon et, d'autre part, que certains hommes avaient suffisamment d'orgueil pour "tenter le coup", et qu'elle ne risquait donc pas de s'ennuyer. D'ailleurs, et, sans faire non plus le détail du jeune homme (c'est un manque d'élégance que de dévorer des yeux de parfaits inconnus), il était évident qu'il faisait partie de ceux ayant l'habitude de réussir tout ce qu'ils entreprenaient. C'est sans doute pour cette raison qu'elle avait eu envie de lui répondre, lorsqu'elle avait lu son message... Et aussi sans doute parce qu'elle se demandait s'il s'agissait réeelement d'un jeune homme intelligent dont la conversation pourrait, si tel était le cas, s'avérer très intéressante.

    - "Si j’étais un Valmont à la recherche de distraction, je n’hésiterai pas a profiter de l’égoisme d’une Merteuil ainsi que de la naiveté d’une Volange. Il s’agirait alors d’un art tout à fait particulier consistant a manier encore mieux les sentiments que les sens et les mots non ?"

    Elle rit doucement, en lisant ces mots, et eut l'air plutôt content d'avoir affaire à quelqu'un d'aussi original et cultivé. C'était autre chose que tout ce qu'elle avait connu jusqu'à maintenant, et il venait de monter grandement dans son estime. Déjà, lorsque l'on réussissait à faire rire Ele, on pouvait s'estimer heureux. Elle ne riait pas très souvent, ou, quand elle le faisait, c'était soit jaune soit très cruel, mais en aucun cas amusé ou satisfait. Elle eut tout à coup très envie de connaître le jeune homme qui se tenait à côté d'elle. Il avait l'air doté d'un caractère passionnant.

    - Je vous souhaiterais bien du courage ! Il est facile de séduire une petite Volanges qui ne connaît rien de la vie, mais profiter de madame de Merteuil serait bien moins simple... Elle est expérimentée et les sentiments ne la troublent pas. Mais soit : je vous mets au défi ! Trouvez-vous une Merteuil, et, lorsque vous l'aurez eue, faites-le-moi savoir...

    Elle envoya le message, et, réfléchissant quelques secondes par la suite, elle en envoya un second qui se présentait ainsi :

    - J'ai l'honneur d'être, Eleonore Carrington.

    Notons ainsi qu'elle avait signé comme le font certains personnages des Liaisons dangereuses dans leurs lettres. Si elle n'était pas une Marquise de Merteuil, cela devait y ressembler, de la même manière que le bel anonyme n'était pas Vicomte, mais il devait s'approcher de Valmont, au niveau de son caractère... Ne restait plus qu'à attendre le danger...


•|• Fin du Flash Black •|•


    Le profil argenté de la lune se détachait dans un ciel noir des plus sublimes. Elle aimait le nuit, son mystère, et son silence agité. Elle venait de lançer une phrase un peu piquante à son prisonnier immobile, et s'amusait à faire passer ses lèvres sur son visage. Il lui répondit évidemment par une autre pique, et elle n'avait donc plus d'autre choix que d'enchaîner... C'était toujours ainsi, entre eux. Engrenage de taquineries, pyramide d'espiègleries, le tout couvrant avec soin les fondations de ces constructions : des sentiments bien plus doux et délicieusement tendres qu'ils cachaient avec une grande application.

    - Je saurai avoir un impact sur toi : tu es affaibli, et je peux disposer de toi à volonté... Ainsi, je n'aurai aucun mal à te montrer que c'est moi la meilleure !

    Cette déclaration était d'une telle idiotie qu'Ele ne put s'empêcher de rire d'elle-même, avant d'embrasser le jeune homme sur la joue, doucement. Bien sûr que non, elle ne lui voulait aucun mal, autrement, elle ne serait pas ici. Seulement, elle ne pouvait pas lui dire ouvertement à quel point elle avait peur, et combien elle s'était inquiètée pour lui. Si elle disait certaines choses qui risqueraient de la trahir, elle s'en voudrait éternellement... Parce que cela lui ferait peut-être perdre son charme aux yeux d'Alex, parce que ce serait s'avouer à elle-même qu'elle avait changé, et, enfin, parce que ce serait tirer un trait sur les belles promesses qu'ils s'étaient faites sans les prononcer à voix haute : le jeu devait continuer. Il devait toujours s'amuser à se chercher ainsi, à se titiller, à se quitter pour mieux se retrouver, parce que c'était tout ce qu'ils connaissaient, et cela constituait la seule certitude qu'ils avaient. En effet, rien ne leur disait qu'ils pourraient former un joli "vrai couple", alors qu'ils étaient certains de former un duo officieux des plus passionnants. Au XVIIème siècle, les moralistes expliquaient qu'il fallait savoir se contenter de ce qui était "bien" sans toujours chercher ce qui était "parfait". Ils se sentaient bien ainsi, alors, pourquoi risquer de tout perdre dans le but d'avoir peut-être mieux ?...

    - Mais je ne le manque pas, je ne fait que le ménager pour toi… Il ne faudrait pas que tu puisses en souffrir...

    Malgré l'air craquant qu'arborait le détenu, sa tortionnaire le trouvait sournois. Mais bon... Avouons quand même qu'il s'avait comment attendrir la demoiselle, et, celle-ci, inclinant légèrement la tête de côté, rendit presque inconsciemment son joli sourire à Alex. Il disait ne pas vouloir la faire souffrir. Elle évita d'émettre le moindre commentaire à ce sujet, mais elle aurait eu des choses à dire... A quoi bon ? Après tout, elle ne voulait pas qu'ils se disputent, ou remettent sur le tapis leurs blessures qu'ils s'étaient infligées, dues à leurs absences prolongées... Et puis, jusqu'à maintenant, ni l'un ni l'autre avait parlé de manque, d'inquiètude, ou de besoin de l'autre. Encore une fois, cela faisait partie du domaine du non-dit, du sous-entendu. Tout aurait peut-être été plus simple s'ils s'étaient tout dit ouvertement...

    - Votre bonté égale votre grandeur d'âme, très cher, fit-elle d'un ton ironique pourtant pas méchant.

    Néanmoins, elle était bien contente qu'Alex n'ait pas perdu son légendaire pouvoir de réplique... Bon, d'accord, elle avait bien espéré l'espace d'un instant qu'il se laisserait faire par elle, et qu'elle gagnerait ainsi leur petit jeu (pour aujourd'hui du moins) sans trop d'efforts. Mais, en réalité, le gentil conflict qu'il existait entre eux l'amusait bien, et elle était franchement soulagée qu'aucun traumatisme crânien lui ait changé son Alex...

    Il affirma par la suite que ce qu'elle avait proposé était déloyal, puisqu'il ne pouvait pas bouger... et qu'il n'avait jamais été méchant avec elle.
    Ce fut plus fort qu'elle. Elle dût réfléchir à tout cela, elle se remémora ces longs jours sans nouvelle de lui, cette angoisse croissante et ce silence assourdissant. Elle avait perdu le goût de tout, tout cela parce qu'Alex avait, sans le vouloir, été méchant avec elle. Aujourd'hui encore, elle n'arrivait pas à croire qu'il avait réellement voulu la fuir. C'était cruel. Encore, s'il lui avait dit qu'il s'était disputé avec son père et qu'il avait donc souhaité s'éloigner quelques temps, elle n'aurait pas été aussi blessée. Mais c'était de sa faute à elle s'il était parti du jour au lendemain sans laisser le moindre mot d'explication. Elle l'avait poussé à partir, en quelque sorte. Alors, oui, Alex avait déjà fait du mal à Ele, en la laissant toute seule, en ne lui donnant aucune nouvelle, passant presque pour mort. Et puis, cet accident avait aussi beaucoup éprouvé la jeune femme. Ainsi, ils ne s'en rendaient peut-être pas compte, mais ils se faisaient beaucoup de mal l'un à l'autre...

    Malgré sa bonne volonté, Eleonore ne parvint pas à effacer la lueur triste qui venait d'inonder son regard brun. Elle avait arrêté d'embrasser le cou du jeune homme, et s'était légèrement redressée. Ne le regardant pas vraiment, ses yeux fixaient pourtant le beau visage d'Alex, mais étaient à présent comme voilée. Elle venait de faire en sorte de lui cacher son âme. D'habitude, il était le seul qu'elle laissait un peu la comprendre, mais, à l'heure actuelle, il ne fallait pas qu'il puisse lire en elle, car c'était là un vrai tourbillon de sentiments abstraits qui s'était soudainement déclenché. Des questions qu'elle n'avait encore jamais posées au jeune homme arrivèrent à ses lèvres, mais elle n'osa pas les poser, pour le moment. Elle essayait de comprendre pourquoi elle se sentait tout à coup si malheureuse. Elle commençait à se faire peur à elle-même, à vrai dire. C'est une impression désagréable que celle de ne pas e comprendre. Elle eut beau essayer de se secouer et de revenir à son état normal, rien y fit, et, plus les secondes passaient, plus elle sentait comme un manque, un vide qui se creusait en elle...

    - Alex ?... Est-ce que tu l'as trouvée, finalement ?

    Oui, je sais, ses propos étaient difficilement compréhensibles, et elle s'en rendit compte, mais ils répondaient à ses propres pensées (pensées qui fusaient très vite dans son esprit). Masi nous, lecteur, nous sommes omniscients (et quelle chance nous avons-là !), et nous savons de quoi parlait la jeune demoiselle : elle venait de repenser à leur rencontre, et demandait à Alex s'il avait un jour trouvé la Merteuil dont ils discutaient alors, celle qu'elle l'avait mis au défi de conquérir. Elle ignorait pourquoi elle s'était remise à songer au jour de leur rencontre, et cette drôle de question avait passé ses lèvres avant qu'elle n'ait le temps de la formuler correctement dans sa tête...

    - Je veux dire... Dis-moi quelque chose que tu ne m'as encore jamais dit, je t'en prie...

    Ce serait à Alex d'interpréter cette phrase étrange comme il le souhaitait. Eleonore avait l'air sérieux, et semblait attendre une réponse digne de ce nom. Inconsciemment, elle n'attendait qu'une seule phrase, en trois mots, en sept lettres. Pourquoi ce besoin d'entendre cela, là, tout de suite, maintenant ? Sans doute parce qu'elle craignait d'être éternellement la fille officieuse qui consolait le grand Alex Hellwood sur son lit d'hôpital... Sans doute parce qu'elle avait peur que cela ne blesse sa propre vanité... Probablement parce qu'elle désirait entendre ces mots, et souhaitait qu'ils viennent de lui...

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Alexander Hellwood
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MessageSujet: Re: OMG... What Am I doing here?![Ele]   Mer 4 Mar - 19:13



  • Etait il facile de vivre une vie ou au départ on avait voulu vous imposer ses propres choix? Fallait il toujours suivre les conseils d'autrui avant d'entendre ce que son propre esprit avait a vous dire? Ce genre de question restaient purement philosphique et méritait bien une étude scolaire en fait, mais sur le plan humain, il n'y avait pas vraiment de réponse. Tout ceci prenait en compte des variables détonnantes, un x et y qui pouvaient prendre toutes les valeurs suivant l'éducation, le mode de vie, la classe sociale et j'en passe tellement, d'une seule et même personne. Un individu a et un individu B n'allait pas avoir les mêmes réactions à un evenement ou une question car il n'avait pas la même culture, la même histoire. Certains allaient se découvrir plutot insipide et d'autres passionés; et au final, tous découvriraient surement que se connaitre soi même parfaitement est tout simplement impossible. Pour cela, rien de plus simple: il suffisait de regarder la télévision. Cette petite boite noire qui montrait a la fois le plus grotesque et le plus vrai, intercoupé d'une page de pub plutot ennuyeuse. La pub fait vendre, et d'autant plus quand on vient juste de montrer du grotesque: c'est a dire, une heure d'extrement grande écoute avant que la vérité n'apparaisse. Il suffisait donc de se mettre devant les infos, de regarder la derniere catastrophe et de dire a haute voix " mais c'est horrible! si j'avais été dans ce cas la, j'aurais fait ... " et de finir cette phrase. Environ 99% des gens qui disaient cela n'aurait jamais fait ce qui venait d'être fait pendant la catastrophe, et pourtant, s'ils avaient été réellement présent lors de ce moment, il l'aurait. L'ëtre humain vit dans une mauvaise foi totale et croit qu'il peut aisément sortir de la vie qu'on lui impose mais ceci est faux. Au final, on ne fait que tres rarement ses propres choix, c'est pour ceci que la pub est la non?

    On avait deja essayer de controler la vie d'Alex, et en général, il s'executait lorsque les ordres venait de son pére. Sauf qu'en bon rebelle portant du gucci, il essayait de tout faire aller de trvars pour au moins avoir l'orgueil du travail bien fait. Il ne supportait pas vraiment qu'on lui dise comment organisé son temps et que faire de ses dix doigts, il avait besoin de liberté, il était un véritable electron libre avec un esprit en mouvement. La fameuse nuit de son accident, il s'était rendu compte qu'il était surement allé un peu trop loin dans sa provocation en n'ayant pas vraiment ce qu'il aurait du faire. Mais il payait pour ses actes, et en assumerait donc les conséquences. Il n'amait pas être traité en gamin, quand il faisait une bétise, il assumait. Enfin, assumer a sa maniére, avec une pointe de vengance ensuite car sans cela, ce n'aurait pas été signé made by Hellwood évidemment. Alex était ce genre de gars qui avait ses idées, ses convictions et qui n'était pas achetable: il avait sa morale, apres je ne dit pas qu'elle était spécialement bonne évidemment.


    Flash Back

    Cette assemblée d'étudiants était des plus hétérogénes. Cela le faisait prsque rire de voir que depuis le lycée, rien n'avait changé pour certains: ils arboraient encore des blousons d'équipes sportives, et trainaient avec d'autres sportifs comme pour se donner un minimum de contenance. Sauf qu'aux yeux d'Alex, ils n'en avaient tout simplement aucune. Ils étaient les exemples parfaits des gens n'allaient pas vers l'avant, restant toujours coincés dans un moment, une époque de leur vie qui avait du être belle car il ne voulait pas la quitter. Pour Alex, le lycée avait été tres bien, il était riche, populaire et avouons le: beau et charmeur. Il avait saisit depuis longtmeps que le cliché du sportif et de la pompom girl faisait too much et avait commencé sa collection de one night. Il avait tout pour me direz vous, et s'était souvent pris la tête avec ces dits sportif, qui eux, n'avaient rien ou plutot pas grand chose dans la tête ( si si il faut un minimum de neuronne pour se souvenir d'un schéma de jeu). Soit disant que leurs copines les avaient trompés avec lui... sérieusement? Naaaan?^^

    Il fallait savoir tourner la page, évoluer vers un avenir sans quoi on s'en trouverais vite dépourvu. Parmi tous les étudiants se trouvant dans cet amphi théatre, il savait parfaitement qu'une tres infime minorité rejoindrait les hauts rangs du monde. Cela se voyait deja, la détermination se lisait dans leurs yeux, d'un simple coup d'oeil, chacun pouvait savoir jusqu'ou il lui était possible d'acceder. Les intellos des premiers rangs avaient la tête plongés dans leur livres dont les pages tournaient frénétiquement: ils connaissaient par coeur chaque ligne qui était insccrites, mais de la a les appliqué a de réels cas; cela leur serait extremement difficile. Tout au fond de l'amphi, d'autres personnes étaient assises, elles n'avaien même pas daigné sortir une feuille et un stylo, ne parlons pas d'ordinateur portable. Il y avait deux catégories de personnes la bas, des jeunes gens qui portaient des vetements qui étaient hors de prix, alex était connaisseurs, et avaient des mines supérieurs, et leur cour, espérant profité de leur argent. Sauf qu'avoir une attitude comme cela ne pouvait mener qu'a une seule chose: rien.

    - Je vous souhaiterais bien du courage ! Il est facile de séduire une petite Volanges qui ne connaît rien de la vie, mais profiter de madame de Merteuil serait bien moins simple... Elle est expérimentée et les sentiments ne la troublent pas. Mais soit : je vous mets au défi ! Trouvez-vous une Merteuil, et, lorsque vous l'aurez eue, faites-le-moi savoir...

    Un défi? Rien ne serait plus amusant... Mais bon, il savait parfaitement que dans cette université ne devait se trouver qu'a majorité, des ingénues. Rien de tres interessant, d'autant plus qu'Alex n'en avait que faire. Croyez vous que se taper la blonde de service n'alignait pas trois mots à l'écrit était distrayant? Non pas vraiment. Tout comme les filles de bonnes familles: certaines lassées de leur soi disant prisons dorées avaient des envies de liberté dirons nous... Trop facile. Alex aurait bien plus de mal a trouver une jeune femme étant digne de merteuil qu'autre chose a vrai dire. Mais la proposition de sa charmante voisine avait eut le bon gout de le faire sourire, ce qui n'était que trop rare sur le visage de l'héritier de l'empire Hellwood.
    Il avait recu quelques seconde plus tard le second mail de sa chére voisine qui la présentait. Eleonore, joli prénom, surement venant d'une famille anglaise fortunée. Il avait un certain talent pour trouver les origines des gens, mais aussi à discerner une sorte de profile directement en eux. Il svaait qu'elle n'avait rien a voir avec ces ingénues présentes ici, elle était différente, cela se lisait même dans la syntaxe et dans les mots qu'elle frappait de ses doigts fins sur son clavier.

    - Soit, je veux bien relever le défi, mais il appelle un enjeux . Je doute qu'il soit extrement facile de trouver une marquise de Merteuil ici, mais je veux bien essayer. Nous ne nous fixons aucune limite de temps, qui sait si je n'en trouverai pas plus d'une? Je vous laisse fixer l'enjeu, il m'importe peu, en tout cas, beaucoup moins que la gloire.
    J'ai l'honneur d'etre, Alexander Hellwood.


    Le danger aller survenir bien plus vite qu'il n'y semblait, mais pour le moment, Alex savait juste qu'il serait extremement dur de trouver une femme s'approchant plus de Merteuil que cette Eleonore.

    Fin du Flash Back.


    De retour à l'hopital, dans cette chambre ou tout ce qui était cher à Alex manquait. Non pas tout, car il avait Eleonore, et même s'il ne voulait pas l'avouer, ni a lui, ni a quiconque, il savait que sans elle tout aurait été différent. S'il n'avait pas connu Eleonore, il serait peut etre devenu le même genre de mafioso que son pére, il aurait céder à ces gens qui étaient venu le voir et aurait de ce fait éviter un accident de voiture. Il ne pouvait pas réellement savoir, il pensait juste qu'Ele était la, et elle était la seule. Il tenait a elle plus qu'a n'importe qui, mais refusait d'en prendre conscience. Cela aurait signifié qu'Alex Hellwood avait changé.

    - Essaie de t'en convaincre si tu veux, même cloué dans un lit et affaibli par de la morphine, je reste le meilleur.

    Alex avait ce sourire en quoi qui indiquait qu'il la taquinait plus qu'il ne pensait réellement ses propos. Il ne pouvait pas la blesser autant que les autres, c'était trop dur. Si ces méchanceté envers les autres étaient dites sur un ton cassant, avec un regard cruel et sans aucune arriére pensées, il n'en allait surement pas de même pour Ele. Pourtant il essayait, mais n'y arrivait pas, il avait toujours un ton qui était différent, qui était cassant mais avec quelque chose de doux, le regard cruel était moins sombre, à l'intérieur s'alumait une lueur de malice. Il ne la considérait pas comme les autres, elle avait son propre statut dans la pyramide des valeurs qu'Alex accordait aux gens. Pourquoi? Parce qu'au fond ils se ressemblaient. Les méchancetés, les taquineries, leur gout d'une morale différente de celle de leur camarade était tellement plus que ca.

    - Merci, j'ai tout fait pour que vous l'appréciez tres chére.

    Alex cilla en souriant, leurs piques étaient si futiles qu'ils repondaient chacun à leur tour comme des enfants se cherchant mais ne se trouvant jamais. Se trouvéraient ils un jour? Les sous entendus étaient leur moyen de communication préférer. SI ces deux la avaient sus clairement voir et écouter, leur relation aurait pu prendre un autre tournant depuis pas mal de temps. Mais chacun se protégeaient, chacun avait leur propre code, leur volonté propre de ne pas vouloir être comme les autres... d'être tout betement affublé d'un sentiment appelé l'amour.

    Alex sentit le changement de comportement d'Ele. Ses actes étaient plus puissants que les mots, son attitude ne reflétait que trop ses pensées. Inconsciemment, il était clair qu'Alex avait du blesser Ele, mais il n'avait voulu que se protéger lui même, pas se protéger d'elle mais plutot de lui même, de quelque chose qu'il ne connaissait pas et était effrayer de réellement connaitre. Cela mettait un point final à une période donnée de changer, et le changement avait le don d'effrayer Alex quand il concernait ce qu'il avait a l'intérieur de lui.

    L'attitude d"Ele était voila a présent, empreinte d'une stristesse qu'Alex ne lui connaissait pas vraiment. Il fixa son visage mais son regard se perdait dans le vide entre leurs deux corps. Il écouta sa question et se demanda de quoi elle parlait. Il ne formula pas la question tant la réponse s'imposait dans son esprit mais il ne savait pas si Eleonore pensait a la meme chose que lui. Se souvenait elle aussi précisément qu'Alex du contenu de leur mail envoyé dans cet amphitheatre austére? Il ne savait pas. Lui n'oublirait certainement pas comment ils s'étaient rencontrés. Il tenta sa chance et répondit:

    - Oui je l'ai trouvée, mais je n'ai pas eu besoin de la chercher, et je doute fort d'avoir remporté le défi.

    Il enchaina directement sur la phrase qu'elle avait dit ensuite, sans laissé le temps a son cerveau de l'empecher de dire ce qui lui était venu quasi instantément.

    - Elé, je l'ai trouvé et c'est toi, personne d'autre ne peut être Merteuil si c'est moi Valmont, c'est tout, c'est juste toi. Ele ... Je...

    Il se coupa net dans sa phrase, ne sachant pas comment et s'il devait prononcer ces sept lettres et ces trois mots, même s'il en avait deja dit un.

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OMG... What Am I doing here?![Ele]
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